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Ramos : "Il faut se regarder dans une glace"

Ramos : "Il faut se regarder dans une glace"

Le 19/02/2022 à 19:07Mis à jour Le 19/02/2022 à 19:09

TOP 14 - Libéré par le staff du XV de France, l’arrière international Thomas Ramos a retrouvé du rythme en disputant l’intégralité du match à Pau. Mais la sixième défaite de rang du Stade toulousain en Top 14 est venue gâcher ce plaisir. Avant de repartir à Marcoussis, l’intéressé appelle à la mobilisation générale pour relever la tête.

Quel est le sentiment qui domine après cette nouvelle défaite ?

La frustration, comme toujours quand on perd. Mais aussi parce qu’on va trop souvent des les 22 mètres, voire dans les 5 mètres, sans marquer de points . Ça coûte cher à la fin. Les coachs ont parlé dans les vestiaires et nous ont dit qu’on avait eu sept ballons portés devant la ligne adverse. À l’arrivée, zéro dedans, et un en-avant dans l’en-but. Mais cela n’enlève rien à la performance de Pau qui, sur les vingt premières minutes, a été très costaud et nous a mis à mal.

Pourtant, ce match aurait pu basculer en votre faveur...

Il y a eu deux faits de jeu, avec deux cartons rouges sur lesquels il n’y a pas à discuter. Cela nous a permis de jouer de plus loin, d’enchaîner les phases de jeu mais cela n’a pas suffi.

Avez-vous trop douté ?

À quinze contre treize, je ne pense pas qu’on ait douté. On met deux essais et le deuxième vient après pas mal de phases de jeu. C’est plus facile de davantage relancer à deux joueurs de plus. Mais dès le coup envoi, nous sommes mis sous pression, avec une grosse séquence défensive à tenir. Derrière, on craque et on encaisse deux essais coup sur coup. On a eu les occasions pour revenir au score, notamment en première mi-temps, mais il nous manque de dominer plus l’adversaire. Ce qui est embêtant, c’est de ne pas concrétiser tout ce temps passé dans les cinq mètres adverses. C’est le point très noir, autant pour les avants que les trois-quarts.

L’en-avant de Santiago Chocobares sur la ligne d’en-but adverse est symptomatique…

Lui ne s’attend peut-être pas à ce que je lui fasse la passe et se prépare peut-être à faire le ruck. On ne peut incriminer personne. Mais, si on marque sur le ballon porté à la fin, on n’en parle même pas.

Regrettez-vous de ne pas avoir pris les points au pied en première mi-temps ?

Il y a une possibilité à 10-3, avec une pénalité sur les vingt-deux mètres, à dix mètres de la touche. Après, quand on est menés 17 à 3, c’est plus compliqué car on a besoin de marquer un essai. Sur la première, la question se pose, mais on se sentait forts devant. On a fini deux fois presque dans l’en-but sur le coup. Ça fait ch…

Pourquoi avez-vous tenté de jouer au pied sur une situation à l’entrée des 22 mètres adverses en fin de match ?

Cela va très vite et mon regret vient de la très mauvaise exécution. Il faut se regarder dans la glace, c’est vrai pour les autres et pour moi. Si le ballon finit dans les bras de Matthis (Lebel), il est tout seul. Mais Elliott Roudil défend bien. La solution la plus simple aurait été de donner le ballon.

Vous êtes-vous trompés stratégiquement au moment d’aller chercher la victoire ?

On a peut-être un peu trop insisté devant. Eux ont bien défendu sur les ballons portés. Il faut que le demi de mêlée ait les mains sur le ballon pour éjecter rapidement mais on doit continuer à travailler. Maintenant, soit on bascule du bon côté, soit du mauvais. Sans prétention, ce n’est pas de notre niveau de basculer du mauvais. On n’a pas le droit.

Que vous inspire ces six défaites d’affilée en Top 14 ?

Le Stade toulousain n’a jamais connu une telle période de défaites. On a gagné par le passé et il faut savoir perdre maintenant. Mais il faut surtout se regarder dans une glace, voir ce qu’on fait de bien et de pas bien. Mais voir également ce qu’on fait de moins. On en fait peut-être un peu moins. Pendant ce temps, les autres en font plus et nous passent devant.

Est-ce la période la plus dure à vivre depuis que vous êtes dans ce groupe ?

Oui. Je n’étais pas là pendant trois semaines, j’ai pris du plaisir à jouer avec mes partenaires mais on sent qu’il n’y a pas le truc en ce moment. Il y a moins de sourires, moins l’esprit de gagner car on perd et les séries de victoires nous manquent. Mais nous ne sommes pas derniers, même si on aurait peut-être pu sortir des six. Il y a toujours un match en retard qu’il faudra gagner (contre Montpellier, NDLR). On reçoit Bordeaux-Bègles aussi le week-end prochain. Il faut se dire que la défaite à la maison est désormais interdite et qu’il faudra prendre des points à l’extérieur.

À titre personnel, malgré cette défaite, était-ce bénéfique d’avoir du temps du jeu avant de repartir à Marcoussis, vous qui en manquiez ?

Oui, ça fait du bien. Sur le dernier mois, j’ai très peu joué. S’entraîner, c’est bien, mais pour avoir du rythme, il faut jouer des matchs. C’était un peu dur à la fin mais ça fait du bien. Le seul point négatif, c’est la défaite. Je vais remonter là-haut et j’espère de tout cœur voir une victoire des copains à la télé le week-end prochain.

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