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Pour l'UBB "c'est une nouvelle saison qui démarre", explique Urios

Pour l'UBB "c'est une nouvelle saison qui démarre", explique Urios

Le 23/03/2022 à 14:40Mis à jour Le 23/03/2022 à 15:12

TOP 14 - Une bonne semaine de vacances, le retour des internationaux, l'UBB repart au combat pour une dernière ligne droite qui sera décisive. Après les cinq défaites consécutives, le déplacement au Stade français s'avère un bon révélateur de l'état d'esprit du groupe.

Le printemps pointerait-il son nez à l'UBB ? Le retour des vacances, celui de Cameron Woki et Maxime Lucu, ainsi que de quelques blessés redonnent du baume au cœur à l'Union, après cette sale période de fin d'hiver et de défaites qui s'enchaînent. Dès lundi, les rangs de l'équipe girondine, se sont un peu regonflés. "C'est cool de retrouver la salle de réunion pleine, sourit Bastien Vergnes-Taillefer. Cela va créer de l'émulation dans le groupe. On va retrouver nos internationaux. On va retrouver des joueurs qui étaient blessés et qui étaient des leaders. Forcément, cela va nous faire du bien, de plus dans cette période qui est compliquée." Le jeune troisième ligne bordelo-béglais a accueilli avec "la banane" le retour des deux chelemards, mais aussi celui d'UJ Seuteni, d'Alexandre Roumat, de l'ailier Ben Lam, de Ian Kitwanga, un jeune troisième ligne, de la recrue Ma'ama Vaipulu et enfin de Jules Gimbert, le demi de mêlée blessé depuis le début de la saison. L'UBB se remplume et cela réjouit Christophe Urios : "De voir la salle de réunion pleine, franchement, ça fait du bien." Et pour les joueurs aussi, heureux de retrouver un peu d'adversité et de confiance.

Une équipe qui retrouve des forces

Car l'UBB possédait à un moment, l'une des plus belles infirmeries du Top 14. Et si on comptait les internationaux dans le lot, une équipe complète manquait aux entraînements à Moga. "On a récupéré un peu de monde. Pas tout le monde, mais ça revient. Donc c'est bien, précise le coach bordelo-béglais. Le problème, c'est que ce sont les mêmes qui s'entraînent, les mêmes qui jouent. Il n'y a pas d'émulations, il n'y a rien. C'était le problème que l'on a rencontré. Donc, là, il y a un peu plus de monde. On est frais aussi. La semaine a fait du bien. On est reparti au combat." Et reparti avec deux joueurs qui ont remporté un grand chelem. Cameron Woki et Maxime Lucu, étaient bien sur le pré de Moga, mardi à l'entraînement. Et le retour des deux Bleus, c'est comme celui des enfants prodiges au pays. "Forcément, on était très fiers d'eux, savoure Bastien Vergnes-Taillefer. Cela va monter le niveau de l'équipe et nous rapprocher le plus possible de leur niveau pour essayer de retrouver cette gagne qui nous manque depuis quelque temps."

Christophe Urios se veut plus mesuré : "On en a envoyé 4. Il y en 2 qui sont revenus blessés. Donc il en reste 2. Il y en a un qui a beaucoup joué à un poste qui n'est pas le sien. Qui s'est beaucoup investi, qui a fait un très beau tournoi. Et Max a surtout été un homme d'entraînement et d'accompagnement. Il n'a pas joué beaucoup. Donc, les deux sont un peu décalés. Mais je trouve qu'ils ont amené déjà de l'envie. Ils emmènent de la confiance forcément." Avant de clairement calmer les esprits des plus enthousiastes : "Ce serait une connerie de penser que parce qu'il y a deux joueurs qui arrivent, que cela va changer la face du monde. Mais par contre cela y participe au même titre que les retours d'une partie des blessés." Ces retours arrivent à point nommé, pour une équipe qui ne possède plus qu'un deuxième ligne valide et qu'un seul demi de mêlée.

" Cela se joue à très peu de choses"

Alors, nul et surtout pas le staff n'a oublié cette sale période, unique en son genre depuis l'arrivée du coach. L'analyse est claire, clinique, sans concession. Du Christophe Urios pur jus, franc comme le bon pain : "Quand tu perds 5 matchs, tu traverses une mauvaise passe tant sur le plan des résultats que sur le plan du contenu. Maintenant, sur les 5 matchs, il y en a 3, les 3 premiers que ce soit Toulon, Racing, Toulouse, où franchement, on ne les gagne pas, mais si on les gagne, c'est pareil. Cela se joue à très peu de choses. On n'arrive pas à faire basculer les choses dans le bon sens. Après, il y a ce match de Pau, qui est une verrue dans notre parcours. Jamais cela n'aurait dû nous arriver. On a marché sur notre façon d'être. Et après, il y a le match de Clermont où là, ce n'est pas que l'on aurait pu le gagner. On aurait dû le gagner." Christophe Urios n'a pas été aussi sévère d'ailleurs qu'on aurait pu le croire après le match de Clermont. "Les mots de Christophe ont été de ne pas se mettre la tête à l'envers après Clermont. C'était une 5e défaite consécutive, mais elle est encourageante", explique Bastien Vergnes-Taillefer. Il n'empêche que l'Union se doit de regoûter très vite à la victoire, s'il veut conserver une place dans le haut du classement du Top 14. Et cela commence à Paris.

Le début d'un sprint bien long

Et le Stade Français, n'est pas vraiment un cadeau de style printanier pour 'Union. "On va encore jouer une équipe qui est en course, pour lequel c'est un match très important. Cela va être un match compliqué contre une équipe qui est en forme, qui a très peu de blessés, qui joue bien au rugby", prévient Christophe Urios. L'équipe partira d'ailleurs au vert dès jeudi. Ce mini-rassemblement était prévu de longue date par le staff, mais tombe à pic pour mobiliser le groupe à l'heure de se fader le pack et les flèches parisiennes."Cette année, on joue des matchs importants contre des équipes qui ont des trucs à jouer. Mais on lit bien la vérité en face. On se prépare, précise Christophe Urios. Le fait de rentrer du monde, ça nous fait du bien. Ça met de la qualité dans notre rugby. Et c'est indéniable. Le retour des internationaux, en pleine confiance, c'est bien. C'est une nouvelle saison qui démarre."

Cette nouvelle fin de saison, dira-t-on, ne sera pas de tout repos. La "triple confrontation contre une équipe qui est compliquée, que l'on n'arrive pas à battre", La Rochelle pour être parfaitement clair et la réception de concurrents directs pour le top 6, va donner une belle saveur aux derniers matchs de Top 14. Christophe Urios conserve d'ailleurs la même analyse sur le déroulement du championnat : "Cette phase va être importante. Ce n'est pas nouveau. Il y a 9 équipes qui peuvent se qualifier. Du 1 au 9, tout le monde peut rentrer dans les 6 et évidemment tout le monde peut en sortir. C'est la dernière ligne droite avec notamment le retour des internationaux. Nous, on n'était pas très impactés. C'est surtout les blessés, nous. On a un parcours qui n'est pas facile. On a l'avantage de recevoir des concurrents directs. Donc on se prépare. On se remet en ordre de marche." Les retours de Cameron Woki, qui a clairement pris une autre dimension cet hiver et cela d'autant plus que Kane Douglas sera suspendu et de Maxime Lucu, peuvent déjà contribuer à gommer les scories des derniers matchs.

Et si UJ Seuteni, qui s'est entraîné normalement, était aligné, l'équipe n'aura pas tout à fait la même gueule. Reste à espérer les retours des Matthieu Jalibert, Guido Petti, Romain Buros, Thomas Jolmes, Jandre Marais, Nans Ducuing pour redonner plus de force à une équipe qui nécessite une bonne dose de confiance. A Paris, tout est possible si l'UBB met autant de rythme qu'à Clermont. De quoi lancer ce sprint, qui ressemble bien plus à un 800m. Avec la tactique en plus. Vous savez, cette course où le premier peut se faire coiffer dans la dernière ligne droite...

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