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Trémoulière : "Je dois apporter ma pierre à l’édifice"

Trémoulière : "Je dois apporter ma pierre à l’édifice"
Par Rugbyrama

Le 05/07/2019 à 10:15

XV DE FRANCE - Élue meilleure joueuse du monde en 2018, l’arrière des Bleues Jessy Trémoulière est revenue sur la contre-performance des tricolores lors leur entrée en jeu en Super Series face au Canada. Elle évoque également la suite de la compétition, demain à 23h face à la Nouvelle-Zélande.

Rugbyrama : Cadre du vestiaire, vous avez désormais l’habitude des grands rendez-vous. Malgré un début de match intéressant face au Canada, comment expliquez-vous ce revers quelques jours après la rencontre ?

Jessy Trémoulière : Avec le recul, c’est une défaite difficile à digérer face à une équipe canadienne qui était à notre portée. Ce sont plein de petites erreurs, des ballons perdus, des touches mal négociées qui a ce niveau-là se payent cash.

La dimension physique des Canadiennes a-t-elle été la clef du match ?

J.T. : Chaque équipe a ses armes, nous nous n’avons pas cette densité physique-là. Je pense que nous sommes une équipe qui a toutes les armes en main, nous sommes mobiles mais nous ne sommes pas parvenues à mettre en place ce jeu. Dans la dimension physique, nous avons été surpassées. Nous n’avons jamais su trouver la clef de la réussite sur cette rencontre. Si on regarde les Blacks, l’Angleterre, les USA, le défi physique il y est en permanence. Si on ne rivalise pas, ça va être compliqué et on perdra les prochains matches.

Vous avez également rendu beaucoup de ballons au pied.

J.T. : A chaque fois que nous avons joué au pied c’était dans les bras des adversaires. Ce sont des ballons faciles à récupérer et malheureusement je pense qu’il y avait mieux à faire pour avancer. Désormais, il faut savoir pourquoi nous n’avons pas réussi à mettre en application ce que nous travaillons à l’entraînement.

Avez-vous le sentiment d’être une des grandes sœurs du groupe de par votre vécu ?

J.T. : Pas forcément, tout le monde est éligible. Il y a des leaders qui émergent d’autant plus que certaines filles ne sont pas sous contrat et s’imposent facilement. Bien évidemment, je dois apporter ma pierre à l’édifice, j’ai mon expérience à diffuser et la transmettre en match et lors des entrainements. Il y a des filles qui jouent des phases finales depuis 5 ou 6 ans donc je crois qu’elles ont l’habitude de tout ça.

Maintenant, les Néo-Zélandaises. Comment aborder cette prochaine échéance ?

J.T. : Nous avons directement basculé sur ce nouveau match. Nous les avons observées sur leurs deux premiers matches, je pense qu’elles ont une revanche à prendre quant à la tournée d’automne. Maintenant, il faut jouer notre jeu, ce que nous n’avons pas fait face au Canada. Il faut rebondir et apprendre de nos erreurs. Dans ce genre de compétition, il faut relever la tête rapidement et gagner chaque match quel que soit l’adversaire.

Attendez-vous cette équipe sur des points spécifiques ?

J.T. : C’est une équipe très en place défensivement, c’est costaud, c’est solide. Il y a des opportunités face à cette équipe-là, nous avons bien étudié ça afin de mettre en place un plan de jeu pour les contrer. La demi-de-mêlée des Blacks est une forte personnalité, mais il n’y a pas qu’elle. Je connais les filles qui viennent du Seven notamment et qui ont de très grosses compétences, mais c’est avant tout une équipe. Ce sont plusieurs individualités au service du collectif. C’est une équipe qui transpire le rugby.

Propos recueillis par Thomas Saint-Antonin

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