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Velarte : "Sur la dernière percée castraise, toute l’équipe sprintait pour revenir !"

Velarte : "Sur la dernière percée castraise, toute l’équipe sprintait pour revenir !"
Par Simon Valzer via Midi Olympique

Le 02/10/2022 à 09:02

TOP 14 - Titularisé au poste de numéro huit, l’habituel talonneur Lucas Velarte est revenu sur cette expérience particulière, ainsi que la courte mais précieuse victoire acquise grâce à un état d’esprit remarquable.

Cette victoire fut aussi dure à remporter que précieuse au classement…

Oui, on est heureux d’avoir gagné mais on voit qu’il reste encore du boulot : on marque 14 points en première mi-temps, et zéro en deuxième. On savait qu’ils avaient un gros banc, mais on s’est mis la pression en fin de rencontre comme on l’avait fait contre Toulon. Le match aurait pu basculer contre nous. On est heureux, mais on reste lucides. Il reste six matchs avant la fin du bloc.

Êtes-vous satisfait des 50 premières minutes ?

Oui, car nous avons été lucides, disciplinés, on est dans le match, on occupe leur camp grâce à notre charnière. On aurait pu faire basculer la rencontre en deuxième mi-temps, donner un coup sur la tête des Castrais mais nous n’en avons pas été capables. Il nous reste du travail là-dessus.

Comment avez-vous réagi face à l’entrée massive des Castrais, qui ont envoyé sept remplaçants d’un coup plus leur capitaine Mathieu Babillot qui était de retour de carton ?

A ce moment-là, on est dans leur cinq mètres. On a été imprécis, trop pressés de marquer un deuxième essai. En revanche, on a encore vu qu’on avait un super état d’esprit, comme ce fut le cas sur tous nos matchs. Je suis fier de cette bande de copains. J’espère que l’on va enchaîner.

Racontez-nous cette fin de match…

On fait beaucoup de fautes mais on s’accroche, on a du coeur. La dernière séquence des Castrais part de leurs 22 mètres mais on se bat comme des chiens. Sur la percée (de Botitu, ndlr), toute l’équipe sprinte pour revenir ! Il y avait plus de rouges… (il corrige) heu, de bleus clairs que de bleus foncés.

Qu’avez-vous pensé de votre expérience au poste de numéro huit ?

Les coachs m’ont demandé, depuis le match à La Rochelle, de dépanner à ce poste. Cela me plait parce qu’il ressemble à celui de talonneur sans les difficultés de la mêlée et de la touche. "Gino" (Genesio Lemalu, ndlr) est blessé donc je dépanne mais j’y prends du plaisir. Tant que je peux aider l’équipe et que je suis sur le terrain, je prends beaucoup de plaisir.

Vous êtes moins massif que d’autres numéro huit, mais vous avez un profil de gratteur…

Et encore, aujourd’hui je n’ai pas réussi à en gratter un… J’ai mis les mains mais je n’ai pas été récompensé. Cela fait trois matchs que je n’ai pas fait un grattage donc j’espère que ça va payer. Mais peu importe mon poste, j’adore gratter les ballons. Même si je jouais ailier j’irais en gratter ! Je dois juste prendre de nouveaux repères sur les touches défensives. Je dois encore travailler cela.

Quand l’arbitre siffle la pénalité à la 82ème minute, vous pensiez que le match était terminé ?

Oui, j’allais sauter dans les bras de Mathieu (Acébès, ndlr.), et puis j’ai rapidement compris à son regard que le match n’était pas fini, et que l’arbitre revenait à la pénalité. J’étais un peu dégoûté, mais je me suis replacé direct. On a tenu, et je suis très fier de l’équipe. J’espère vraiment qu’on va se maintenir. En tout cas on ne lâchera rien jusqu’à la fin, comme l’année dernière.

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