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UBB : des points de détail à régler

UBB : des points de détail à régler

Le 29/09/2021 à 11:19Mis à jour Le 29/09/2021 à 14:16

TOP 14 - Le match contre Brive, même victorieux a mis en avant les difficultés de l'UBB dans ses premières mi-temps. L'absence du bonus questionne Christophe Urios qui souhaite régler ce problème de carburation, avant d'aller affronter le LOU à Gerland.

Si beaucoup ont retenu la "punchline" glandulaire façon "Grandes Gueules" de Christophe Urios, la phrase de Mahamadou Diaby résume mieux le match contre Brive et aussi, le problème actuel de l'UBB. "Dieu merci, un match de rugby, ça dure 2 mi-temps !" lançait avec humour, le 3e ligne bordelo-béglais. Et Dieu merci, l'Union sait se ressaisir dans les 40 dernières minutes. Car depuis le début de la saison, les démarrages de l'équipe girondine sont poussifs. À Biarritz, contre le Stade Français, à Castres, contre Brive, aucun essai dans la musette lors de la première mi-temps pour les Bordelo-Béglais.

Top 14 - Les joueurs de l'Union Bordeaux-Bègles se réunissent

Top 14 - Les joueurs de l'Union Bordeaux-Bègles se réunissentIcon Sport

Ce qui chagrine le coach de l'UBB, ce sont les points laissés en route et au soir de la victoire contre des Brivistes accrocheurs en diable, cela l'agaçait prodigieusement : "Ce qui est important, c'est le planchot. On n'a pas réussi à faire ce que l'on avait à faire. Voilà. Et ça fait plusieurs fois." Et d'énumérer les occasions laissées en route : "Aujourd'hui, on est en retard. Quand tu es en retard, à partir de la première journée, il faut arriver à prendre tout ce qui est à prendre. On n'a pas su le faire à Castres, là encore, on ne sait pas le faire. Il faut être exigeant, beaucoup plus exigeant que ça." À bien écouter, c'est donc plus de 3 points qui manquent à l'UBB dans son tableau de marche.

"C'était à 2 à l'heure"

Ainsi, les matchs de l'Union se ressemblent depuis le début de saison : démarrage façon vieux diesel, on s'accroche au score à la mi-temps et accélération en 2e mi-temps. Contre Brive, le scénario a été malheureusement respecté : "C'est bien parce qu'on a gagné" indiquait Yann Lesgourgues, samedi soir. "Mais si on fait ça toute la saison, cela va être compliqué contre les grosses équipes." Et à Lyon, un tel déroulé pourrait coûter cher à l'équipe girondine. Ceci dit, il n'y a pas péril en la demeure et les discours étaient plus posés cette semaine. Cyril Cazeaux considérait que "c'est le début de saison. Tout le monde a besoin de points".

Christophe Urios est revenu lui sur les raisons de cette prestation à mi-temps et demande plus d'exigence à ses joueurs : "Cela pourrait s'appeler la culture de la gagne. La culture de la gagne, il a 3 choses qui la développent. La première, c'est avoir confiance en toi. La 2e, c'est de ne pas chercher d'excuses et la 3e, c'est l'envie de progresser. Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est l'envie de progresser ;alors que cela fait partie des choses que l'on a identifiées comme importante pour nous, dans le processus d'avancée du club et de l'équipe. On a besoin d'être plus exigeant. Cela passe par des entraînements de qualité avec moins de déchets. Cela passe par une implication tout temps." Entre faute de main, mauvais placement, l'UBB a surtout manqué de rythme pour emballer ce match parti comme un grand prix de formule 1 sous safety car.

"La première mi-temps, elle ne démarre pas en fait, confirme Christophe Urios. Elle démarre pas par le coup d'envoi, par nos lancements, par la vitesse que l'on voulait mettre. Brive mettait beaucoup de temps pour faire une touche, une mêlée. Mais bon ça, c'est leur droit. Ils font ce qu'ils veulent ,les mecs. Et nous on était aussi dans ce truc. On dormait. C'était à 2 à l'heure. Et quand il y avait des moments où on pouvait mettre de l'intensité, il y avait des scories."

Lyon, nouveau révélateur

Le début de saison bordelo-béglais n'est pas pour autant négatif. D'autres clubs aimeraient bien compter 2 victoires et un nul en 4 matchs. Ce point de bonus non obtenu contre une équipe de Brive qui devrait poser des problèmes à bien d'autres, aura pour autant souligné les faiblesses du XV girondin dans les entames de match. "La 2e mi-temps, elle est meilleure parce que tu as plus de détermination. Mais bon, ce ne serait pas marrant, si tout était réglé le 28 septembre." ajoutait le coach. Le déplacement à Gerland, face à un Lou, lui aussi absent pendant une mi-temps au Racing, aura des allures de 2e test, après celui de Castres. Cyril Cazeaux le sait : "Cela va être la même chose. C'est une grosse équipe qui a des qualités à tous les postes. Devant, ils ont un très gros pack. Derrière, ils ont des joueurs qui sont individuellement très forts. Cela va être un match complet sur toute l'équipe."

Top 14 - Ben Lam (Union Bordeaux-Bègles) après son essai face à Brive

Top 14 - Ben Lam (Union Bordeaux-Bègles) après son essai face à BriveIcon Sport

Le terrain synthétique de Gerland influera forcément sur la teneur du match. L'Union s'est entraîné toute la semaine sur cette surface si propice à un jeu rapide. "Quand tu joues au rugby, avec les avions de chasse que tu as partout, sur un synthétique, ce n'est pas le même sport. Cela va aller beaucoup plus vite. On sent que Lyon recherche la vitesse, le jeu debout, beaucoup de passes, chercher les espaces. Il faudra que l'on soit capable de s'adapter à ça." Christophe Urios n'oublie pas aussi, que l'an dernier, le Lou les avait « écrasées ». Un détail qui ne sera pas " un levier " pour l'entraîneur bordelo-béglais qui souhaite avant tout retrouver son équipe plus constante : "Il faudra être plus exigeant, plus fort sur un match complet et ne pas être tout le temps à réaction."

L'UBB pourra compter sur quasiment l'ensemble de son effectif, excepté ses internationaux argentins et sud-africains et un Vadim Cobilas, toujours malade. Contre une équipe du Lou "forte sur sa ligne d'avantage, par sa densité, sa façon de jouer au rugby, très directe", L'Union aura une occasion de régler ces fameux points de détails ou aller en chercher...

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