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Top 14 - Patrick Arlettaz : "Il y a tout qui se cumule contre l'USAP. Mais nous ne sommes pas défaitistes"

Le | Mis à jour

TOP 14 - Le manager catalan évoque la mauvaise passe actuelle de l'Usap : entre l'exclusion du capitaine Acebes, la défaite à domicile face à La Rochelle, les blessures et la dynamique de ses principaux concurrents, Perpignan est "dans le dur", comme le reconnaît le technicien.

Quel est votre regard sur les suites du carton rouge de Mathieu Acebes ?

Je ne vais rien dire de plus. Il y a déjà eu assez de surenchère sur ce dossier. Mathieu s’est excusé comme 1000 joueurs l’ont fait avant lui. Il y en a un qui a présenté ses excuses, l’autre qui ne les a pas acceptées. Le club a fait un communiqué et a dit ce que l’on pensait de tout ça. Fin de l’histoire. On verra ce qui sera décidé la semaine prochaine en commission de discipline.

Communiqué de presse

Le Club a été informé à l’instant des menaces et insultes recues par Mathieu Acebes, suite à son carton rouge au cours du dernier match.

Lire le communiqué de presse? https://t.co/YmsqeDU1MX

— USAP (@usap_officiel) January 2, 2023

Revenons-en au rugby. Avec le recul, qu’est-ce qui explique la sévère défaite de samedi dernier face à La Rochelle (10-29) ?

Il y a 80-85 % du match qui n’est pas trop mal face à un champion d’Europe vexé mais les 15 % où l’on est absents, on est punis immédiatement. On lutte pendant 70 minutes et, à côté de ça, il y a trois essais que l’on donne trop facilement. Après, peut-être que La Rochelle les aurait tout de même marqués mais là, on leur a offert : il y a une sortie de camp manquée, un plaquage raté sur le renvoi et un oubli sur un ruck. À ce niveau...

Rien ne vous sourit actuellement : il y a les blessures de cadres (Duguivalu, Tedder, Oviedo…), le calendrier qui ne vous arrange pas (l’Usap a joué Montpellier après son revers face aux Ospreys, La Rochelle après sa défaite à domicile face à l’UBB)...

Oui, on est dans le dur. Il y a tout qui se cumule contre nous en ce moment. Le timing n’est pas en notre faveur : on enchaîne les équipes vexées qui veulent se racheter et, pendant ce temps, nos concurrents directs avancent. Il nous faut parvenir à inverser cette spirale, malgré les blessures. Pour y arriver, il n’y a pas le choix : il faut travailler plus. C’est ce que l’on fait, en restant dans notre coin.

On a l’impression que l’équipe a manqué un tournant dans sa saison après avoir affiché des progrès dans le jeu en octobre et novembre. Le déclic qui s’était produit l’an passé à mi-championnat n’est pas arrivé...

Oui, c’est vrai. Il aurait dû se produire quelque chose face à La Rochelle. Mais déjà, le contenu contre Montpellier aurait dû être meilleur. Ce qui nous plombe, en plus, ce sont les victoires de nos rivaux dans le même temps, à commencer par Brive. C’est une période difficile mais nous ne sommes pas défaitistes. Il faudra compter sur nous jusqu’à la fin.

Cette équipe en a vu d’autres, non ?

L’expérience, c’est bien mais ça ne suffit pas. Il va falloir le faire encore une fois. On savait que l’on allait en passer par des moments comme ça. Les équipes qui se maintiennent sont celles qui arrivent à se relever de ces mauvaises passes. Le bloc qui arrive va être important, quasi déterminant.

À commencer par ce déplacement à Clermont, qui voudra se racheter après la claque face à Toulouse. Vous allez arriver à Michelin avec un même état d’esprit...

Oui mais nous ne sommes pas Montferrand (sourire).