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Patat : "Aujourd’hui, l’Aviron a une bonne image, les joueurs mouillent le maillot"

Patat : "Aujourd’hui, l’Aviron a une bonne image, les joueurs mouillent le maillot"

Le 24/11/2022 à 10:23Mis à jour

TOP 14 - Alors que Bayonne pointe à une surprenante sixième place avant d’aller défier Montpellier, le manager du club basque, Grégory Patat, évoque les clés de la réussite du début de saison des ciel et blanc et nous parle du visage de son équipe sur les matchs à l’extérieur.

Après dix journées, l’Aviron est sixième avec 25 points. Quelle importance accordez-vous à ce classement ?

Depuis le début de la saison, nous n’avons jamais parlé d’objectif de résultat. Nous voulons juste rester concentrés sur notre rugby et sur comment est-ce que l’on peut progresser ensemble. Après, c’est sûr qu’au début de saison, nous aurions tous signé des deux mains pour se retrouver dans une situation comme la nôtre. L’Aviron a remporté six matchs, est invaincu à Dauger, a gagné une rencontre à l’extérieur. C’est un bon début de saison. Mais nous sommes conscients de la dureté de ce Top 14. La marge entre toutes les équipes est infime.

Depuis que vous avez pris les commandes de cette équipe, estimez-vous que l’état d’esprit du groupe a changé ?

Je suis très content de son état d’esprit, sans parler de changement. J’ai toujours dit que ce groupe avait une très bonne relation au travail. Il est demandeur, compétiteur, a envie de progresser. D'ailleurs, le mot d’ordre à la reprise a été de se poser la question suivante : comment peut-on s’améliorer et progresser. Aujourd’hui, l’Aviron a une bonne image, les joueurs mouillent le maillot, ne lâchent jamais rien. Sur des scénarios de fins de rencontres compliquées, ils sont capables de renverser des situations. Nous avons refusé la défaite contre Perpignan ou le Racing. Nous avons su tenir le score face à d’autres équipes. Ça dénote qu’il y a des compétiteurs dans ce groupe.

Sentez-vous plus de confiance, en interne ?

Bien sûr. À ma prise de fonction, j’avais dit qu’il fallait que ce groupe gagne vite pour qu’il puisse croire au travail qui est fourni. Nous avons gagné nos deux premiers amicaux et, avec le temps, nous avons vu notre progression au quotidien. La victoire amène la confiance. C’est positif pour une équipe comme la nôtre, car tous les joueurs ne connaissaient pas forcément le niveau de ce Top 14.

Top 14 - Bayonne s'est imposé sur la pelouse de Clermont

Top 14 - Bayonne s'est imposé sur la pelouse de ClermontIcon Sport

Vous considérez-vous encore comme un petit, un promu de ce championnat ?

Oui, car nous le sommes factuellement ! Et les équipes qui vont venir à Dauger vont vouloir nous taper. Entre le quatrième et le quatorzième du classement, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de différence. Chaque match a son lot de surprises et peut avoir des scénarios imprévus.

Votre équipe a gagné à Clermont et a embêté plusieurs équipes à l’extérieur. Quelle a été la clé pour être performant en déplacement ?

Dès le début, j’ai dit qu’on allait préparer notre équipe pour challenger l’adversaire. Ça a été mon mot d’ordre, ma ligne conductrice, sans parler du résultat. Depuis le début de saison, je reprochais à ce groupe de ne pas avoir assez confiance en lui. Je savais qu’il était capable de faire de meilleures choses, qu’il pouvait challenger encore plus l’équipe en face.

Le fait de ne pas faire d’impasse à l’extérieur nécessite quelques sacrifices la semaine…

Exactement, les charges d’entraînement sont calculées. Nous avons dû réguler le temps d'entraînement de ceux qui ont beaucoup de temps de jeu. Aujourd’hui, nous avons un groupe assez conséquent à disposition. Ça va être bénéfique pour la suite, car ça va amener une émulation.

L’équipe est-elle plus décomplexée à l'extérieur ?

Je ne sais pas si on peut dire ça. Je pense plutôt que nous sommes en train de mettre des mots et des croyances sur ce que l’on fait. Notre jeu est bien identifié et nous essayons de l’améliorer chaque jour.

Où attendez-vous des progrès ?

Déjà, au niveau de la discipline. Nous sommes une équipe assez indisciplinée lorsque nous sommes mis sous pression. Notre défense, aussi, n’est pas là où on voudrait qu’elle soit. La conquête a été poussive, même si elle s’améliore. Ce sont ces points-là que nous voulons renforcer pour maîtriser plus notre sujet. Après, pour un promu, en attaque, nous rivalisons déjà avec les exigences et caractéristiques de ce championnat. C’est positif.

Top 14 - Camille Lopez (Bayonne) est un des grands bonhommes du début de saison

Top 14 - Camille Lopez (Bayonne) est un des grands bonhommes du début de saisonIcon Sport

Votre équipe va enchaîner onze matchs consécutifs, avec la coupe d’Europe au milieu. En Top 14, vous allez plus voyager (quatre fois) que recevoir (trois fois). Comment abordez-vous ces prochains mois ?

Ce ne sera pas du même acabit que le premier bloc, puisqu’il y aura la coupe d’Europe. Avec Loïc Louit (directeur de la performance, NDLR), nous avons quantifié la charge d'entraînement de chaque semaine, pour optimiser le potentiel physique de ce groupe. Il y aura certainement, en coupe d’Europe, des équipes différentes, car nous voulons continuer à voir des joueurs en compétition. Mais que l’on soit bien clair, ça ne veut pas dire qu’on fera des impasses. Nous voulons rester dans cette dynamique et, avec des joueurs différents, s’étalonner aux équipes qui se présenteront face à nous.

Vous allez à Montpellier samedi. Qu’attendez-vous de ce match ?

C’est un match de reprise. Montpellier joue la dépossession, est efficace dans la zone de marque. Il faut s’attendre à un gros combat devant, car le MHR est très dense et physique.

Espérez-vous des retours pour ce week-end ?

Non. Nous avons retrouvé nos internationaux, Swan Cormenier a rejoint l’équipe. Torsten Van Jaarsveld, touché au cartilage des côtes, est incertain. Jean Monribot est en phase de reprise. Quentin Béthune reprendra en janvier. Yan Lestrade et Arthur Duhau sont attendus pour le début d’année civile.

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