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Paris se rassure et débloque son compteur

Paris se rassure et débloque son compteur

Le 25/09/2021 à 16:53Mis à jour Le 25/09/2021 à 17:41

TOP 14 - Réduits à 14 dès la troisième minute, le Stade Français a su trouver les ressources pour imposer son rythme face à des Castrais trop approximatifs pour inquiéter des Parisiens survoltés et solidaires (34-10)

Paris ne pouvait réaliser une pire entame de match. Sur la première offensive tarnaise, le pilier Paul Alo-Emile charge à l’épaule sur Delaporte. La décision est irrévocable : carton rouge. Un premier coup dur qui va pousser la lanterne rouge à serrer les rangs. Après une entame catastrophique, les Parisiens vont rapidement réagir et prendre le match à leur compté, malgré leur infériorité numérique.

Après avoir fait le dos rond dans les premières minutes sous les assauts Castrais, Paris hérite d’un bras cassé sur la première mêlée du match. Joris Segonds monte une chandelle dans le ciel de Jean-Bouin et les Castrais se gênent à la réception. Malgré un ballon perdu, les joueurs de Gonzalo Quesada maintiennent la pression jusqu’à récupérer le cuir. Macalou voit alors le décalage côté gauche et Ben Botica se rend coupable d’un en-avant volontaire : essai de pénalité accordé par M. Ramos et carton jaune pour l’ouvreur néo-zélandais. Paris prend le score pour ne plus jamais perdre la main (7-0, 8e). Le Stade Français le sait : la défaite est interdite ce samedi après-midi face à une équipe castraise largement remaniée par Pierre-Henry Broncan (11 changements effectués). A 14 contre 14 durant dix minutes, les Parisiens se nourrissent des imprécisions tarnaises et de leur indiscipline. Après avoir remonté le ballon sur 60m, Paris fait le trou sur une première pénalité de Joris Segonds après une belle séquence des hommes en rose (10-0, 14e).

Invaincus depuis le début de la saison, les Castrais réagissent tout de même sur un ballon porté. Le Stade Français se met à la faute et Larregain permet au CO de revenir à sept longueurs (10-3, 18e). Mais Castres est fébrile, trop fébrile, à l’image des quatre touches perdues en moins de 25 minutes. Ce qui ne va pourtant pas empêcher les Tarnais de trouver enfin la faille dans la défense parisienne malgré le peu de munitions. Zeghdar résiste au plaquage de Macalou sur une passe de Kornath. L’ailier parvient à transmettre le ballon à Jérémy Fernandez venu au soutien à l’intérieur pour remettre le CO en ordre de marche (13-10, 26e). Un feu de paille de quelques minutes seulement, tant les Castrais vont vite retomber dans leurs travers. La lanterne rouge vire logiquement en tête à la pause : 16-10.

Le Stade Français ne passe pas loin du bonus offensif

Au retour des vestiaires, pas de révolution dans le jeu parisien. Les joueurs de la Capitale ne se privent pas d’envoyer du jeu. Presque à en oublier leur infériorité numérique. Waisea transforme chaque ballon en danger pour la défense adverse. A l’image de cette course redressée aux abords des 22m castrais avant d’ajuster une sautée en bout de ligne pour Veainu qui fait le break : 21-10 (52e). Le Stade Français enfonce le clou et construit pierre après pierre son succès, bien aidé par des Castrais sans repères sur le terrain et sans solution face à la défense agressive des partenaires de Sekou Macalou, ovationné par le public de Jean-Bouin à sa sortie. Le Castres Olympique cafouille son rugby. Paris, très réaliste, s’appuie sur le pied d’un excellent Joris Segonds (27-10, 62e). Sur une énième faute de main, Castres va baisser pavillon une troisième fois. La mêlée parisienne met au supplice son homologue. James Hall sent bien le coup et s’échappe derrière son pack, feinte la passe et plonge sous les poteaux pour plier la rencontre (34-10, 77e). Dans un dernier baroud d’honneur, les Tarnais multiplient les temps de jeu près de l’en-but du Stade Français. C’est alors que Glover surgit à toute vitesse pour intercepter le ballon. Après une course de 80 mètres, l’ailier anglais Harry Glover attend le soutien. Mais petit manque de lucidité au moment d’adresser une passe qui termine dans les chaussettes castraises. Paris décroche son premier succès et peut même regretter d’avoir laissé le bonus offensif en route. Mais à 14 contre 15 durant 78 minutes, difficile de faire la fine bouche. Le Stade Français se donne de l’air et cède sa place de lanterne rouge (13e).

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