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N'Diaye : "Face à l'Italie, nous n'avons pas été au niveau mais nous ne sommes pas inquiètes"

N'Diaye : "Face à l'Italie, nous n'avons pas été au niveau mais nous ne sommes pas inquiètes"
Par Rugbyrama

Le 20/09/2022 à 13:47Mis à jour Le 20/09/2022 à 18:30

COUPE DU MONDE FÉMININE - À l'aube de leur départ en Nouvelle-Zélande où les Bleues disputeront la Coupe du monde, Safi N'Diaye fait le point sur cette dernière semaine d'entraînement à Marcoussis. La deuxième ligne évoque également sans retenue avec quelles ambitions ce XV de France féminin débarquera de l'autre côté du Pacifique.

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que vous alliez disputer votre troisième Coupe du monde ?

C'est un réel plaisir. C'est une Coupe du monde que j'attendais depuis longtemps et qui a été reportée d'un an à cause de la pandémie. Donc c'est une fierté de pouvoir participer à mon troisième Mondial, qui plus est en Nouvelle-Zélande, sur les terres du rugby et tout ce que cela implique derrière. Je suis très fière et impatiente.

Cela sera certainement votre dernière aventure en équipe de France. Comment le vivez-vous ?

Je le vis pleinement. Je veux profiter de chaque instant et savourer. Il faut se rendre compte de la chance que l'on a de partager tous ces bons moments que cela soit avec les filles ou sur le terrain. Je souhaite partager mon expérience aussi. Quand on arrive vers la fin, on réalise pleinement le chemin parcouru et je suis vraiment dans un moment de ma carrière où je savoure chaque instant. Je prends tout ce qu'il y a à prendre.

Les deux matchs de préparation face à l'Italie ont été compliqués. Y a-t-il de l'appréhension ?

Non. On sait très bien que toutes les équipes travaillent très dur. L'Italie progresse chaque année et on sait que nous n'avons pas été au niveau mais nous ne sommes pas inquiètes. On sait de quoi nous sommes capables et ce que l'on peut faire sur le terrain. C'est aussi un déclic mental mais maintenant le groupe est resserré et nous allons pouvoir travailler ensemble pour trouver des repères un peu plus fins entre nous. On a hâte de jouer ce premier match même si c'est sûr que nous aurions été plus en confiance si nous avions eu deux belles victoire. Mais en même temps cela nous permet de rester les pieds sur terre. Il n'y aura pas de matchs faciles. On repart à zéro, c'est une compétition à part. On s'est dit les choses, on travaille dur et on fait des entraînements de qualités notamment cette semaine.

Avec cette Coupe du monde espérez-vous faire franchir un nouveau cap au rugby féminin en France ?

C'est sûr qu'un évènement comme celui-ci va permettre au sport féminin d'évoluer. On a la chance d'être diffusé sur TF1. C'est en Nouvelle-Zélande, c'est la première fois qu'elle aura lieu là-bas. On sait que les dernières Coupes du monde ont provoqué un boum de licenciés. Les gens nous connaissent de plus en plus. Créer des vocations, c'est évidemment l'une de nos missions. On fait ce sport pour avoir des émotions mais aussi en donner. En dix ans on a vu une évolution énorme mais si on a des résultats cela sera encore mieux.

Vous avez signé des contrats avec la fédération française de rugby. Qu'est-ce que cela a changé ?

Ces contrats ont complètement changé notre quotidien en termes de récupération, d'organisation mais aussi en termes de compétences. Maintenant, nous avons un staff très fourni avec beaucoup de compétences. J'ai pu me consacrer pleinement à ma préparation. Il y a aussi moins de fatigue et moins de pépins physiques avec une charge mentale moins importante.

Quels sont les objectifs en Nouvelle-Zélande ?

Je pense qu'on se prépare toujours à être championne du monde, cela fait cinq ans que l'on travaille très dur pour l'être. La fédération met des moyens en place. J'y pense tous les jours, quand je vais à l'entraînement et que c'est dur je me dis que c'est pour être championne du monde. L'équipe de France féminine n'a jamais été championne et cela nous motive. On en parle beaucoup, on est une grande équipe et on a battu les meilleures, si on n'a pas d'ambition nous ne serions pas l'équipe de France. Nous ne sommes pas non plus prétentieuses. On n’est pas forcément favorites mais justement !

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