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"Le contexte sera très hostile", prévient l’ancien Briviste Acquier, avant Brive-Bayonne

"Le contexte sera très hostile", prévient l’ancien Briviste Acquier, avant Brive-Bayonne

Le 29/09/2022 à 14:35Mis à jour Le 29/09/2022 à 19:03

TOP 14 - L’ancien talonneur de Brive, qui porte depuis cet été les couleurs de l’Aviron bayonnais, sait que son équipe va être attendue samedi (17 heures), dans un choc entre deux concurrents pour le maintien.

C’est un retour particulier que s'apprête à vivre Thomas Acquier, samedi. Joueur de Brive pendant huit saisons, le talonneur va retrouver un stade Amédée Domenech qu’il connaît par cœur et une équipe qui compte pour lui. “C’est avec beaucoup de plaisir que je vais appréhender ce match, annonce-t-il. Si je joue, je vais avoir envie de montrer que je suis compétitif et performant. J’ai passé beaucoup de bons moments dans ce club. Je m’y suis régalé, j’étais épanoui là-bas.”

Débarqué au CAB en 2014, après deux ans à Carcassonne (2012-2014), le Biterrois de formation a passé la majeure partie de sa carrière en Corrèze. Il y a découvert le haut niveau (106 matchs de Top 14, 49 titularisations), y a connu un maintien en 2015 (après une victoire 27-0 contre le Stade français, qui condamnait à la relégation… Bayonne), et a aussi disputé une finale de Pro D2 (perdue face à… l’Aviron en 2019). “Ce club m’a inculqué une certaine culture du travail”, affirme-t-il. Il lui a aussi donné les clés pour apprendre à gérer les matchs importants, ceux face aux concurrents pour le maintien.

" La mêlée sera le baromètre du match"

Le Brive - Bayonne, qui arrive samedi (17 heures), va être un premier rendez-vous qui compte dans la saison du club basque. Un match important. Mais pas une finale. Le marathon du Top 14 est encore long et les saisons connaissent de trop nombreux rebondissements pour qu’on puisse qualifier de “décisif” un match qui arrive alors que l’automne commence à peine, quand bien même il oppose deux concurrents directs au maintien. La rencontre de ce week-end verra une formation bayonnaise en réussite à la maison (2/2), mais qui peine à l’extérieur (0 point pris), affronter un CAB qui a, certes, battu Perpignan à Aimé Giral, mais qui s’est déjà incliné deux fois devant son public. “Le contexte sera très hostile, prévient Thomas Acquier, en connaissance de cause. Il faudra être très courageux et très bon tactiquement pour exister.”

Face au Racing 92 (31-25), Thomas Acquier est rentré à la 68ème minutes.

Face au Racing 92 (31-25), Thomas Acquier est rentré à la 68ème minutes.Icon Sport

S’ils veulent ramener des points d’Amédée Domenech, où la pluie devrait s’inviter aux débats, les Basques devront avant tout se montrer précis en conquête. "Brive a une très bonne touche défensive, rappelle le talonneur. Nous, à l’inverse, avons eu quelques ratés dans ce secteur-là. Il faudra qu’on soit performant en touche pour essayer de les perturber. Concernant notre mêlée, elle nous a fait gagner le match la semaine dernière, mais elle nous a fait perdre des points à Paris. Sous la pluie, dans ce contexte, ce sera le baromètre du match." Et Thomas Acquier, pourrait alors être un élément important pour l’Aviron bayonnais…

Da Ros : "Thomas est toujours très régulier"

Thomas, c’est un très bon lanceur, un bon mec en mêlée, il est toujours très régulier”, décrit son ancien coéquipier François Da Ros. Les deux hommes se connaissent et s’apprécient depuis plusieurs années. Da Ros est arrivé à Brive en 2012, en tant que joker médical de Guillaume Ribes. Thomas Acquier a rejoint la Corrèze deux ans plus tard, en tant que joker de François Da Ros. "Thomas, n’est pas un mec qui va traverser le terrain, car il ne croque pas les ballons. Il va d’abord déblayer, faire le sale boulot, avant d’aller chercher à se faire briller. C’est le meneur qui va montrer l’exemple pour les sales tâchs"”, explique le néo-retraité Da Ros. Et en dehors du terrain ? "C'est un mec humain, poursuit-il. Il aime les gens avant sa personne. Il va d’abord penser au groupe, c’est là-dedans qu’il est bon. Il paraît fermé, timide au premier regard. C’est un taiseux. Quand tu le connais bien, tu passes des moments incroyablement drôles."

Arrivé cet été sur la Côte basque, guidé par une "volonté de voir autre chose, de découvrir de nouvelles personnes", Acquier a retrouvé, du côté de Jean-Dauger, son ancien partenaire Gaëtan Germain ou Swan Cormenier, passé par les espoirs du CAB entre 2014 et 2017. Sur les bords de Nive, le joueur de 32 ans sait qu’il est en concurrence, à son poste, avec deux autres talonneurs d’expérience (Torsten Van Jaarsveld a 35 ans, Facundo Bosch 31). Remplaçant à deux reprises (37 minutes jouées), il attend désormais d’avoir sa chance d’entrée. Avant d’enfiler, peu à peu, un costume de leader ? "Nous avons beaucoup de joueurs d’expérience, tempère-t-il. Le but, ce n’est pas de parler pour ne rien dire. Je veux, d’abord, prouver ma valeur sur le terrain. C’est ma priorité. Si j’en ai l’occasion, je voudrais amener un peu de confiance et de sérénité dans l’effectif, puisque j’ai déjà joué ce genre de match, comme celui qui nous attend ce week-end…"

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