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Kerr-Barlow : "Si le staff de l'Australie m’appelle, j’irai sans hésiter"

Kerr-Barlow : "Si le staff de l'Australie m’appelle, j’irai sans hésiter"
Par Rugbyrama

Le 24/08/2022 à 08:29Mis à jour Le 24/08/2022 à 08:32

TOP 14 - Pour sa sixième saison à La Rochelle, Tawera Kerr-Barlow arrive au pic de sa carrière. À trente-deux ans, le demi de mêlée rochelais s’est confié sur la prochaine saison des Maritimes et son envie de jouer pour l’Australie, grâce à la nouvelle règle de World Rugby.

Tawera Kerr-Barlow est-il plus jaune que noir ? Le demi de mêlée rochelais n’a plus porté le maillot des All Blacks depuis le 14 novembre 2017, lors d'un test-match face au XV de France. Après avoir mis les voiles à destination de La Rochelle, l’ancien gestionnaire des Chiefs savait qu’il ferait une croix sur le haka. Presque cinq ans plus tard, TKB ne regrette rien. "La Rochelle c’est une famille avec un public énorme. C’est un club fantastique, chaque année on arrive à créer une très bonne atmosphère avec les joueurs. Au-delà des qualités rugbystiques, c’est très important d’avoir des bonnes personnes. Ma femme et moi nous sentons très bien ici alors c’était facile de rester". Le maillot noir rangé dans la boîte aux souvenirs, Tawera Kerr-Barlow postule aujourd’hui pour… les Wallabies.

Depuis novembre 2021, World Rugby a décrété qu’un joueur pouvait changer d’équipe nationale une fois dans sa carrière avec les conditions suivantes : ne plus jouer depuis trois ans dans son ancienne sélection et avoir un parent natif de la "nouvelle" sélection. Nés de parents australiens, avec une mère internationale australienne, et avec une dernière cap en noir il y a cinq ans, Tawera Kerr-Barlow est éligible aux Wallabies. L’idée de porter le maillot doré serait d’ailleurs une grande fierté pour TKB. "À l’inverse de la Nouvelle-Zélande, l’Australie a une règle permettant aux joueurs qui sont à l’étranger d’être quand même sélectionnables. Je suis disponible pour jouer pour les Wallabies ! Je suis né là-bas j’ai beaucoup d’attaches dans ce pays et si le staff m’appelle j’irai sans hésiter. Ce serait une grande opportunité mais pour l’instant je suis concentré sur La Rochelle" explique le natif de Melbourne, aujourd’hui pleinement rétabli de sa blessure à la main.

Tawera Kerr-Barlow (Nouvelle-Zélande) lors de sa dernière sélection face à la France

Tawera Kerr-Barlow (Nouvelle-Zélande) lors de sa dernière sélection face à la FranceIcon Sport

"Je veux être un leader vocal"

Le piège était parfait. Quelques jours avant la finale de Champions Cup, Ronan O’Gara avait fait miroiter à l’Europe du rugby que Tawera Kerr-Barlow pourrait jouer la rencontre avec un gant spécial. Victime d’une fracture de la main lors de la demi-finale européenne, le numéro 9 néo-zélandais aurait guidé ses coéquipiers par magie. Trois mois plus tard, avec une médaille en poche, l’ancien All Black est pleinement rétabli. "Ma main est complètement soignée, j’ai juste quelques soucis à mon épaule mais je suis très confiant à l’idée de revenir sur les terrains dès la première journée du Top 14". TKB doit encore passer quelques examens mais le maestro maritime semble déjà prêt à entamer sa sixième saison en jaune et noir.

L’ancien joueur des Chiefs a pris part à vingt-huit rencontres la saison passée et s’est installé en tant que cadre au fil des années. Mais le numéro 9 admet que son principal axe de progression reste l’apprentissage de la langue française pour "devenir un véritable leader vocal" : "C’est un domaine où je veux vraiment m’améliorer. Je sais que je dois encore plus parler pour être plus efficace, donc c’est quelque chose que je travaille énormément". Une langue que le maori pourra continuer d’apprendre pendant trois ans, le numéro 9 rochelais a prolongé son bail en Charente-Maritime jusqu’en 2025.

Par Clément LABONNE

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