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L’antisèche : le Lou a frustré Paris

L’antisèche : le Lou a frustré Paris

Le 24/09/2022 à 19:14Mis à jour Le 24/09/2022 à 19:41

TOP 14 - Auteurs d’une entame sur les chapeaux de roue, les Rhodaniens ont réussi malgré leur indiscipline à contenir le retour de Parisiens incapables d’aller chercher un bonus défensif dans le money-time (33-27).

Le match : la guerre-éclair du Lou

Sous pression et plombés par une cascade de blessures qui les pourquivit jusqu’à leurt mise en place de veille de match, les Lyonnais ont misé sur une approche vieille comme le rugby pour s’adjuger une importantissime victoire. À savoir une entame du feu de dieu, pleine d’envie mais aussi riche en contenu, qui leur permit de se constituer un avantage confortable au score face à des Parisiens pris à froid en défense, grâce à deux magnfiques essais signés Niniashvili (1e) et Smith (19e). Et si les Soldats roses réussirent bien à revenir dans un second temps, notamment grâce à un malicieux essai de James Hall à la 31e assorti de l’indiscipline des locaux (cartons jaunes aux ailiers Dumortier et Mignot), ils ne parvinrent jamais non plus à renverser la table, la faute notamment à leurs insuffisances en conquête ainsi que dans le jeu aérien. Pis, c’est même alors qu’ils tenaient le bonus défensif (26-22) à la 76e et pouvaient espérer mieux que les Parisiens lâchèrent le morceau, une pénalité rapidement jouée par Couilloud envoyant Niniashvili dans l’en-but pour un doublé. L’ultime réalisation de Peyresblanques dans les arrêts de jeu ne permettant même pas aux Parisiens de récupérer le bonus défensif...

Le tournant : Les « passes en plus » de Kaabèche et Taofifenua

S’il fallait une action pour illustrer la domination et la détermination supérieure du Lou, ce serait probablement celle de l’essai de Fletcher Smith (19e). Vainqueurs de deux duels aériens consécutifs sous des chandelles par Niniashvili puis Dumortier, les Rhodaniens parvenaient à poser le jeu dans le camp francilien, trouvant de l’avancée dans un nouveau côté fermé bien négocié, embelli par deux passes façon « Harlem Globe Trotters » du duo Tuisova-Dumortier. Une situation positive qui permit à la cellule d’avants du Lou de faire une nouvelle fois la différence, le pilier Kaabèche plaçant intelligemment son alter ego Sébastien Taofifenua dans l’intervalle. Au bout d’une percée rageuse, le pilier international parvenait à passer les bras pour son ouvreur Fletcher Smith, qui n’avait plus qu’à sprinter sur vingt mètres pour offrir aux siens l’essai du break (20-3), qui leur permit de conserver une marge suffisamment confortable au score tout le restant de la partie.

L’action : Niniashvili, à l’origine puis à la conclusion

Il ne fallait pas arriver en retard à Gerland ! Sur le coup d’envoi en effet, l’ouvreur parisien Léo barré commettait la petite erreur d’allonger son dégagement le plus loin possible, plutôt que de sortir le ballon loin de l’aire de jeu. Un péché de jeunesse lourd de conséquence puisque Davit Niniashvili, sauvant la touche, put lancer la première contre-attaque du match. Un mouvement de toute beauté, qui s’orchestra sur sept temps de jeu dont trois renversements parfaitement guidés par la paire Doussain-Smith, modèles de dynamisme et d’alternance. Après avoir en effet usé de toutes les formes de jeu, de la prise du milieu au jeu direct par les avants en passant par du « classique » au large, le Lou réussit à jouer dans le dos de son bloc d’avants à deux reprises par Sébastien Taofifenua, avant que Arno Botha réalise un splendide offload libérant le champ sur sa droite à Niniashvili et Parisien. Et si le jeune centre lyonnais ne réussit par à conclure l’action, bien plaqué par Tui, Niniashvili ne laissa à personne d’autre le soin de conclure par un pick and go ce superbe mouvement long d’une minute, dont il était à l’origine.

Top 14 - Davit Niniashvili (Lyon) face au Stade français.

Top 14 - Davit Niniashvili (Lyon) face au Stade français.Icon Sport

L’homme : Fletcher Smith a fait le travail

Sa première titularisation, sur la pelouse du Racing 92, n’avait pas laissé un souvenir insaisissable. Volontairement déchargé du jeu au pied pour qu’il puisse se concentrer sur l’animation du jeu, Fletcher Smith n’avait pas suffisamment pesé sur le match la semaine dernière, laissant l’image d’un joueur propre mais discret. Une image qu’il s’est appliquée à démolir face au Stade français… Promu buteur numéro un en l’absence de Berdeu, le Néo-Zélandais s’est avéré très fiable face aux perches (13 points marqués au pied pour un seul échec) doublé d’un intéressant animateur. Et même un finisseur efficace, puisque c’est lui qui inscrivit le deuxième essai des siens au bout d’un sprint d’une trentaine de mètres au soutien de ses piliers. Autant dire que le joker de Sopoaga a livré une prestation des plus convaincantes jusqu’à sa sortie à la 70e, remplacé par le capitaine jean-Marc Doussain.

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S’ils n’ont jamais mené au score de la partie, les Soldats roses ne pointaient qu’à quatre petits points à 3 minutes de la fin, alors qu’ils évoluaient à 15 contre 14. De là à dire que ces derniers ont laissé passer l’occasion d’un hold-up… Pis, alors qu’ils firent l’effort de marquer le dernier essai du match par Peyresblanques, les Parisiens n’ont pas réussi à empocher le bonus défensif, l’ultime transformation de Léo Barré passant à côté des poteaux.

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