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Travers : "Il fallait que tout le monde se réveille"

Travers : "Il fallait que tout le monde se réveille"

Le 26/09/2022 à 16:02Mis à jour Le 26/09/2022 à 16:22

TOP 14 - Peu après avoir confirmé l’arrivé de Stuart Lancaster au Racing, Laurent Travers, qui deviendra président au printemps 2023, a expliqué les raisons de ce changement quasiment inédit dans l’organigramme du club francilien.

En ont ils eu marre que le Racing apparaisse toutes les semaines dans le coeur de nos rubriques "tranferts" ? Ont-ils finalement considéré qu’il était plus que temps que le club francilien bascule enfin dans la saison en cours et ne soit plus "pollué", façon de parler, par des rumeurs, avérées ou pas d’ailleurs ? Toujours est-il que ce lundi après-midi, dans les locaux du centre d’entraînement du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti et son patron sportif Laurent Travers ont organisé une conférence de presse afin de présenter l’organigramme du club pour les prochaines saisons. Sans surprise, c’est donc l’ancien sélectionneur anglais Stuart Lancaster qui dirigera, sauf accident, l’entité francilienne jusqu’au printemps 2027.

En préambule, Jacky Lorenzetti expliquait : "Je suis président du Racing depuis 15 ans. Au fil de cette période, le Racing a connu deux entraîneurs, Pierre Berbizier pendant cinq ans et Laurent Travers pendant dix ans. Ensemble, on a hissé le club de la Pro D2 jusqu’au Top 14, on a fait 15 quarts de finale, neuf demi-finales et quatre finales toutes compétitions confondues. Aujourd’hui, nous souhaitons que le Racing continue à évoluer au plus haut niveau et personnellement, l’horloge biologique tourne (il a 74 ans, N.DL.R.) : je dois gérer une entreprise viticole, une exploitation agricole, une société immobilière et la salle de spectacle de l’Arena. Je souhaite donc redéfinir le volume de mes activités. Et puis, le troisième volet concernait l’évolution de la carrière de Laurent Travers." Celui-ci enchaînait : "Je remercie le président de la confiance qu’il m’a témoigné. Pour tenter de donner un nouvel élan au club, on a ainsi choisi d’arrêter notre collaboration côté terrain et de mettre en place un nouveau staff." Désormais, il faudra donc appeler Laurent Travers "président du directoire" quand Lorenzetti, lui, prendra le conseil de surveillance et restera le principal actionnaire du club.

" Lorenzetti : "Je veux pas faire d’hypothèse malsaine mais si ça ne marche pas avec Stuart, Laurent Travers pourra toujours assurer l’intérim""

Au sujet de Lancaster, choisi par Travers lui-même, ledit "Toto" concédait : "Nous voulions une nouvelle vision pour notre cadre sportif et mettre un coup de fouet sur ce qui avait été fait. Ces derniers mois, nous avons reçu une dizaine de candidatures et avons retenu celle de Stuart Lancaster. Il connaît très bien le haut niveau, a eu beaucoup de titres à la tête du Leinster. J’espère qu’il nous permettra de continuer à surfer sur la crête de la vague."

Pour l’anecdote, un engagement a été pris des deux parties : Stuart Lancaster apprendra le français et Travers tentera d’améliorer son "côté britannique". Par ailleurs, le technicien anglais choisira le recrutement et Laurent Travers négociera les contrats. Mais celui-ci aura-t-il du mal à tourner la page ? Il assure que non : "Déjà, j’ai la saison à finir et j’espère qu’elle finira en apothéose. Cette décision a été mûrement réfléchie. Elle est totalement assumée. Chez moi, il y a désormais plus d’excitation qu’autre chose. Vous savez, il fallait que tout le monde se réveille. Il fallait une nouvelle dynamique". Jacky Lorenzetti appuyait : "Laurent Travers a eu mal au ventre plusieurs nuits, moi aussi d’ailleurs. C’est une page importante de notre vie qui se tourne, puisqu’une réelle amitié nous lie. […] C’est bien de pouvoir compter à la présidence sur un ancien entraîneur. Je veux pas faire d’hypothèse malsaine mais si ça ne marche pas avec Stuart, Laurent Travers pourra toujours assurer l’intérim".

A priori, Stuart Lancaster ne viendra pas accompagné d’un staff et fonctionnera avec les hommes en place (Dimitri Szarzewski, Rory Teague, Didier Casadéi) et ceux qui arrivent, comme le directeur de la performance du XV de France, Thibault Giroud.

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