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Rey sur la victoire contre Toulouse : "Je savais qu’on en était capables !"

Rey sur la victoire contre Toulouse : "Je savais qu’on en était capables !"
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 20/02/2022 à 15:00Mis à jour Le 20/02/2022 à 15:52

TOP 14 - Le capitaine de la Section paloise Lucas Rey était ému et un peu euphorique après la victoire obtenue samedi face à Toulouse, au stade du Hameau, au terme d’un match complètement fou par ses nombreuses péripéties. Les Béarnais ont en effet battu le champion de France 27-22, après avoir joué à treize pendant une demi-heure.

Lucas Rey pouvait se montrer extatique. Son équipe, qui menait 27 à 3 avant d'être réduite à treize, a su résister aux derniers assauts toulousains.

Cette victoire, vous êtes allés la chercher très loin, puisqu’on a cru que Toulouse allait revenir en supériorité numérique après ces deux cartons rouges ?

Alors, je n’étais plus sur le terrain à cette période-là. Mais j’y étais encore quand nous avons pris le second carton (Vatubua, NDLR). On s’était déjà resserrés en se disant que c’est l'état d’esprit qui doit primer. Et c’est ce qui s’est passé, je crois. Ils sont revenus à proximité de notre ligne, mais on a récupéré ce dernier ballon…

Évidemment, à treize, il y avait forcément des espaces pour les Toulousains, ils ont su les saisir. Mais notre état d’esprit a été irréprochable. c’était beau, et je suis fier de l’équipe. Fallait aller le chercher ce succès.

Au-delà des péripéties, votre succès s’est appuyé sur une supériorité manifeste en mêlée, non ?

Oui, mais cette supériorité en mêlée, elle s’est jouée sur le match complet. En première mi-temps, nous les avons usés, et petit à petit on a réussi à obtenir des pénalités. Nous avons été bons dans ce secteur, il ne faut pas avoir peur de le dire. Nous en sommes fiers et nous allons continuer à travailler là-dessus.

La question de rester à huit en mêlée s’est-elle posée ?

Oui, la question s’est posée, mais vu notre bon match en mêlée, nous avons décidé d’appuyer sur notre point fort.

En termes d’émotion, était-ce votre victoire la plus forte de votre carrière au Hameau chez les professionnels ?

La victoire de la saison passée contre Montpellier, c’était pas mal quand même, non ? On y jouait la survie du club. Ce n’était pas le cas aujourd’hui. Donc je resterais sur ce fameux succès face à Montpellier, un match vraiment énorme, même si aujourd’hui, nous avons montré du caractère et si nous avons vécu beaucoup d’émotions.

Quand Toulouse commençait à revenir, avez-vous pensé à la défaite ?

J’y croyais sincèrement. Je savais qu’on en était capable. Je connais l’état d’esprit de ce groupe. Mais bon, on ne sait jamais ce qui peut se passer dans les dernières minutes. Ils ont eu cette touche à cinq mètres. Mais j’y reviens, l’état d’esprit a fait la différence.

Vous avez perdu des matchs que vous deviez gagner comme la semaine passée à Pau, et là, ce fut presque le contraire.

Oui, on est capable de faire du mal à des équipes, mais on est aussi capables de les laisser revenir dans le match. C’est un problème, et nous allons travailler dessus. Bon, mais vu le scénario d'aujourd'hui, à partir du moment où nous étions à treize, on ne pouvait plus penser à mettre des points, mais à résister. C’est vrai qu’à partir de ce moment-là, on n’a pas montré le côté du rugby qu’on préfère, mais il faut aussi savoir faire.ça.

Avant les deux cartons, que faut-il penser du match ?

Nous étions déjà dominants en conquête, on arrivait à avancer. Et surtout, on a très bien défendu dans nos cinq mètres sur les ballons portés. Avant les cartons, notre match était abouti, je pense que nous étions au niveau des Toulousains à ce moment-là.

C’est la troisième fois que la Section gagne en infériorité numérique. Ça doit vouloir dire quelque-chose, non ?

Il faut qu’on prenne des cartons rouges, c’est ça ? Non, mais j'insiste dessus, c’est une question d’état d’esprit. Quand on est un, et même deux de moins, on a vu qu’on continuait à se faire confiance les uns aux autres.

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