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Sempéré : "Il y a quinze jours, on était les plus nuls…"

Sempéré : "Il y a quinze jours, on était les plus nuls…"
Par Rugbyrama

Le 16/10/2021 à 19:40Mis à jour

TOP 14 - Le Stade français s’est imposé au bout du suspense face à Perpignan, ce samedi, sur la pelouse d’Aimé-Giral (23-22). En remportant leur troisième rencontre de la saison, les Parisiens remontent au classement. L’entraîneur des avants Laurent Sempéré s’est dit satisfait du comportement de ses hommes, mais nuance la performance : les soldats roses ont encore du travail.

Malgré les difficultés, c’est mission accomplie pour le Stade français…

On était venu chercher des points au classement, et on repart avec des points. Mais on repart aussi avec du boulot, parce qu’en termes de prestation, il y en a du boulot. On est à la septième journée, et on le répète, on est en retard sur notre façon de jouer. Aujourd’hui, on a grandi en tant qu’équipe, on arrive à être un peu plus homogènes et on n’a pas lâché. Ce n’est pas facile de rester au contact dans des conditions pareilles. Aimé-Giral était bouillant, il y avait une belle équipe en face, mais l’équipe a gardé confiance. Le comportement, c’est le gros point positif de la journée. Et bien sûr, sur l’aspect comptable, cette victoire nous fait un bien fou.

Cette victoire est-elle importante pour votre dynamique de travail ?

C’est toujours plus facile de bosser en ayant gagné. La semaine dernière, on avait fait un match plus abouti que celui-là, mais on n’avait pas assez concrétisé. Aujourd’hui (samedi 16 octobre), on n’a pas eu beaucoup d’occasions, mais on a scoré lorsqu’il le fallait. On savait qu’on n’était pas encore prêts, mais venir gagner ici, ça reste quand même un belle performance. C’est ce que je disais aux garçons dans le vestiaire : ils ne viendront pas gagner ici souvent. Là, ils se sont créé un beau souvenir en commun. Ça peut nous donner un peu confiance en notre saison.

Mais c’est une victoire qui ne tient à rien…

Les deux équipes pouvaient gagner. Il n’y a rien à dire sur le match, on a réussi à le faire basculer de notre côté. Et c’est d’autant plus intéressant de gagner comme ça. Parce qu’on est conscients que ça aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre. On est allé l’arracher, c’est une belle preuve de caractère. En revanche, on ne se sent pas complètement rassurés.

" Il y a quinze jours, on était les plus nuls, il fallait virer tout le monde et brûler le stade… Mais aujourd’hui, on est les mêmes qu’il y a quinze jours, et on a gagné un match à l’arraché."

Est-ce une belle affaire de gagner ici ?

Les affaires, je ne sais pas s'il y en a vraiment. On se donne un peu de confort. Gagner ici aujourd’hui, c’était important pour nous parce qu’on se remettait un match sous pression. Même si, quoi qu’il arrive, on aura la pression face à Lyon. Sur les dernières réceptions à la maison, il y avait une petite odeur morbide.

Vous avez retrouvé Aimé-Giral, vous, le natif de Perpignan. Qu’est-ce que cela vous a procuré ?

Retrouver Aimé-Giral en Top 14, c’est magnifique. C’est incroyable l’engouement qu’il y a, c’est incroyable de voir autant de passion autour du jeu. Pour avoir passé pas mal de temps dans les stades à l’extérieur, je peux dire qu’il n’y a qu’ici que je ressens ça. C’est génial de voir des supporters pousser comme ça derrière leur équipe, jusqu’au bout. C’est vraiment un atout qu’a cette équipe de Perpignan, et c’est ce qui va les aider, en plus de la qualité de leur jeu, à embêter un paquet d’équipes.

Vous restez sur trois victoires en quatre matchs, peut-on commencer à parler de dynamique ?

Le dynamisme, il faut surtout qu’on le trouve dans le jeu. Vous savez, les séries… On a gagné que deux matchs. Il y a quinze jours, on était les plus nuls, il fallait virer tout le monde et brûler le stade… Mais aujourd’hui, on est les mêmes qu’il y a quinze jours, et on a gagné un match à l’arraché.

Propos recueillis par Dorian VIDAL

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