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Technique : ping-pong gagnant pour le MHR

Technique : ping-pong gagnant pour le MHR

Le 19/06/2022 à 11:34Mis à jour Le 19/06/2022 à 15:15

TOP 14 - Plus patients et efficaces que l’UBB dans les échanges de ping-pong rugby, les Montpelliérains se sont appuyés sur leur science du jeu de pression et leur défense pour enrayer la machine girondine.

C’est avec l’oeil pétillant et le sourire des bons jours que Philippe Saint-André quitta, aux alentours d’une heure du matin, le stade de l’Allianz Riviera. Avec ces propos en guise de conclusion à sa conférence de presse : "on ne fait pas tout mieux que tout le monde, mais on a quelque chose, cette saison."

Ce quelque chose ? Rien moins qu’une étonnante rage de vaincre et surtout une stratégie parfaitement comprise et adoptée par tous ses joueurs, à savoir un jeu de pression pas forcément glamour pour le grand public, certes. Mais tellement efficace lorsqu’il est servi par un premier riddeau aussi dense, ainsi que par les pieds des Bouthier, Garbisi et autres Paillaugue… La preuve ? Elle est que c’est à la suite d’une énorme pression imposée par Serfontein sur Buros que les Héraultais inscrivirent leur premier essai par Rattez.

De quoi refroidir toutes les ardeurs girondines et leur propension à prendre des risques... "On a manqué de solution face à cette défense de Montpellier et cela a généré beaucoup de frustration de notre côté, admettait l’ouvreur girondin Matthieu Jalibert. On a eu l’impression de tomber contre un mur. On avait observé que leur défense était très serrée et laissait sr les extérieurs des espaces que nous souhaitions exploiter, mais nous n’avons jamais réussi à bénéficier des ballons rapides pour mettre notre plan à exécution car ils ont dominé toutes les collisions. Si bien qu’on est rentré dans ces échanges de jeu au pied stériles qui n’ont que rarement tourné à notre avantage."

La quête du 50-22

CQFD. Car ce sont en effet les Montpelliérains qui réussirent à dominer la majeure partie des échanges de ping-pong rugby, en trouvant des espaces l’axe ou carrément par le biais de touches indirectes, lesquelles ont généré pas moins de trois "50-22".

"On connaît cette règle qui est en vigueur depuis le début de la saison ce serait stupide de notre part de ne pas chercher à en profiter au vu de nos atouts, souriait Benoît Paillaugue. Nous bénéficions de plusieurs angles de frappe à travers nos botteurs et d’une défense efficace qui nous permet de récupérer des ballons, autant en profiter pour essayer de maintenir nos adversaires dans leur camp, et si possible y récupérer la possession." Une stratégie de l’étouffoir que les Héraultais partagent d’ailleurs pour beaucoup avec leurs futurs opposants castrais...

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