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Pourquoi Woki quitte l'UBB pour le Racing 92

Pourquoi Woki quitte l'UBB pour le Racing 92

Le 01/07/2022 à 09:33Mis à jour Le 01/07/2022 à 09:36

TRANSFERTS - C’est la dernière information majeure avant la fin du mercato. Cameron Woki, le troisième ligne international de l’UBB s’est engagé au Racing qu’il rejoindra tout de suite en cet été 2022, alors qu’il lui restait un an de contrat avec l’UBB. Ce départ de la Gironde semblait inéluctable, et doit être officialisé dans les prochaines heures par toutes les parties.

Ces derniers mois, il semblait bien que le joueur avait envie de regagner la capitale où résident la majorité de ses proches. Sur ce, les fameuses tensions du mois de juin n’ont pas arrangé les choses. On se souvient que le joueur n’avait pas apprécié d’être pointé du doigt (ainsi que Matthieu Jalibert) après la défaite à Perpignan par son manager Christophe Urios. Celui-ci ne les avait pas trouvé au niveau nécessaire pour tirer le groupe vers la victoire et une place parmi les qualifiés directs.

Les jours qui avaient suivi avaient été forcément chauds. Lors du match suivant, lors du barrage brillamment gagné contre le Racing, le joueur avait répliqué par un geste explicite après avoir marqué un essai. On avait compris que le match avait été préparé dans une certaine froideur entre l’ensemble des joueurs et leur manageur. Ce dernier avait laissé les premiers en autonomie pour leur donner le sens des responsabilités.

Si la semaine qui avait précédé la demi-finale contre Montpellier avait été placée sous le signe de l’apaisement, on avait compris que l’épisode avait laissé des traces. Matthieu Jalibert s'était présenté pour s’expliquer après la demie pour calmer le jeu. Mais Cameron Woki, lui, n’était pas venu donner son avis devant la presse.

Un départ était attendu, mais plutôt à l'été 2023

On sentit à divers signes, que le troisième ou deuxième ligne risquait fort de quitter l’Union Bordeaux Bègles mais plutôt à moyen terme, à l’été 2023. Celui-ci faisait savoir que son grand objectif était d’être champion de France, une forme d’appel du pied aux grands clubs du Top 14. On sentit à certaines confidences que Cameron Woki n’était plus forcément la pierre angulaire du projet bordelais pour les prochaines années. Ni du côté présidentiel, ni du côté managérial.

La semaine qui suivit la demie perdue, Christophe Urios fit une nouvelle allusion : "Il y a eu des tensions, mais elles sont normales... Et c'est dommage que personne n'ait évoqué certains points. J'ai soulevé des choses, en pointant du doigt Mathieu et Cameron. J'aurais pu le faire avec d'autres. Je regrette qu'au lieu de s'occuper d'un problème entre mon groupe et moi, que certains (médias) ne fassent pas le point sur le niveau de jeu de Mathieu et Cameron. On a juste vu uniquement le problème entre Urios et Jalibert et Woki. Je comprends, mais était-ce le cœur du problème ? Je ne vais rien dire de plus car je me suis fait allumer pendant une semaine. Les observateurs se sont plutôt préoccupés de savoir si Urios avait perdu son vestiaire... Je regrette que personne n'ait analysé pourquoi j'avais fait ces déclarations."

Tout ceci a forcément créé un climat favorable non seulement au départ de Cameron Woki, mais à un départ rapide. Depuis le dernier grand chelem, alors qu’il a été aligné en deuxième ligne, lui a donné une nouvelle aura. Une proposition parisienne crédible ne pouvait que précipiter les choses.

Il ouvrait la porte à l’arme ultime : le rachat du contrat. C’est sans doute cette carte que le Racing a su jouer. Le président Laurent Marti a forcément dû faire un arbitrage, car il est aussi comptable des finances du club. Un départ d’un joueur international sous contrat qui refusait de prolonger son séjour, c’est aussi une occasion de récupérer une somme conséquente pour équilibrer un budget et assurer un remplacement dans de bonnes conditions. Jacky Lorenzetti a forcément dû trouver les bons arguments.

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