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Acebes : "Qu’importe le chemin, on a tous envie de maintenir et pérenniser l’USAP en Top 14"

Acebes : "Qu’importe le chemin, on a tous envie de maintenir et pérenniser l’USAP en Top 14"

Le 23/03/2022 à 15:09Mis à jour Le 24/03/2022 à 15:25

TOP 14 - Treizième au classement, l’USAP attaque le sprint final dans la course au maintien avec un déplacement à Pau, samedi. L’occasion, pour nous, de faire le point dans cette lutte du bas de tableau avec le capitaine catalan, Mathieu Acebes.

Quel a été le programme pendant cette trêve internationale ?

On a eu une semaine “off”. Derrière, il y a eu une semaine de reprise avec tout ce que cela comporte : de la musculation, du physique et du rugby, pour remettre les machines en route.

Le sprint final va bientôt commencer. Comment le groupe est-il ?

C’est simple. Il nous reste six matchs, ils vont être hyper difficiles et disputés. Tout le monde aura quelque chose à jouer dans ce championnat, que ce soit la qualification ou le maintien. On sait que, jusque dans les derniers moments, tout peut se jouer dans un sens comme dans l’autre. On reste donc hyper concentré sur notre objectif, notre jeu.

Selon vous, Brive sera-t-il votre principal concurrent dans cette lutte pour le maintien, ou incluez-vous aussi Pau et Toulon ?

C’est sûr qu’il y a des équipes, vers la fin, qui sont plus concurrentes avec nous que les autres, mais on est vraiment concentré sur nous. Nous voudrons chercher des résultats qui doivent nous permettre de nous éloigner de cette treizième place.

" Il y a tout simplement de l’espoir parce qu’il reste des matchs"

Finir treizième serait-il vu comme un petit échec ?

Non. Qu’importe la manière et le chemin que l’on prendra, on a tous envie de maintenir et pérenniser l’USAP en Top 14. C’est bien ancré dans l’état d’esprit de chaque joueur de l’USAP.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous pousse à penser que vous avez les capacités d’accrocher une douzième place ?

Il y a tout simplement de l’espoir parce qu’il reste des matchs. De plus, nous allons recevoir Brive. L’espoir fait vivre, donc on y croit. Après, si on était amené à être treizième, c’est comme ça. Et ce n’est pas encore dit qu’on ne soit pas quatorzième. Tout le monde enterre Biarritz, mais il reste six matchs et il peut se passer beaucoup de choses. Je sais qu’ils ne lâcheront rien jusqu’à la fin. Je pense qu’il faut rester très humble. Avoir de l’ambition, c’est bien, mais il faut rester à sa place. On essaye donc de faire nos résultats, d’avancer de notre côté. On sait que tout est possible. Rien n’est terminé dans ce championnat.

Pensez-vous avoir les cartes en main ?

J’ai envie de vous dire à moitié. Il y a beaucoup de choses qui peuvent entrer en compte. Je pense qu’on est dans le bon chemin si on se concentre sur nous et qu’on ne perd pas d’énergie et de temps à s’occuper des autres.

En tant que capitaine, activez-vous toujours les mêmes leviers pour garder le groupe concentré sur l’objectif du maintien ?

Honnêtement, j’essaye de le faire à la sensation du groupe. Je suis très bien entouré par des leaders d’expérience dans l’équipe. Je pense qu’on a trouvé notre équilibre. J’ai cinq capitaines avec moi, donc c’est d’autant plus facile. Chacun essaye d’amener sa pierre à l’édifice, avec des mots et une expérience différente. L’important, c’est de s’occuper de nous, d’être droit. Dans la vie, on a ce qu’on mérite quand on est droit.

Cette course au maintien est-elle usante ou sacrément excitante ?

L’un et l’autre ! Elle est usante, parce que la saison est longue. Quand tu joues le maintien, tu as plus de revers que de victoires et ça fait mal à la tête. Ce sont des remises en question permanentes. C’est beaucoup de pression, notamment à l’USAP, qui est un club particulier. Ça reste difficile, mais les victoires et cet enjeu sont tellement excitants que la balance s’équilibre. Il faut pouvoir accepter le côté négatif et très dur, si tu veux le côté positif. Tu ne peux pas avoir que du positif.

Vous allez à Pau ce week-end. Quel est le mot d’ordre, cette semaine ?

Nous sommes axés sur notre performance, sur ce que nous allons mettre dans cette partie. Pau est une super belle équipe, elle joue très bien. Ils ont gagné chez le premier du championnat. Ils possèdent un gros paquet d’avants, ça joue derrière. On sait ce qui nous attend et on n’a pas envie d’être ridicule. On aimerait faire très belle figure et montrer, comme on l’a fait depuis le début de la saison, une belle USAP qui méritera de rester en Top 14. C’est le plus important.

En tant qu’ancien palois, avec le temps, avez-vous appris à considérer un voyage au Hameau comme un déplacement normal ?

Depuis l’an dernier et le titre en Pro D2, j’aborde les matchs différemment. Je suis beaucoup plus serein, relax, moins dans l’émotion. Sans vous mentir, il y a toujours un petit côté magique, car Pau est assez important pour moi. J’y ai passé quatre saisons incroyables. C’était un rêve de gamin d’être rugbyman professionnel au Hameau. Ça reste toujours un super truc pour moi. Maintenant, j’ai aussi la capacité de me mettre dans mon match, d’y rester et de faire mon travail au mieux.

Néanmoins, est-ce difficile, personnellement, de jouer ces matchs importants pour le maintien de l’USAP face à vos anciens clubs, avec Pau ce week-end ou Biarritz, il y a quelques semaines ?

Je suis un amoureux du rugby, du Sud-Ouest, du Pays basque, du Béarn. Je ne cracherai jamais dans la soupe, ce sont des clubs que je respecte beaucoup. Concernant la Section, j’ai beaucoup de respect pour ce club, ce qu’il représente. Nous ne sommes que de passage et Pau m’a amené beaucoup. C’est toujours difficile quand tu vois des clubs de ta région se battre avec toi. Si l’humain vous parle, j’ai envie de vous dire ça. Après, le joueur et capitaine vous dit qu’il faut être froid dans les émotions. Dans le sport de haut niveau, il ne faut pas avoir d’état d’âme.

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