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Beheregaray : "On sait de quoi le Racing est capable, on en a fait les frais les dernières années"

Beheregaray : "On sait de quoi le Racing est capable, on en a fait les frais les dernières années"

Le 06/01/2022 à 15:27Mis à jour Le 08/01/2022 à 20:14

TOP 14 - Meilleur marqueur de l’ASM Clermont, conducteur de maul et garant de la vie de groupe clermontoise, le puissant talonneur jaunard est peut-être dans la meilleur forme de sa carrière. Après la victoire face à Toulouse, il pense déjà à la suite, toujours avec cette humilité qui le caractérise.

Face à Toulouse, on a senti un collectif revigoré, un groupe qui tirait dans le même sens, est-ce que c’était un match clé pour vous ?

C’était un match hyper important oui, au classement d’abord. Comptablement, il nous fallait impérativement gagner à la maison, sachant qu'on a déjà perdu face à Castres en début de saison. Puis contre Toulouse, ça donne forcément envie de gagner, on connaît l’historique avec eux, c’est une motivation supplémentaire pour sûr. Maintenant, c’est à nous de confirmer : si on croit qu’on est arrivés parce qu’on a battu Toulouse, on se trompe ! Il faut se remettre en question chaque week-end.

Vous êtes déjà projetés sur la prochaine rencontre face au Racing donc ?

Oui, d’autant qu’on sait de quoi le Racing est capable, on en a fait les frais les dernières années (ndlr : 4 défaites sur les cinq derniers matchs). Ils ont un coup de moins bien en ce moment, mais on connaît la ligne de trois-quart qu’ils ont, ça peut vite être difficile, encore plus sur leur synthétique.

Vous n’aimez pas cette surface ?

Certains trois-quarts aiment bien, mais devant, on est 98% à détester ça (rires). Dans leur salle, il fait chaud et humide, le ballon est glissant. Puis les appuis et les rebonds, c’est vraiment différent.

Depuis l’arrivée de Jono Gibbes, vous sentez du changement ?

Oui forcément, comme à chaque nouvelle arrivée de coach, je crois, il apporte sa patte. Avec Jono, on travaille beaucoup les schémas de jeu, la lecture de ce qu’il se passe en face. On essaye d’être vraiment dans l’adaptation. Le discours a changé par rapport à Franck (Azéma). Après c’est normal ça faisait longtemps qu’il était là, maintenant on est sur un nouveau rythme, c’est bien aussi.

Top 14 - Jono Gibbes (Clermont) qui anime une opposition dirigée avec ses joueurs

Top 14 - Jono Gibbes (Clermont) qui anime une opposition dirigée avec ses joueursIcon Sport

Un nouveau rythme qui pourrait être enrayé avec le passe vaccinal ?

C’est un secret pour personne, il y en a deux qui ne sont pas vaccinés dans notre effectif, c’est Moala et Matsushima. On ne pourra pas se servir de ça comme excuse pour dire que ça a enrayé la machine puisqu’ils ont pas démarré contre Toulouse et on s’est quand même imposés.

Une victoire dans un stade bouillant..

Ça faisait bien longtemps que l'on avait pas vu le Michelin rempli comme ça. Ils étaient au moins 19 000 (18 735 exactement). Ils savaient que les jauges allaient être instaurées donc ils sont venus en nombre. Ils ont vraiment poussé et nous ont envoyé une énergie qui manquait ces derniers temps ! De les voir si impliqués, si présents ça nous a fait plaisir. Au milieu des actions, on les entend pas forcément, vu qu’on parle entre nous ou avec l’arbitre, mais dès qu’il y a un temps mort, une touche, une mêlée, c’est important. Ça met les poils.

Mais les jauges vont revenir ?

Quand ce sera à l’extérieur, j’ai presque envie de dire tant mieux. Mais à domicile, ceux qui seront là ils vont devoir se bouger !

A titre plus personnel, avec un nouvel essai au compteur (le cinquième de la saison), c’est aussi une satisfaction ce rôle de marqueur ?

C’est plutôt anecdotique pour moi. J’en ai mis 4 sur maul porté et au total j’ai 5 essais avec 0 mètres parcourus avec le ballon en main ! Là où c’est vraiment dur, c’est de faire des efforts sans ballon. Sur mon essai contre Toulouse, il faut souligner tout autant le travail d’Arthur (Iturria) qui met la pression sur Alexi Balès et qui lui fait faire cette erreur.

On se rappelle de votre triplé face à Biarritz sur maul porté, c’est une véritable arme de l’ASM ces groupés pénétrants..

On va dire que je leur jette des fleurs à nouveau mais c’est encore une fois les mecs devant qu’il faut féliciter. J’essaye de suivre au mieux en restant caché mais ce sont les autres qui me permettent de conduire derrière.

Un temps de jeu important, des performances abouties, est-ce l’année de la confirmation pour vous en rêvant peut-être un peu plus grand ?

Je vous vois venir. J’étais déjà en équipe de France en étant jeune, mais de là à en parler maintenant, c’est trop tôt pour moi. Quand on voit ce que font les deux toulousains, Bourgarit ou même Gaëtan Barlot, c’est costaud. Je ne vais pas vous dire que ça ne donne pas envie mais c’est bien trop tôt.

Vous êtes encore jeune..

Certes, mais ça passe très, très vite !

Le temps à l'ASM aussi passe très vite, votre contrat expire en juin. Une prolongation en vue ?

À ce stade, je suis en discussion avec le club.

On dit de vous que vous êtes un de ceux qui participent à la bonne ambiance du groupe, c’est important pour vous la convivialité, l’amitié, ce côté copains pour construire un groupe ?

Dans le rugby, c’est compliqué d’aller loin si tu as pas d’affect pour ton coéquipier. Quand tu as un mec de 120kg qui arrive droit sur toi et que tu te jettes sous les roues du camion pour empêcher ton petit trois quart de prendre un bus alors qu’il n'avait rien demandé, il faut de l’amitié je pense. Il faut créer cette amitié dans le rugby mais aussi en dehors. Même si on ne partira pas tous ensemble en vacances, il le faut pour que l’équipe soit la meilleure possible.

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