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  • Thomas Ramos face au Munster
    Thomas Ramos face au Munster

Ramos : "J'avais à cœur de réenclencher sur la même dynamique"

Le | Mis à jour

TOP 14 - Encore irrésistible, l'arrière international du Stade toulousain Thomas Ramos fut décisif dans la victoire bonifiée des siens contre Perpignan (34-13), ce samedi. Dans son sillage, les Rouge et Noir ont retrouvé le succès après deux défaites et un match nul, avant de basculer sur la Champions Cup.

Comment jugez-vous votre victoire ?

Ce n’était pas simple, notamment sur les vingt premières minutes. On a fait tout ce qu’on avait dit de ne pas faire. On connaissait les valeurs de l’équipe adverse et elle l’a démontré tout au long du match. Elle n’avait pas fait tourner, c’était la preuve qu’elle venait chercher quelque chose ici. On a été embêtés sur les rucks, on lâché deux ou trois ballons qu’il ne fallait pas. À l’arrivé, on revient aux vestiaires à 20-6 pour nous. On a un peu de chance, je trouve. En deuxième mi-temps, on a remis la marche avant mais on a tous fait une approximation. Et quinze approximations, ça fait beaucoup. Mais on ne va pas râler, le résultat est là. Prendre cinq points, c’est positif. Il faut engranger dans ce championnat.

Thomas Ramos dans ses oeuvres pour un magnifique essai toulousain... Et non ! ?

Après arbitrage vidéo, l'essai est refusé pour un en-avant de Page-Relo au départ de l'action ? #STUSAP pic.twitter.com/jeG79bBXwL

— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) December 3, 2022

Deux essais vous ont aussi été refusés en deuxième mi-temps…

Oui, il faudra revoir ça mais l’arbitre a pris ses décisions. C’est un peu frustrant, notamment le premier qui vient d’une contre-attaque. Nous, les trois-quarts, aimons bien ça. Mais si on avait marqué plus tôt, on se serait facilité la tâche au lieu de se mettre en danger jusqu’à la fin. Pourtant, les conditions étaient très bonnes. On avait beaucoup d’envie, on voulait se lâcher les ballons. Mais, à certains moments, il ne faut pas. On a concédé trop de turnovers, c’est un point à régler pour les prochaines semaines.

Vous avez été décisif plusieurs fois en tapant par-dessus la défense. Aviez-vous décelé une faille ou étaient-ce des inspirations ?

On avait vu que les Perpignanais défendaient avec un certain nombre de joueurs sur le premier rideau et que le troisième rideau était très loin. On en avait discuté durant la semaine. Par deux fois, l’espace y était mais il valait mieux que ça me réussisse, parce que les coachs ne sont pas trop fans de ça (rires). C’est passé, tant mieux.

Pouvez-vous basculer sereinement sur le déplacement au Munster maintenant ?

J’avais dit que Perpignan serait un bon révélateur. On voit les progrès à faire sur certains points, comme les rucks et le manque de conservation. Si on veut exister en Champions Cup et sur la deuxième partie de championnat, il faudra les régler tout de suite. Cela fait deux ans d’affilée que l'on va au Munster et qu’on y gagne. On sait qu’on va être attendu. Le stade sera plein. A nous de bien basculer. On a intérêt à bien entrer dans cette compétition.

Thomas Ramos face au Munster
Thomas Ramos face au Munster

A titre personnel, vous êtes en pleine confiance après votre passage réussi en équipe de France. On vous a même vu gratter un ballon...

Cela fait des stats (rires). Sur le début de saison, j’ai pris beaucoup de plaisir sur le terrain. Forcément, quand on enchaîne, c’est mieux pour la confiance. Le passage avec l’équipe de France y a contribué. J’avais à cœur de réenclencher sur la même dynamique en club.

Avez-vous l’impression d’avoir franchi un palier ?

Je ne sais pas. Je ne me pose pas forcément cette question. Il est certain que je me sens bien dans ma tête et dans mes baskets. Quand tu es bien dans ta vie, tu es bien aussi sur le terrain. Dans ce club, on nous laisse de la liberté et je me régale.

L’essai du bonus offensif, à deux minutes de la fin, vient de votre relance dans vos 22 mètres...

Quoi qu’il arrive, je l’aurais tentée. On avait aussi en tête d’aller chercher le point de bonus. Cette dernière action a mis en lumière la solidarité du groupe. Tout le monde a fait efforts sur le repli et nous étions quatre ou cinq au soutien de Romain (Ntamack) au bout. Au départ, je vois un Perpignanais entre Matthis et moi et je me dis qu'il vaut mieux ne pas tenter la passe. Et en me retournant à droite, je vois Ange (Capuozzo). Je savais qu’il avait l’espace et les cannes.

Avant les matchs de La Rochelle et du Racing 92, vous avez de nouveau neuf points d’avance en tête du classement. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Cela me fait dire qu’il ne faut pas relâcher et continuer à prendre des points. On a déjà eu neuf points d’avance et on n’a pas gagné pendant trois matchs. On va basculer sur la Champions Cup mais on sait tous ce qui nous attend le 23 décembre avec la réception de Castres. Puis il faudra aller à Clermont et La Rochelle. Il faut prendre des points à chaque sortie pour pas galérer comme l’an dernier quand, à trois journées de la fin, on ne savait pas si nous allions être qualifiés ou pas. J’espère que cela nous aura servi de leçon pour avoir la mentalité de toujours gagner.