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Garbajosa sur son échec Montpelliérain "Il y a forcément eu des erreurs de commises"

Garbajosa sur son échec Montpelliérain "Il y a forcément eu des erreurs de commises"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 08/08/2022 à 11:11Mis à jour

TOP 14 - De ses réflexions au sujet de son échec montpelliérain aux tuiles de dernière minute constatées au sein de son effectif, de ses convictions sur le jeu à celles qu’il développe comme manager, « Garba » n’a éludé aucun sujet pour s’ouvrir quant à la saison à venir, dont les premières semaines s’annoncent symboliquement très chargées en ce qui le concerne...

Vous avez vécu le titre du MHR en tant que consultant pour Canal +. Comment l’avez-vous perçu ?

Lorsqu’on participe à un projet, c’est toujours dans l’optique de gagner quelque chose. J’étais convaincu qu’avec un peu de temps, le MHR avait une vraie chance d’y parvenir. Donc, forcément, je n’ai pas été surpris. Le recrutement auquel j’avais participé à l’époque avec Philippe Saint-André me semblait intelligent ; les jeunes que nous avions lancés comme Louis Foursans ou d’autres se sont montrés capables, avec un an de maturité supplémentaire, de gagner des matchs et des points en l’absence de Garbisi ou de Pollard. Cela a permis au club de conserver une dynamique lorsqu’il mettait au repos ses éléments clés et d’arriver frais pour les phases finales. À partir de là, les planètes se sont alignées. Même en l’absence de joueurs comme Cobus Reinach ou Paul Willemse. Les connexions qui existaient dans le vestiaire entre les joueurs leur ont permis de ne pas douter, de croire en leur rêve et de le réaliser. Donc, chapeau. Après, à titre personnel, ce succès de Montpellier me renvoyait aussi forcément à d’autres choses…

Lesquelles ?

Quand tu te dis que cette équipe est championne alors que tu as participé à la construire et que tu en avais pratiquement 80% entre les mains deux ans plus tôt, ça force à se questionner, à tirer un bilan de toi-même. Il y a eu de bonnes choses de faites, certes, mais il y a forcément eu des erreurs de commises. Je n’ai pas honte de l’admettre. La réussite de Montpellier l’an dernier a souligné les manques que j’avais à la tête de cette équipe, mais aussi les bonnes choses que nous avons mises en place à l’époque et qui ont peut-être participé, très modestement, à ce titre-là. Ce sont des choses qui ont peut-être été mises en place de façon trop autoritaire de ma part, à l’époque. Notamment en termes de préparation physique. Vous savez, la réussite, c’est tellement multifactoriel, ça peut prendre tellement de temps… Bien sûr, il ne faut pas non plus que cela en prenne trop, car les présidents et les actionnaires n’aiment pas ça. Mais si tu veux gagner du temps, il faut aussi être capable d’en prendre pour bien faire les choses.

Quoi qu’il en soit, Montpellier constitue aujourd’hui un superbe exemple à suivre pour le Lou, qui a réussi à surfer sur la vague du Challenge jusqu’au Brennus un an plus tard…

(il coupe) Ça serait quand même aller beaucoup trop vite en besogne que de penser que, parce que le Lou a gagné le Challenge, il va aussitôt imiter Montpellier la saison suivante. Le titre de l’an dernier a été une belle récompense du travail fourni par Pierre Mignoni auprès de cette génération dorée issue du club, qui a offert au Lou une véritable identité. Maintenant, de deux choses l’une : soit on se contente de ce titre, soit on s’en sert comme d’un tremplin. Le problème, c’est que tu peux imposer des objectifs en tant que président ou manager, mais que tu ne les atteindras pas sans l’adhésion profonde du groupe. In fine, seuls les joueurs ont la réponse au fond d’eux. Mais pour avoir vécu en tant que spectateur lambda le succès au Vélodrome l’an dernier, je pense que les joueurs ont encore en bouche ce bon goût de la victoire et veulent le retrouver.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien de Xavier Garbajosa sur midi-olympique.fr

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