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Nyanga : "Gagner à Mayol n’est jamais anodin"

Nyanga : "Gagner à Mayol n’est jamais anodin"
Par Rugbyrama

Le 17/10/2021 à 09:17Mis à jour

TOP 14 - L’ancien troisième ligne de l’équipe de France, Yannick Nyanga aujourd’hui directeur sportif du Racing 92 est revenu en conférence de presse sur la victoire à Toulon mais se refuse à parler "d’acte fondateur".

Êtes-vous rassuré par ce succès à Mayol après votre victoire moribonde la semaine dernière contre Perpignan ?

Oui. Gagner à Mayol n’est jamais anodin. Après, dire qu’on est rassuré, non parce que malheureusement dans ce championnat les semaines se suivent et ne se ressemblent pas. Donc on est satisfait, c’est sûr parce qu’il faut forcément faire un très bon match pour gagner ici. Nous sommes très fiers d’eux. Le problème de ce championnat c’est que la semaine prochaine il y a Montpellier qui arrive, dès la semaine d’après il y a le Stade Toulousain et il va ensuite falloir aller à Brive. On sait que ce sont des équipes très difficiles à manœuvrer donc on n’a pas le temps de se relâcher. Nous sommes très contents de la progression collective de l’équipe mais on va être de nouveau testé la semaine prochaine.

Est-ce un acte fondateur de venir gagner ici ?

Non. On ne peut pas parler d’acte fondateur. Quand on connaît le Top 14, je l’ai joué et j’ai trop d’expérience pour savoir que ce championnat est un vrai marathon. Parfois un marathon on se sent bien au dixième kilomètre et si vous essayez d’accélérer un peu trop vite, un peu trop tôt, vous pouvez le payer. Le Top 14 c’est pareil. Je sais que ce n’est pas Rock’N Roll de dire match après match mais c’est la vérité. Quand on voit le Racing la semaine dernière et aujourd’hui, quel est le vrai Racing ? Je ne sais pas. C’est aux joueurs de le montrer et à nous de travailler tous les jours pour garder le visage qu’on a vu ce soir mais parler d’acte fondateur non. Il faut être humble à ce jeu et on va essayer de l’être.

Est-ce le match où vous avez fait preuve du plus de maîtrise collective ?

Notamment devant, c’est un des matches les plus abouti, oui. Mais même dans un match abouti on tremble dans les dernières minutes parce que les Toulonnais reviennent à 27-20 et que le match peut être tout autre pour plein de raisons différentes. Il faut avoir le triomphe humble. Nous sommes très contents d’avoir gagné ici parce que tout le monde ne gagnera pas à Mayol.

Comment expliquez-vous que vous ayez marqué en infériorité numérique et encaisser un essai contre une équipe à 14 ?

On voit les limites des statistiques et des chiffres. Ça n’engage que ceux qui y croient. C’est la preuve qu’il ne faut jamais se relâcher. C’est une leçon de ce match. Ça veut dire que quand on est en infériorité numérique on se dit que ça va être plus dur et on fait les efforts et quand eux sont à 14 on a tendance à se relâcher et se dire que ça va être plus facile. Mais il n’y a rien de facile dans ce sport et dans ce championnat. Nous sommes une équipe jeune et quand ils auront compris ça, avec le talent qu’ils ont et le travail qu’ils mettent, nous pouvons avoir de beaux jours devant nous.

Comment expliquez-vous que vous ayez eu plus de maîtrises en deuxième période ?

Dans la conduite du jeu, le staff a réglé deux ou trois trucs qui nous ont permis de mieux sortir de notre camp et de mieux tenir le ballon en deuxième période. Nous avons plus joué là où il y avait de l’espace. Il faut donner le crédit au staff technique qui travaille très dur. Le match est analysé en direct et on arrive à voir deux ou trois séquences où on les met à mal et le staff donne les informations à la mi-temps.

Quel regard portez-vous sur le match de votre jeune demi de mêlée Nolann Le Garrec ?

Nolann fait un bon match du début à la fin. Peu de personnes doutent de son talent. Sa grande force c’est qu’il apprend très vite. Je n’ai pas beaucoup vu de joueurs à cet âge-là qui avaient cette maturité. Même si j’en n’ai pas vu beaucoup, j’ai vu quelques joueurs avec ce talent qui n’ont pas eu la carrière qu’on leur prédestinait donc il faut l’aider, l’encadrer et l’accompagner.

Propos recueillis par Tristan Arnaud

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