Icon Sport

Papé : "Vite installer le CSBJ en Pro D2"

Papé : "Vite installer le CSBJ en Pro D2"
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 18/05/2021 à 15:06Mis à jour

TRANSFERTS - Directeur de la formation du Stade français depuis quatre ans, Pascal Papé, champion de France 2015 et vainqueur de la Challenge Cup en 2017 avec le club de la capitale, confirme qu’il quittera ses fonctions dans quelques semaines pour rejoindre son club formateur le CS Bourgoin-Jallieu.

Serez-vous le prochain directeur sportif du CS Bourgoin-Jallieu ?

Oui, je confirme les informations sorties dans la presse.

Pourquoi avoir choisi de quitter le Stade français ?

Pourquoi je quitte le Stade français ? C’est une bonne question. Très sincèrement, cela fait quatorze ans que je suis au club, quatre ans que je dirige le centre de formation où je me régale avec les jeunes. Mais, j’avais envie de donner un autre tournant à ma carrière. Le CSBJ, mon club formateur, a toujours été dans mon cœur et dans un coin de ma tête. L’idée de le retrouver et de continuer le bon travail effectué par l’équipe dirigeante en place depuis trois ou quatre ans m’a séduit. Structurer ce club, le développer, ça m’intéresse. Faire partie d’un projet avec des gens qui partagent la même philosophie que moi, c’est ce qui me plaît. Et puis, c’est un retour aux sources. Pas pour me la couler douce, mais avec beaucoup de détermination et l’envie de partager mon expérience.

Quel regard portez-vous sur vos quatorze ans au Stade français ?

Ce club, il n’est pas comme les autres. J’ai tout vécu à Paris : des titres, des pseudo-fusions, un propriétaire qui s’en va, un autre qui arrive. J’ai connu toutes les émotions possibles à Paris. J’y ai croisé des gens formidables. A commencer par Max (Guazzini) ! Il m’a inculqué très vite l’esprit du Stade français. Je vais vous faire une confidence : ces quatorze années, je ne les ai pas vues passer. Aujourd’hui, c’est un chapitre extraordinaire qui se referme. Un autre va ouvrir et je suis convaincu qu’il sera aussi intense en émotions. Le CSBJ est dans mes veines depuis toujours. En fait, je quitte une famille pour en retrouver une autre.

Quel bilan tirez-vous de votre travail sur la formation parisienne ?

Je tiens à vraiment remercier les équipes avec qui j’ai travaillé sur ce secteur de la formation. Il y a vraiment de la qualité dans ce staff. Ils ne sont pas connus, mais ils méritent beaucoup de considération. J’espère vraiment que le club continuera à s’appuyer sur eux.

Comment se sont passés vos contacts avec le CSBJ ?

J’ai d’abord échangé quelques sms avec le président Henri-Guillaume Gueydan qui a reconstruit le club ces dernières années. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris de la qualité du travail entrepris. Tout s’est donc fait de façon très naturelle. Je vais collaborer avec le manager Sébastien Tillous-Borde, mais mon rôle sera le garant du projet sportif global et d’assurer la transversalité entre le monde amateur et le monde professionnel. Créer des passerelles et les développer, c’est ce qui me plaît. Je serai actif sur l’ensemble du club et je vais devoir mettre du liant entre les différents secteurs.

Quels seront vos objectifs ?

Le projet a été écrit par le président et je vais m’y tenir. L’idée c’est de vite installer le club en Pro D2.

A quelle échéance ?

Idéalement, dans les deux ou trois prochaines années. J’ai vraiment envie de contribuer à redorer ce blason ciel et grenat. Maintenant, je ne vais pas débarquer en sauveur. Je veux juste m’inscrire dans le projet qui est en cours et apporter ma pierre à l’édifice avec mon expérience et mes connaissances. Ce projet, il est sain. Il se structure avec détermination et sérénité. Vous savez, à Bourgoin, personne ne veut aller plus vite que la musique. Ce n'est pas le genre de la maison.

Contenus sponsorisés