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Retour sur terre à Chaban pour l'UBB

Retour sur terre à Chaban pour l'UBB

Le 08/09/2021 à 17:20Mis à jour

TOP 14 - Après la déception biarrote, L'UBB veut retrouver ses bases à Chaban-Delmas devant son public. Pour "effacer l'ardoise", le club girondin compte sur le soutien de ses spectateurs pour cette rencontre contre le Stade Français.

C'est plus qu'un symbole, presque un retour aux sources. L'entraînement du mardi, traditionnellement effectué sur la pelouse de Moga, a été délocalisé au stade Chaban-Delmas. "Il n'y a pas de lien avec la défaite de Biarritz" assure Christophe Urios. "Il y a un petit moment que l'on ne l'avait pas vu. Pour nous, c'est une façon de reprendre possession des lieux, de changer aussi par rapport à la semaine de travail." L'écrin ovale bordelais est surtout idéal pour remettre les pendules à l'heure et "retomber sur terre" selon la formule franche d'un des leaders des lignes arrières, Rémi Lamerat.

Le talonneur Clément Maynadier constate aussi franchement les manquements de l'équipe dans le chaudron Biarrot et réagit à la formule de son trois-quart : "Oui, c'est sûr. Après, je ne sais pas si on était en l'air, si on s'est cru arrivé. Après, voilà, on n'a pas été bons. Collectivement, on n'a pas été bon. Individuellement, on n'a pas été bons. Rugbystiquement, on n'a pas été bons, pas intelligent. On a été pris dans tous les secteurs à Biarritz. La claque, on la prend maintenant. À nous de réagir." La défaite à Aguiléra aura eu le mérite de mettre tout de suite le groupe bordelo-béglais devant ses responsabilités. L'UBB est désormais attendu et ne pourra se passer d'une des vertus cardinales du rugby : l'engagement. Le manager sportif du club ne pense pas autrement : "Non, je ne l'ai pas compris. On l'a constaté. Après, il y a tout un tas de choses qui interviennent. On a effacé l'ardoise aujourd'hui. On n'est plus dans Biarritz. On est plutôt dans la préparation du Stade Français. On sait pourquoi on n'a pas réussi à gagner le match. On a eu beaucoup moins d'envie de remporter le match que Biarritz. Voilà."

A Chaban pour "lancer notre Top 14"

Aussi, quoi de mieux que de revenir sur ses terres pour solder ce match où pas grand-chose n'a fonctionné ? Christophe Urios veut y "lancer notre Top 14". Et Clément Maynadier se veut aussi réaliste et franc sur la situation de l'équipe : "Sur ce match, on a été pris sur beaucoup de secteurs. On en a discuté entre nous. Maintenant, c'est le premier match de l'année. Si on se met la rate au court-bouillon maintenant, la saison va être longue. Il en reste encore 25 à jouer. On va avoir un ulcère. On en a discuté, on en a parlé. On l'a soldé. Maintenant, on est tourné vers le grand défi qui nous attend samedi, qui est la réception du Stade Français."

Et pour affronter "cette belle équipe", l'Union compte sur le public de Chaban-Delmas et l'ambiance de ce stade, qui leur a tant manqué l'an dernier. "On veut avoir du monde parce qu'on en a besoin" explique Christophe Urios. "On n'a été pas surpris parce qu'on l'avait intégré, mais à Biarritz, c'était chaud. Et on n'a plus l'habitude de ça. Je trouvais qu'il y avait une vraie communion entre le public de Biarritz et son équipe. Son équipe a réussi à partager ses émotions avec eux. Donc on a envie qu'ils nous attendent quand on va arriver. On a envie qu'ils chantent quand on va lancer le match. Et on a envie de faire chanter Chaban. On a envie de partager un grand moment pour affronter cette belle équipe." Clément Maynadier rêve aussi d'un "Chaban rempli. C'est fabuleux, c'est magique."

Avec les Internationaux

Pour lancer sa saison par une victoire, l'équipe girondine devra triompher d'un Stade Français battu d'entrée à domicile par le Racing. Et pas besoin d'être grand devin pour affirmer que le seul appui du public ne suffira pas pour faire plier l'équipe de Gonzalo Quesada. "On sait que cela va être une équipe revancharde, que c'est une équipe qui va s'appuyer sur des choses assez simples du jeu, c'est-à-dire la conquête directe, une grosse pression par le jeu au pied qu'ils savent très bien faire et une grosse pression dans le jeu d'occupation." précise le manager girondin.

Top 14 - Urios (Bordeaux-Bègles).

Top 14 - Urios (Bordeaux-Bègles).Icon Sport

Et d'avertir : "Si on est aussi peu intelligent, organisé et précis qu'on l'a été à Biarritz, on sera en difficulté. Il faudra que l'on soit capable d'intégrer le jeu au pied d'occupation, le jeu au pied de pression. Tout ça, on l'a intégré, on l'a fait. Cela faisait aussi partie de la thématique de préparation." L'UBB pourra aussi compter sur ces trois joueurs partis en tournée avec l'équipe de France. Le retour de Cameron Woki et de Cyril Cazeaux devrait solidifier un peu plus un pack bordelais soumis à rude épreuve à Aguiléra. Quant à Romain Buros, nul doute qu'il piaffe d'impatience de retrouver les terrains, après un voyage austral sans aucune minute de jeu. La bonne nouvelle aussi, c'est le retour de Ben Tameifuna à droite en l'absence d'un Cobilas malade. De quoi donner une assise supplémentaire à la mêlée face au Paul Alo-Emile et autres Kakovin.

Retour sur ses terres

L'Union prépare avec impatience ce 2e match du championnat. Elle le fait dans une ambiance "Studieuse, travailleuse, enthousiaste de revenir à Chaban. Cela suffit comme superlatif ?" décrit Clément Maynadier. La rencontre contre un Stade Français revanchard et un club girondin "revanchard" aussi, devrait marquer le retour de l'Union sur ses terres et surtout sur terre. D'ailleurs, l'UBB rendra hommage à un de ses anciens joueurs, l'emblématique Blair Connor ce jour là.. Quoi de mieux pour fêter l'ancien ailier supersonique australien qu'une victoire devant des milliers de spectateurs ?

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