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Une unité retrouvée mais une défaite face au Racing 92 : le paradoxe toulonnais

Une unité retrouvée mais une défaite face au Racing 92 : le paradoxe toulonnais
Par Rugbyrama

Le 17/10/2021 à 10:08Mis à jour

TOP 14 - Hué par le public après la victoire contre Brive samedi dernier, le RCT a montré un visage d’unité contre le Racing 92 malgré la défaite (20-27), premier revers à domicile depuis le 26 février dernier.

A Toulon tout est bien différent. Comme l’indique la devise du Rugby club toulonnais, rien ne se passe jamais comme prévu sur la Rade. Samedi soir, les hommes de Patrice Collazo ont souffert face au paquet d’avants du Racing mais ont montré des enchaînements offensifs, notamment au niveau des trois-quarts, inexistants depuis trois matches. "Ce soir, c’est peut-être notre prestation la plus aboutie, reconnaît le manager toulonnais en conférence de presse. Tout ça pour en arriver là... C’est le paradoxe. Il y avait du collectif et du liant ce soir. Il y avait beaucoup d’intentions mais ce n’était pas abouti parce qu’en première période nous avons eu beaucoup d’avancée et on a tenté des passes un peu impossibles".

Après un début de saison loin des ambitions du club avec une onzième place au classement et malgré une première défaite depuis huit mois à domicile, le groupe toulonnais a prouvé que l’unité tant recherchée ses dernières semaines avait été retrouvée. Car mené de 18 points à vingt minutes de la fin, et à 14 après le carton jaune reçu par Julien Ory pour un plaquage dangereux, les coéquipiers de Swan Rebbadj n’ont pas abdiqué. Ils sont repartis s’attaquer à une défense francilienne n’ayant ouvert aucune brèche jusque-là. Et en infériorité numérique, ils ont trouvé les ressources pour marquer un essai tout en puissance avant de récidiver à la 77e suite à un magnifique mouvement collectif conclu par Duncan Paia’aua.

"Ce soir, pour la première fois depuis le début de la saison, j’ai vu un collectif. Nous l’avions vu de manière sporadique contre le Stade-Français. Mais je les ai trouvés bien ensemble ce soir. J’ai trouvé qu’ils avaient envie de produire ensemble, d’aller dans le même sens, de donner le ballon aux copains. C’est quelque chose que nous n’avions pas vu depuis longtemps. Ça ne paye pas ce soir, mais on passe tellement d’un extrême à l’autre…", ajoute Collazo. L’après-match n’a pas non plus donné tort à l’ancien pilier. Après la sirène, le groupe s’est retrouvé sur la pelouse de Mayol. Serré comme un seul homme, il a écouté les mots de l’ouvreur Anthony Belleau puis de Raphaël Lakafia, montrant l’image d’une équipe à nouveau unie. Les discussions des dernières semaines et les propos sans langue de bois de leur président Bernard Lemaître semblent avoir remis tout le monde dans le sens de la marche.

Top 14 - Facundo Isa (Toulon)

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"Quand on s’enferme dans une pièce, qu’on met un tour de clé et que l’on s’explique, qu’on dit les choses comme elles doivent être dites, moi je n’ai pas de soucis, précise Patrice Collazo. Quand vous êtes menés par plus de 20 points d’écart et quand on connaît la qualité du Racing à l’extérieur, revenir dans les clous comme on l’a fait, je me dis que ce soir, sur le plan comptable c’est zéro, mais sur la dimension collective… J’attends de voir le week-end prochain". Pour le trois-quart centre Thomas Salles, il faut surtout tirer les enseignements de cette défaite pour rebondir dès le week-end prochain à La Rochelle : "Je ne sais pas si on peut dire qu’un groupe est né ce soir. On s’est dit des choses, on s’est montrés fidèles à ce que l’on voulait faire ce soir. C’est positif et il faut garder cela. Maintenant, on apprend dans les défaites et on va voir ce que l’on a fait de mal pour ne pas gagner ce match. On va essayer de construire dessus pour la suite".

Reste donc à enchaîner ce type de performance week-end après week-end pour remonter au classement. Car les Toulonnais accusent désormais du retard dans la course aux barrages. Et après deux matches à domicile soldés par quatre points encaissés, ils vont devoir s’imposer à l’extérieur. Une prouesse que le RCT n’a plus réalisée depuis le 20 février dernier à Pau.

Par Tristan Arnaud

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