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Labouteley : "Le match Stade français-Brive de la dernière journée ? Le public nous en parle encore"

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TOP 14 - Le deuxième ligne perpignanais Tristan Labouteley évoque la belle passe de son équipe, le défi à venir à Paris, la profondeur d’effectif de l’Usap et aussi les mauvais souvenirs de la saison passée.

Après deux victoires sur les deux dernières réceptions, on imagine que le climat est sain en Catalogne ces jours-ci...

C’est toujours plus facile de travailler quand ça gagne, je ne le cache pas. En plus, cela faisait un bon moment que l’équipe n’avait pas enchaîné deux succès. Ça prouve que le travail paye.

Cette double réception était capitale comptablement mais aussi mentalement...

On avait un peu loupé notre début de saison avec ce que match que l’on pouvait gagner à Pau et la prestation qui n’était pas du tout aboutie contre Brive. Tout le monde avait à cœur de se rattraper contre Toulon puis Castres. On n’avait pas battu les Castrais l’an passé et on savait qu’ils venaient pour nous défier. L’équipe a répondu présente.

On peut dire que l’Usap est presque dans les clous après cinq journées...

Si l’on avait gagné contre Brive, ça aurait été mieux tout de même. Il est crucial de choper des points dès le début de saison. En tout cas, on s’est rassuré sur ce que l’on était capable de produire.

Avec quelles ambitions allez-vous à Paris samedi ?

Le groupe va tourner mais nous monterons à Paris avec des ambitions, avec l’envie de performer et de continuer sur notre dynamique. Les joueurs présents sur la pelouse auront à coeur de se montrer.

L’Usap est-elle plus armée pour être compétitive avec une équipe mixte cette saison ?

A mon sens, le groupe s’est bien étoffé. Il y a du monde à tous les postes, ça pousse chacun à se dépasser. Ces matchs à l’extérieur où l’on fait tourner, entre guillemets, sont de bonnes occasions de le montrer et de se montrer. C’est le cas notamment pour les jeunes qui font bien le job.

Ce match face au Stade français a-t-il une saveur particulière ? L’an passé, Paris vous avait soufflé in extremis un succès à Aimé-Giral, en octobre, et il y avait eu la victoire de Brive, votre concurrent direct pour le maintien, à Jean-Bouin à la dernière journée...

Ça a un peu une saveur, oui. Je ne dirais pas qu’ils avaient laissé Brive gagner mais on avait été bien frustrés sur le coup. Le public nous en parle encore. Ne serait-ce que pour lui, il faudra mettre de l’intensité samedi.

D’autant plus que Paris ne semble pas intouchable : Bayonne, dernièrement, avait été proche de s’y imposer…

J’ai l’impression que sur le début de saison, aucune équipe n’est imprenable. Il y a beaucoup de résultats qui sont serrés. Les collectifs ne sont pas encore rodés, il y a des points à aller choper.

Personnellement, vous évoluez à un poste, deuxième ligne, qui a vu arriver des joueurs de qualité, Will Witty tout particulièrement. On a pu voir contre Castres que cette émulation était bénéfique : Witty a été très bon et vous réalisez dix plaquages à votre entrée en jeu...

C’est ce qui donne une bonne dynamique à un groupe. La semaine passée, Will a fait son premier match à Aimé-Giral. Il a bien marqué le coup et le public l’a félicité quand il est sorti. Quand je suis rentré, nous avons passé vingt minutes à défendre, il est logique que j’ai fait plein de plaquages. Mais le but n’est pas de tirer son épingle du jeu.

Depuis la saison passée, vous connaissez votre deuxième passage en Top 14 après la saison 2018-2019. Comment percevez-vous votre évolution ?

Lors de la première année, c’était surtout de la découverte, le fait de se retrouver face à des mecs que l’on voyait à la télé. L’an passé, je me suis rendu compte, comme d’autres, que je pouvais réaliser des choses, personnellement. Je commence à connaître le rythme et les attendus de ce niveau. Tout ça vient avec l’expérience.