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Le Stade toulousain, le renouveau de l’Eldorado

Le | Mis à jour

TRANSFERTS - Damian Penaud aurait donné sa préférence à Toulouse quant à sa prochaine destination, comme beaucoup d’autres stars du rugby avant lui. Qu’est ce qui rend donc le club de la Ville rose si attrayant ?

Capuozzo, Barassi, Jaminet, et maintenant potentiellement Damian Penaud ! Les stars du rugby convergent en nombre vers Toulouse ! Car qu’on se le dise : le Stade toulousain est redevenu le Stade toulousain. Alors qu’il avait perdu un peu de sa superbe sur la fin de l’ère Bouscatel-Novès, que les plus grosses stars de ce jeu ont pu un temps délaisser les bords de la Garonne pour se laisser séduire par d’autres projets – bien souvent très rémunérateurs - du côté de la rade de Toulon, du Racing 92, de Montpellier, ou de la nouvelle puissance rochelaise, le Stade toulousain est à nouveau attractif. Son recrutement clinquant et haut de gamme le prouve, Toulouse est à nouveau le point de convergence préférentiel de la plupart des étoiles du rugby.

Didier Lacroix, Ugo Mola et leurs équipes ne sont bien évidemment pas étranger à ce sursaut de popularité du club toulousain. Ils ont su refaire du Stade toulousain une machine à rêves pour les joueurs. Car le club n’intéressait plus grand monde au milieu des années 2010, au plus fort de la tempête et de l’une des plus longue période de disette de son histoire (pas de titre entre 2012 et 2019). Patiemment, intelligemment, les Toulousains ont fait le dos rond sans jamais renier leur identité et leur ADN. Ils ont repris la main sur leur destinée. Portés par une génération de joueurs exceptionnels (Dupont, Baille, Marchand, Aldegheri, etc …), les Toulousains se sont remis à gagner. L’armoire à trophées a recommencé à se garnir, le club remportant coup sur coup le Top 14 2019 et 2021, ainsi que la Champions Cup 2021. La saison 2020-2021 peut d’ailleurs être considérée comme un des exercices les plus aboutis de l’histoire du Stade toulousain (qui a dit du rugby tout entier ?), puisque les protégés d’Ugo Mola ont réalisé cette année-là un incroyable doublé championnat-coupe d’Europe. Une sorte de paroxysme sportif dont ils ont l’exclusivité en France.

Qui ne rêve pas de jouer avec les meilleurs ?

Dès lors, une fois la machine à gagner et à rêver relancée, le pouvoir d’attraction de Toulouse est sans commune mesure. 21 titres de champions de France, 5 coupe d’Europe, la promesse d’un style "jeu de mains, jeu de Toulousains" porté sur l’attaque et le "beau rugby" Dans les colonnes de Midi Olympique, Jerome Kaino – entraîneurs des skills de Toulouse et légende néo-zélandaise – n’hésitait pas à comparer le Stade toulousain et les All Blacks. "il y a une forte similitude entre les All Blacks et le stade toulousain. Les deux partagent une forte culture de la gagne et une riche histoire. Il y a énormément d’attentes à combler pour les deux équipes. Toulouse, comme les All Blacks, est au sommet de la montagne. Tout le monde veut les faire chuter." Melvyn Jaminet confirmait le pouvoir d’attraction du club rouge et noir. Il avouait dans Midi Olympique ne pas avoir hésité longtemps au moment de signer : "Dès que j’ai su que le Stade toulousain était intéressé par moi, ça a été une évidence. Je me voyais jouer dans cette équipe : son jeu, sa vision, ses joueurs. Le discours est intéressant, aussi : c’est à nous de faire le jeu, on n’est pas bridé, la prise d’initiatives est encouragée. C’était tout ce dont j’avais envie. Le choix n’a pas été difficile."

Top 14 - Melvyn Jaminet (Toulouse)
Top 14 - Melvyn Jaminet (Toulouse)

On comprend, en creux, que l’aura du Stade toulousain et la probabilité pour le joueur de gagner un titre majeur à court ou à moyen terme après sa signature suffit souvent à compenser une offre salariale parfois un peu inférieure à celle d’un club concurrent. Parmi les joueurs récemment signés, beaucoup avaient de meilleures offres pécuniaires ailleurs. Personne, à Toulouse, n’est au-dessus de l’institution, demandez donc à Cheslin Kolbe.

Toulouse jouit aussi de son statut de meilleur pourvoyeur de joueurs pour le XV de France. Passer par le Stade toulousain peut en effet être un formidable accélérateur pour la carrière internationale d’un joueur. Le dernier exemple en date est celui de Thibault Flament, sélectionné en Bleu quelques semaines après sa signature chez les Rouge et Noir.

Dernier point d’attraction : la force du groupe. Qu’on le veuille ou non, les meilleurs joueurs veulent jouer avec les meilleurs. En cela, l’effectif XXL du club toulousain est un atout majeur pour recruter. Quel trois-quarts ne rêve pas de jouer des ballons triés par une charnière Dupont - Ntamack ? Quel deuxième ligne pourrait refuser de pousser derrière Cyril Baille ou Charlie Faumuina ? Le cercle est vertueux et quasi infini…