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L’USAP s’enfonce un peu plus au classement, le Stade français revoit la vie en rose

L’USAP s’enfonce un peu plus au classement, le Stade français revoit la vie en rose

Le 16/10/2021 à 16:59Mis à jour Le 16/10/2021 à 20:18

TOP 14 - Dans un match cadenassé, le Stade français a renversé l’USAP grâce à une ultime pénalité de Léo Barré à trois minutes de la fin (22-23). Indisciplinés, les Catalans ont trop souffert en conquête pour pouvoir s’offrir de bonnes munitions. Paris respire, l’USAP s'enfonce.

L’USAP peut nourrir d’énormes regrets après avoir perdu le "choc” de bas de tableau contre le Stade français. Les Catalans ont pourtant fait la course en tête la majeure partie de ce match. Mais ils n’ont pas su le tuer quand il le fallait, à l’image de la pénalité manquée par Melvyn Jaminet à la 75e minute, 40m légèrement sur la droite des poteaux. Un échec immédiatement sanctionné quelques temps de jeu plus tard sur une relance pas très bien inspirée du néo-international français sur ses 40m. Chassé par Coville, l’arrière catalan n’a pu libérer son ballon, offrant alors la pénalité de la gagne au Stade français, malgré une dernière occasion avortée suite à un en-avant d’Eru à quelques centimètres de l’en-but parisien (79e). Il faut reconnaître que les astres n’étaient pas alignés, samedi après-midi dans le ciel de Perpignan. Avec les forfaits de dernière minute d’Halanukonuka et de De la Fuente, le staff catalan a dû remanier son XV de départ en urgence. Pas l’idéal avant un match si capital. Ce qui n’a pourtant pas empêché les hommes de Patrick Arlettaz de signer la meilleure entame dans ce match de la peur grâce à une pénalité de Jaminet et un drop de Tristan Tedder dans les 10 premières minutes du match (6-0, 11e).

Mais le réveil du Stade français contre Clermont la semaine dernière n’était pas qu’un feu de paille. Dominateur en conquête et notamment dans le secteur de la touche, Paris a progressivement mis la main sur le ballon pour entrer dans son match, poussant l’USAP à multiplier les fautes (11 en première période). Une indiscipline de part et d’autre qui a laissé peu de place pour de longues séquences de jeu. Mais à ce petit jeu-là, c’est bien le Stade français qui s’en est le mieux sorti pour être le premier à se montrer dangereux, malgré un essai refusé à Latu après avoir rampé devant l’en-but (29e). Ce n’était que partie remise puisque M. Cardona décidait de revenir logiquement à l’avantage. La deuxième occasion fut la bonne avec une pénaltouche bien captée par Macalou avant que Paul Gabrillagues ne soit à la conclusion d’un groupé-pénétrant qui a emporté le pack catalan dans son en-but (9-13, 32e). Vexée, l’USAP n’a pas traîné pour réagir à quelques minutes de la pause. Sur une des rares munitions conservées en touche, les Catalans ont enfin pu lancer une combinaison en première main. Acebes trouvait Jaminet dans l’intervalle sur les 40m parisiens. L’arrière n’avait alors plus qu’à fixer 40m plus loin pour Duguilavu qui permettait à l’USAP de virer en tête à la pause : 16-13.

Perpignan n’a pas su gagner, Paris oui.

Au retour des vestiaires, l’USAP n’est pas parvenu à régler ses problèmes en conquête. Pire encore, c’est en supériorité numérique que les Catalans ont craqué une deuxième fois après la sortie sur carton jaune de Marco Kremer côté Stade français. Après la pénalité transformée par Jaminet (19-13, 48e), les Parisiens ont répondu du tac au tac. Une punition signée Macalou, décalé par Waisea en position d’ailier, après avoir résisté au retour de Jaminet pour planter le deuxième essai des hommes en rose, sous le regard dépité de Patrick Arlettaz (19-20). L’USAP n’est pas pour autant sortie de son match, bien au contraire. Bien aidé par le nombre incalculable de ballons rendus au pied par les Parisiens, Perpignan n’a cessé de se montrer dangereux dans le camp adverse, récompensé par le pied de Jaminet (22-20, 69e). Malgré une occupation du terrain qui tournait à l’avantage des "Sang et Or”, le Stade français n’était pas loin d'assommer le match sur une de ses rares incursions dans le camp catalan en seconde période. Malheureusement, Waisea ne parvenait pas à se saisir du ballon dans l’en-but après avoir mouché Acebes dans l’intervalle et poursuivi au pied pour lui-même (70e). Une alerte révélatrice, même si Paris voyait une deuxième fois jaune avec la sortie de Latu (72e). En supériorité numérique jusqu’à la fin du match, l’USAP n’a pas su conserver son avantage. Au contraire, c’est elle qui a donné le bâton pour se faire battre avec un cruel manque de maîtrise dans les dernières minutes du match. La défaite était interdite mais surtout : elle était évitable. Perpignan s’enfonce, Paris savoure.

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