Icon Sport

L'Antisèche : une question de réalisme

L'Antisèche : une question de réalisme

Le 05/09/2021 à 23:47Mis à jour Le 06/09/2021 à 01:28

TOP 14 - Toulouse s'est de nouveau imposé face à La Rochelle, en clôture de la première journée de championnat (16-20). Un résultat acquis à l'expérience, dans un match où le réalisme a joué un grand rôle. Les Rochelais peuvent se mordre les doigts.

Le résumé : le réalisme, encore et toujours

Cette revanche des dernières finales de Champions Cup et de Top 14 a donné lieu au duel attendu, entre deux équipes de haut-niveau. Mais plus conquérants, ce sont les Rochelais qui ont pris le dessus lors de la première heure de jeu. Appliqués en conquête, les Maritimes profitaient des nombreuses fautes toulousaines pour mettre la main sur le match. Seulement, choix surprenant, les Jaune et Noir décidaient d'aller en touche à chaque coup de sifflet récolté, au lieu d'assurer les points. Une stratégie qui ne s'est pas avérée payante dans l'ensemble du match puisque seul Jules Favre est parvenu à aller à dame.

Alors les Rochelais ont décidé de s'adapter, et de tenter les pénalités en seconde période. Mais là aussi, l'efficacité a fait défaut. Jules Le Bail manquait une pénalité et surtout Jules Plisson ratait trois coups de pied face aux perches. Des points laissés en route qui s'ajoutent à ceux qui auraient pu être marqués si ce même Plisson avait bien négocié un trois contre un en bout de ligne en début de deuxième mi-temps. C'est trop, surtout face à des Toulousain qui, au contraire, parvenaient à rester au contact avec la botte de Ramos, puis à passer devant grâce à un numéro de Romain Ntamack. La différence est dans le réalisme.

Le regret : Plisson mange la feuille de match

Pour ce premier choc, Jules Plisson était préféré à Ihaia West à l'ouverture. Un choix fort fait par Ronan O'Gara, mais l'ex-international français n'a pas su saisir sa chance. Pire, il s'est malheureusement signalé plus négativement que positivement durant la rencontre. Sa pauvre réussite au pied (4/7) mais surtout son mauvais choix à l'approche de l'en-but en début de seconde période jouent contre lui. Revenons-en au fait : cinquantième minute de jeu, La Rochelle fait mal à Toulouse et développe son rugby. De nombreuses charges, notamment de la part de Skelton et Bourgarit, matraquent la défense toulousaine.

Top 14 - Jules Plisson (La Rochelle)

Top 14 - Jules Plisson (La Rochelle)Icon Sport

Partis du milieu de terrain, les Rochelais s'approchent désormais de l'en-but et Jules Plisson hérite du ballon à quelques mètres du Graal. Et alors que tout le monde se dit que cette superbe action est sur le point d'être concrétisée, l'ouvreur choisit de conserver le ballon au lieu de jouer un trois contre un petit côté. Mauvais choix, la gonfle est finalement perdue et dégagée par les Toulousain. Le scénario du match fera ensuite que la rencontre basculait à l'avantage des visiteurs, lesquels gagnaient le match. Et si au-delà du carton rouge, le grand regret rochelais était là ?

La stat' : 14 pénalités concédées par Toulouse

Toujours dans le coup lors des 80 minutes de la partie, les Toulousain ont pourtant été dominés. Indisciplinés, ils ont concédé pas moins de quatorze pénalités dans le match, dont neuf au terme d'une première période achevée sur le score de 10 à 9. Un petit miracle. Les raisons de ces pénalités ont principalement été un manque de discipline en mêlée, mais aussi parfois des gestes d'agacement. Heureusement, les Rouge et Noir avaient pour eux l'expérience du champion. En difficulté, les joueurs d'Ugo Mola ont plié sans jamais rompre, restant à portée de fusil de leurs adversaires. C'est d'ailleurs au contraire les Rochelais qui peuvent regretter leur indiscipline, avec ce carton rouge pour Skelton. Surtout que lorsque l'occasion s'est présentée, Romain Ntamack a frappé et crucifié les locaux. Les Toulousains pénalisés, mais gagnants.

La question : le carton rouge de Skelton est-il justifié ?

Alors que La Rochelle semblait prendre le dessus sur Toulouse en début de seconde période, et que le score enflait grâce à des pénalités de Jules Plisson, un événement changeait drastiquement la physionomie du match. Le géant deuxième ligne Will Skelton était exclu après une charge à l'épaule sur la tête d'Arnold. Le geste, revu à la vidéo, pouvait pourtant peut-être bénéficier de circonstances atténuantes, puisque le deuxième ligne toulousain était en train de tomber au moment du choc. Il n'empêche que le Rochelais ne faisait pas l'effort d'armer son bras et ne se baissait pas avant d'impacter son compatriote. Alors cette situation vaut-elle vraiment un carton rouge ?

Contenus sponsorisés