Icon Sport

Marty : "Avant Toulon, il y avait le spectre de 2018, on ne le cache pas"

Marty : "Avant Toulon, il y avait le spectre de 2018, on ne le cache pas"

Le 29/09/2022 à 10:09Mis à jour

TOP 14 - Une semaine après avoir vaincu Toulon, David Marty et les Perpiganais se préparent à un autre défi relevé face à Castres, samedi. L'entraîneur en chef de l'Usap revient sur l'importance du succès cotnre le RCT et se projette sur ce qui attend ses troupes samedi face aux vice-champions de France.

“C’est un énorme défi que l’on aura à relever samedi.” David Marty sait à quel point la barre sera haute pour ses protégés, à l’occasion de la venue de Castres à Aimé-Giral. L’adversaire, déjà, doit être considéré comme une menace de tout premier plan : “On reçoit le vice-champion de France, tout de même. On connaît toute la difficulté à affronter cette équipe. Elle est dure à manoeuvrer, elle se nourrit de pas grand-chose. En plus, après leur match contre Brive, les Castrais auront à coeur d'afficher un visage conquérant.” Un euphémisme tant les hommes de Pierre-Henry Brocan ont besoin de points et de certitudes après une entame de championnat mitigée.

Le challenge, côté sang et or, tient aussi dans la difficulté à rééditer une performance de haut vol, une semaine après la victoire logique face à Toulon (19-13). La saison dernière, Mathieu Acebes et ses partenaires n’étaient pas parvenus à enchaîner deux succès en Top 14 : “Nous y sommes juste arrivés en access-match, sans vouloir manquer de respect à Mont-de-Marsan. On s’est beaucoup interrogé là-dessus, sur les raisons de cette incapacité”, explique l’entraîneur en chef. Le passé est riche en enseignements. D'autant plus que le même cas de figure s’était présenté, en septembre 2021, avec deux réceptions de suite : les Catalans avaient vaincu Toulon au forceps, déjà, avant de craquer face à Pau. “On ne s’était pas lâché, on avait joué bridé”, se souvient le technicien.

"On a emmagasiné un peu de confiance"

Si l’Usap a grandi, si elle est plus armée mentalement et humainement, elle doit le prouver samedi en maintenant un même niveau d’agressivité et d’application d'une semaine à l'autre. “Il faut se rappeler comment on s’est préparé contre Toulon même si ce sera un tout autre match. Ce que je veux, c’est que l’on soit à 100 % engagement.” Contre le RCT, les Perpignanais n'avaient pas simplement remporté la bataille de l'agressivité. “Si je devais résumer le match de Toulon, je dirais que l’on a été tactiquement bons sous la pluie, ni plus ni moins. A part les deux dernières minutes, on a eu la sensation de maîtriser.” L'Usap a rassuré et s’est rassuré, provisoirement : “On a emmagasiné un peu de confiance. Il y avait le risque qu’on la perde, surtout, en cas de nouvelle défaite. Il y avait le spectre de 2018, on ne le cache pas. C’était dans nos têtes même si nous n’en avons parlé. D’ailleurs, ça peut encore arriver, il faut rester prudents..”

Pour toutes ces raisons, la venue de Castres constitue un autre tournant crucial pour la bande à Arlettaz, Marty et compagnie : “Un exploit ne permettrait pas de rattraper la bêtise de Brive mais on serait là où l’on espérait être après cinq journées. On serait sur le chemin, pas à côté." Le tout en étant privé de nombreux cadres : Sacha Lotrian (épaule), Victor Moreaux (Joaquin Oviedo (revenu touché à un mollet d'un Rugby Championship dont il n'a pas disputé une seule minute) et Kélian Galletier (en phase de reprise) sont encore indisponibles tandis que Jeronimo De La Fuente et Will Witty pourraient effectuer leurs débuts dans ce championnat. Toutes les énergies positives sont les bienvenues du côté d'Aimé-Giral.

Contenus sponsorisés