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Beheregaray : "Ces histoires de calendrier favorable, c’est de l’enfumage"

Beheregaray : "Ces histoires de calendrier favorable, c’est de l’enfumage"
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 28/04/2022 à 15:52Mis à jour

TOP 14 - Bien conscient que les chances de qualification de son équipe ne tiennent plus qu’à un fil et au prix d’un carton plein sur les trois prochaines journées, le talonneur de l’ASM, Yohan Beheregaray, veut pourtant croire jusqu’au bout aux chances des siens, même s’il se méfie de tous les adversaires...

On imagine qu’il vous a été difficile de rebondir après votre dernier échec à Castres...

Forcément, nous sommes revenus frustrés de ce déplacement, terriblement déçus de par la manière et surtout de par notre résultat. Après, il a fallu rapidement basculer car mathématiquement, tout est encore possible. Alors, même si on sait très bien qu’une partie de notre avenir dépendra des résultats des autres, on va continuer à se battre jusqu’au bout. On est des compétiteurs et on n’en est pas à notre premier échec non plus avec Clermont. La déception est une chose, mais on doit vite rebondir.

Avec cinq points de retard sur le dernier qualifiable, le seul avantage est que vous n’avez plus à réfléchir en matière d’objectifs comptables...

L’avantage, c’est qu’on ne peut plus calculer que comme ça. Sans parler des résultats des autres, on sait qu’on doit gagner nos trois matchs avec le bonus, sans quoi il n’y aura rien à espérer.

Des bonus qu’il faudra obtenir malgré une ligne de trois-quarts décimée...

Oui et non… Même avec une ligne de trois-quarts au grand complet, si on n’est pas propres en conquête et dominateurs dans les zones de ruck, on n’arriverait à rien. Pour nous les avants, la performance collective doit être la même. Après, qu’on marque derrière ou devant, tant qu’on marque…

Au rayon des bonnes nouvelles, l’ASM ne peut-elle pas au moins se targuer d’un calendrier plutôt favorable, du moins lors des deux prochaines journées ?

Pour moi, ces histoires de calendrier favorable, c’est de l’enfumage. On va affronter un Stade français décomplexé qui n’aura rien à perdre et jouera complètement libéré, puis on se déplacera à Biarritz pour leur dernier match à domicile en Top 14, où ils auront à cœur de finir leur saison en beauté. Et enfin, on jouera contre Montpellier à la 26e journée, qui viendra probablement chercher une demi-finale à domicile ! Alors, je ne sais pas vraiment si on peut parler de calendrier favorable nous concernant…

L’expérience de votre collectif peut-elle vous nourrir dans ce sprint final ?

Sur les six saisons que j’ai eu la chance de passer en pro ici, c’est la première fois que nous vivons cette situation. La plupart du temps, nous étions à la lutte pour les deux premières places, ou a minima bien placés dans le top 6. Et en 2018, la seule année où ne nous sommes pas qualifiés, nous savions depuis longtemps que nous serions éliminés. Mais être dans l’inconnue comme ça à trois matchs de la fin, personne dans l’effectif n’avait encore connu ça. Ça rajoute des inconnues, mais honnêtement, pas tant que ça. Notre job, c’est toujours d’être le plus performant possible sur le terrain, il n’y a que comme ça qu’on arrivera à quelque chose.

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