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Bastareaud, Januarie, Nalaga... Le Top 10 des transferts inattendus

Bastareaud, Januarie, Nalaga... Le Top 10 des transferts inattendus
Par Midi Olympique

Le 12/10/2021 à 17:11Mis à jour

TRANSFERTS - En septembre, on a retrouvé Gabriel Ibitoye, perdu de vue depuis son départ de Montpellier et la résiliation de son contrat avec le SUALG. L’ailier anglais de 23 ans, flop numéro 1 du marché des transferts 2020-2021, a atterri dans une contrée insolite, d’un point de vue rugbystique.

L’ancien grand espoir des Harlequins a rebondi au Tel Aviv Heat, franchise participant à la toute nouvelle Rugby Europe Super Cup, aux côtés de formations européennes basées en Espagne, au Portugal ou encore en Russie. Un rebond qui classe cette mutation parmi les plus étonnantes de ces dernières années. Retour sur quelques-uns des transferts les plus insolites ou imprévisibles.

1. Bastareaud, un Bleu à New York

16 mars 2019 : Mathieu Bastareaud dispute son cinquante-quatrième match en Bleu, en Italie. Trois mois après, le centre, alors âgé de 30 ans, surprend tout son monde en étant le premier international français à partir outre-Atlantique. Le Toulonnais s’engage avec New York pour découvrir la Major League Rugby. Il y débarque en janvier 2020. Positionné en troisième ligne, Basta dispute cinq matchs avec l’équipe de la Grosse Pomme, inscrivant un essai au passage. Son aventure américaine se termine prématurément, la faute à la pandémie de Covid-19. De retour en France dans la foulée, Mathieu Bastareaud prend la direction de Lyon avec qui il devrait terminer sa carrière.

2. Januarie, un Bok à Châteauroux

En juin 2019, Ricky Januarie (47 sélections), alors âgé de 37 ans, semble bon pour la retraite. Le demi de mêlée springbok est arrivé au terme de son contrat avec le SU Agen. Mais le champion du monde 2007 choisit de ne pas s’arrêter. Plus surprenant encore, il accepte de descendre de quatre saisons pour se lancer un nouveau défi, après avoir porté les couleurs des Lions, des Stormers, de Lyon, de La Rochelle et d’Agen : le numéro 9 s’engage avec le Rugby Athlétique Club Castelroussin, pensionnaire de Fédérale 1, avec la double étiquette de joueur et entraîneur.

3. Brugnaut, de la liste de Provale au Munster

A l’été 2011, Julien Brugnaut se retrouve sans club. L’ancien Dacquois, pourtant capé à deux reprises avec le XV de France, n’a plus de contrat et figure sur la liste de Provale. Une opportunité inattendue va alors se présenter au pilier gauche : le Munster, champion d’Europe 2006 et 2008 et tenant du titre de la Ligue celte. Passé par Montpellier, le numéro 1 s’envole donc pour une improbable parenthèse d’un an qui l’aura vu disputer quinze matchs dont six comme titulaire, toutes compétitions confondues. Cet exil lui aura permis de se relancer avec un bail de sept ans au Racing 92 avant de finir à Brive.

Julien Brugnaut sous le maillot du Munster.

Julien Brugnaut sous le maillot du Munster.Other Agency

4. Antoine Frisch, du Pro D2 à Bristol

En mai dernier, l’information avait étonné : Bristol, vainqueur de la Challenge Cup et finaliste du Premiership, avait décidé de recruter un joueur de Pro D2 en la personne d’Antoine Frisch. Le centre de 24 ans, né d’une mère anglaise, passé par l’Université de Loughborough, le Puc, le Stade français, Tarbes et Massy, ne comptait que vingt-cinq matchs de deuxième division avant de rejoindre le ténor anglais. Une ascension surprenante. Sur les deux premières journées de championnat, il n’avait pas encore été retenu par Pat Lam dans le groupe des vingt-trois.

5. Wade, des Wasps… à la NFL

Christian Wade, meilleur joueur du championnat anglais en 2013, ailier aux 99 essais avec les Wasps, prend une décision radicale le 24 octobre 2018 en mettant un terme à sa carrière professionnelle. L’international anglais, capé à deux reprises avec le XV de la Rose, donne une orientation très différente à son parcours en tentant l’aventure… en NFL, la ligue majeure de football américain outre-Atlantique. Trois ans après, il figure dans l’effectif élargi de Buffalo et a eu quelques apparitions à son actif la saison passée, pour un touch-down à la clé.

6. Belie de Nevers à Madrid

Après une belle carrière en Top 14, l’ouvreur Mathieu Belie arrive en 2017 à Nevers. Sa première saison à L’Uson est convaincante mais il sort peu à peu des plans de l’entraîneur et peine à gagner du temps de jeu au début de la saison 2019-2020. Il décide alors de ne pas aller au bout de son contrat (qui se terminait en juin 2021) et s’engage en décembre 2019 pour le club d’Alcobendas, situé dans la banlieue de Madrid. Le joueur formé à Toulouse est depuis revenu en France à Chambéry.

7. Nalaga de la Russie au Paraguay

Napolioni Nalaga a été une des étoiles du Top 14 lorsqu’il évoluait à Clermont. Le Fidjien était devenu le joueur frisson du championnat, avec à la clé un titre de champion en 2010. Mais la fin de carrière du Clermontois était aussi déroutante que ses courses sur la pelouse du Michelin. Après un passage éclair en Russie en 2019, il s’engageait avec un club du Paraguay en janvier 2020 lors de la création de la nouvelle ligue sud-américaine avec six équipes argentine, chilienne, brésilienne et paraguayenne. Une expérience de courte durée puisque la pandémie mettait un terme à la compétition quelques semaines plus tard.

Napolioni Nalaga, le vadrouilleur fidjien.

Napolioni Nalaga, le vadrouilleur fidjien.Other Agency

8. Folau et la main tendue des Dragons

Israel Folau était devenu persona non grata en son pays, banni par la Fédération australienne de rugby à XV, et voyant celle du XIII lui tourner le dos. L’ancien Wallaby avait scellé la fin de sa carrière avec un message publié sur Instagram en avril 2019 : "Ivrognes, homosexuels, adultères, menteurs, fornicateurs, voleurs, athées, idolâtres, l’Enfer vous attend. Repentez-vous ! Seul Jésus peut vous sauver." La lumière est venue de Catalogne avec un contrat d’un an aux Dragons Catalans en janvier 2020. Le début de l’histoire était idyllique, avec une prolongation de contrat, avant un nouvel orage. Folau ne revenant jamais à Perpignan après un voyage en Australie en novembre 2020.

9. Weepu à Saint-Sulpice sans pouvoir jouer

La carrière professionnelle de l’ancien All Black Piri Weepu a pris fin en janvier 2016. Le club d’Oyonnax avait enfin décidé de licencier le demi de mêlée néo-zélandais alors âgé de 32 ans. Quelques semaines plus tard, le club tarnais de Saint-Sulpice-sur-Tarn, engagé en championnat Honneur, annonce l’arrivée du champion du monde 2011 qui souhaite se maintenir en forme, espérant ainsi trouver un nouveau contrat en juin 2016. Mais il n’est finalement pas autorisé par le comité des Pyrénées à évoluer avec l’équipe première, craignant un risque de "déséquilibre du championnat". Il part au mois de juin à Narbonne.

Le All Black Piri Weepu aurait pu porter en match les couleurs de Saint-Sulpice.

Le All Black Piri Weepu aurait pu porter en match les couleurs de Saint-Sulpice.Icon Sport

10. Koyamaibole en Fédérale 3 avant Brive

Licencié fin octobre 2012 par l’Union Bordeaux-Bègles pour faute grave, le puissant fidjien Sisa Koyamaibole participe à quelques entraînements à Lormont en Fédérale 2 avant de s’engager en décembre avec Libourne en Fédérale 3. Il ne peut évoluer qu’avec l’équipe réserve et la fin de carrière semble proche pour le troisième ligne alors âgé de 31 ans. Brive décide pourtant de miser sur lui. Avec succès, puisque le Fidjien enchaînera cinq saisons en Corrèze.

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