Icon Sport

L’antisèche de MHR - Racing 92 : Montpellier n’a jamais tremblé

L’antisèche de MHR - Racing 92 : Montpellier n’a jamais tremblé

Le 21/05/2022 à 19:39Mis à jour Le 21/05/2022 à 21:30

TOP 14 - Face à des Racingmen qui n’avaient manifestement pas encore digéré leur élimination en Coupe d’Europe, les Cistes ont assuré une qualification tranquille pour les phases finales, portés par un paquet dominateur et un Paillaugue inspiré.

Le match : le Racing n’avait pas digéré

Fallait-il y voir les effets de la chaleur de plomb qui étouffait le GGL Stadium, ou celui de l’enjeu largement perceptible dans les deux camps ? Sûrement un peu des deux… Le fait est que, techniquement, ce n’est pas à un très grand match de Top 14 qu’il nous fut donné d’assister, les Montpelliérains dominateurs au niveau du pack se cassant longtemps les dents sur la défense volontaire du Racing, particulièrement bien organisée pour contrer les pénaltouches des Cistes. Las pour eux, les hommes de Laurent Travers se sont avérés incapables de lancer leur jeu pendant 80 minutes. Encore groggys de leur demi-finale perdue contre La Rochelle ? C’est probable. Le fait est qu’on n’a pas reconnu ces ciel et blanc sans ambitions, tellement maladroits, et surtout si faibles en mêlée... Il fallut ainsi la sortie de Paillaugue à l’heure de jeu pour déstabiliser le MHR, illico sorti de son plan de jeu pépère, pour offrir à la fin de match un semblant de suspense après l’essai de pénalité (assorti d’un jaune) concédé par son remplaçant Aprasidze. Lequel fut de très courte durée...

Le tournant : et Lauret tendit l’épaule...

Les Racingmen avait bien déploré, après leur demi-finale de Coupe d’Europe, une indiscipline fatale (19 pénalités concédées contre La Rochelle). Celle-ci les a malheureusement rattrapés sur la pelouse du GGL Stadium. Et au vrai, le tournant de la partie fut probablement une faute tellement évitable de Lauret, coupable d’un coup d’épaule à retardement sur Benoît Paillaugue que tous les spectateurs avaient vu venir depuis leur siège… Sauf que, s’il ne fut pas sanctionné d’un carton jaune (tant la faute était plus bête que méchante) celle-ci fut lourde de conséquences. En effet, la pénalité accordée une trentaine d mètrres face aux poteaux permit à Paillaugue de faire passer les siens à +16, soit à trois marques du Racing, juste avant le dernier waterbreak. Un pécule bienvenu puisque juste après le waterbreak, les Cistes concédèrent un essai de pénalité assorti d’un carton jaune pour Aprasidze...

L’action : l’exploit personnel de Bouthier

Dans un match riche en scories dans les deux camps, le salut ne pouvait globalement venir que d’un exploit individuel. Le plus drôle est que l’exploit en question partit d’un geste manqué, à savoir une chandelle dévissée par l’ouvreur Garbisi (15e). Heureusement pour le MHR, les Racingmen n’étaient pas vigilants sur le coup, permettant à Ngandebe de se procurer une munition de rapine. Deux passes plus au large, Anthony Bouthier trouvait l’intervalle en prenant de vitesse Bernard Le Roux, avant d’accélérer sur 50 mètres et de marquer en coin malgré le retour de son vis-à-vis Ben Volavola.

Le joueur : Ouedraogo, l’hommage public

On aurait bien sûr pu mentionner ici Benoît Paillaugue, buteur précis et véritable maître à jouer de son équipe, qui sortit sous les acclamations méritées de la foule à l’heure de jeu pour sa dernière sortie sur la pelouse du GGL Stadium, avant son départ pour Toulon. Toutefois, c’est sur un autre joueur que l’on s’attardera symboliquement, à savoir évidemment Fulgence Ouedraogo, qui disputait samedi son 340e matchs sous le maillot ciste. L’enfant du club, le seul à ne l’avoir jamais quitté, s’est ainsi offert en guise de sortie une dernière demi-heure de rock star, acclamé dès son échauffement jusqu’à son entrée en jeu sobre et efficace. Un hommage conclu par un rappel bien mérité, avec cette sortie parfaitement orchestrée à la 79e pour offrir un dernier bain d’applaudissements à « Fufu » par son public. Tellement mérité...

Top 14 - Fulgence Ouedraogo (Montpellier) lors de son dernier match de la phase régulière au GGL Stadium

Top 14 - Fulgence Ouedraogo (Montpellier) lors de son dernier match de la phase régulière au GGL StadiumIcon Sport

La question : le Racing peut-il tout perdre ?

Défaits sans le moindre point de bonus, les Franciliens joueront très gros dans quinze jours avec la réception du RCT, qui constituera rien moins qu’un huitième de finale avant l’heure.

Le Racing peut-il tout perdre ?

Sondage
1288 vote(s)
Oui
Non
Contenus sponsorisés