Icon Sport

Jalibert : "Nous n’avons jamais lâché Christophe et il ne nous a jamais lâchés"

Jalibert : "Nous n’avons jamais lâché Christophe et il ne nous a jamais lâchés"

Le 19/06/2022 à 00:03Mis à jour Le 19/06/2022 à 00:09

TOP 14 - L’ouvreur de l’UBB analysait la défaite des siens, reconnaissait la supériorité de Montpellier et éteignait le feu des tensions au sein du vestiaire bordelais.

Ce soir, vous êtes tombés sur un vrai mur...

On a tapé sur un mur durant 80 minutes. On n’a jamais été capables de mettre en place notre système. C’est frustrant mais il faut reconnaître la supériorité de Montpellier. On n’a jamais été capables de mettre de la vitesse. L’équipe n’a jamais pu se trouver, nous n’avons jamais trouvé l’avancée, nous avons été dominés en conquête, sans vitesse derrière, sans solution … Bref, il était trop difficile de gagner ce soir.

On a essayé des choses mais c’est dur de réagir sans avoir revu le match. Le constat est là : on savait que c’était une équipe « serrée », on voulait les jouer sur la largeur mais on a été incapables d’impulser suffisamment de vitesse à notre jeu pour y parvenir. C’est une deuxième désillusion après la demi-finale de l’année dernière.

Ces défaites font elles partie de l’apprentissage ?

On ne va pas dire ça tous les ans. On disait déjà cela la saison dernière et nous étions censés avoir retenu la leçon. On est tout simplement tombés sur une équipe plus en place que la nôtre, contre des joueurs qui avaient plus faim. On a perdu toutes les collisions, on n’a jamais avancé, la conquête a été dominée. C’est trop difficile de gagner des matchs aussi serrés avec si peu de munitions.

Parfois quand les choses n’allaient pas dans le bon sens on avait du mal à mettre notre jeu en place. La semaine dernière encore en barrage, on avait été un peu piégés en première mi-temps mais le match avait fini par tourner en notre faveur en deuxième mi-temps. Mais cette fois, contre ces Montpelliérains si bien en place, on n’a pas pu s’en sortir. J’ai quand même envie de retenir l’état d’esprit. À la dernière action, on est encore dans le coup. On a une occasion d’essai. Bon, c’est comme ça, on ne peut pas refaire le match. Il faut repartir la saison prochaine avec d’autres intentions.

Vous aurez d’autres occasions de gagner, ce qui n’est pas le cas de François Trinh-Duc…

Oui, j’en avais parlé après le match contre le Racing. J’aurais aimé les faire finir par la grande porte. C’est une déception pour eux. On est tous déçus et encore plus pour eux qui s’arrêtent sur cette défaite.

Que dire des tensions de la semaine ?

Les tensions, elles viennent beaucoup de vous (les journalistes). Il n’y a jamais trop eu de tensions. Il y a eu des mots dans la presse qui ont été mal interprétés, on en a parlé avec Christophe. Je voulais juste dire que peu importe ce qu’il pouvait dire dans la presse, ce n’était pas une source de motivation pour nous. Mais Christophe ne nous a jamais lâché et nous n’avons jamais lâché Christophe. Il n’y a qu’à venir à Moga et vous verrez comment on s’entraîne. Il n’y a jamais eu de fractures dans le vestiaire. Il y a eu de la tension parce qu’on veut gagner, on veut aller le plus loin possible. Il ne faut pas en rajouter outre mesure.

La saison est-elle finie pour vous ?

Je ne refuserai jamais l’équipe de France si mon téléphone sonne. J’ai raté le Tournoi alors j’ai encore envie. Mais pour le moment je n’ai pas de nouvelles ! (rires)

Contenus sponsorisés