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Barraque : "Il me tarde de découvrir la véritable ambiance du stade Michelin"

Barraque : "Il me tarde de découvrir la véritable ambiance du stade Michelin"

Le 19/10/2021 à 17:54Mis à jour Le 19/10/2021 à 18:11

TOP 14 - Après avoir enchainé les blessures, dont la dernière aux cervicales, Jean-Pascal Barraque a retrouvé le chemin des terrains ce week-end du côté de Montpellier. Avec une première victoire à l’extérieur, son retour coïncide avec le réveil des Clermontois et une remontée espérée au classement de Top 14.

Rugbyrama : Jean-Pascal, quelles ont été vos premières sensations au moment de retrouver les terrains de Top 14 ce week-end à Montpellier ?

Jean-Pascal Barraque : "Elles étaient plutôt bonnes ! Déjà, les cervicales vont bien, j’ai pu les éprouver avec pas mal de placages à effectuer et je n’ai eu que des bonnes sensations. Même si Jan Serfontein est costaud, je n’ai pas ressenti de vibrations particulières (rires). Et puis parmi les bonnes sensations il y a cette victoire au bout, une victoire collective qui plus est, fort d’un très bel état d’esprit, dans une équipe qui n’a rien lâché jusqu’au bout. J’ai encore envie de revivre toutes ses sensations !"

Un retour avec un certain Marvin O’ Connor à vos côtés, partenaire en équipe de France à VII, idéal pour retrouver immédiatement des repères ?

Oui c’est évident ! Pourtant on n’avait pas joué ensemble au rugby à XV depuis l’époque des moins de 20 ans. Mais on s’était retrouver au jeu à VII, où on a vécu des moments sympas. C’est plaisant d’avoir à ses côtés des personnes comme lui, ou Sébastien Bézy, que je connais aussi depuis longtemps. Nous avons beaucoup d’affinités de jeu ensemble et on est aussi très ami dans la vie. C’est vrai que j’étais un peu plus tranquille encore par leur présence.

En évoquant Sébastien Bézy, si vous étiez l’heureux du week-end, lui a été le malheureux avec sa blessure au genou. Quel message pouvez-vous lui porter, vous qui revenez d’une longue période de blessure ?

Sébastien était en grande forme et c’est un garçon qui prône le jeu, un joueur très complémentaire avec Morgan Parra. J’étais vraiment triste pour lui samedi quand il a dû quitter le terrain, et fort heureusement c’est peut-être un peu moins grave que redouté, puisqu’il devrait éviter l’opération. C’est un moindre mal pour lui comme pour l’équipe. Nous sommes de très bons amis et je vais rester très proche de lui durant son indisponibilité. C’est un joueur important et on sait qu’il va revenir en forme et plus fort encore. On sera tous derrière lui en tous cas.

Top 14 - Sébastien Bézy (Clermont)

Top 14 - Sébastien Bézy (Clermont)Icon Sport

« Avec la méthode Jono, le travail est collectif, chacun joue plus encore pour le partenaire. »

En tant qu’observateur dans un premier temps, comment avez-vous jugé le début de saison de votre équipe de Clermont ?

L’équipe a inévitablement eu besoin d’un petit temps d’adaptation avec le retour du public dans les stades, la reprise aussi avec l’arrivée d’un nouveau coach et de nouvelles méthodes de travail. On n’a pas forcément fait le début de saison qu’on souhaitait, mais l’ensemble du groupe commence à retrouver une bonne dynamique et c’est important de confirmer dès ce week-end. C’est une autre façon de travailler que nous avons découvert, mais une bonne façon. C’était à nous les joueurs, de nous retrouver dans cette nouvelle approche et petit à petit on se l’approprie, avec l’envie de faire de bonnes performances à domicile comme à l’extérieur.

Et en tant qu’acteur dorénavant, mesurez-vous une évolution dans le jeu par rapport à la saison passée ?

Si on garde globalement le même style de jeu aéré, un style qui me plait, on sent en effet une évolution. Même si Montpellier a une bonne défense, et nous a laissé peu d’espace pour créer des brèches, on a su trouver des solutions pour scorer et l’emporter. Le travail est collectif, chacun joue plus encore pour le partenaire.

Jono Gibbes aiment les analyses au long court, poste par poste, comment cela se passe-t-il concrètement pour vous ?

En pouvant jouer à plusieurs postes comme au centre, à l’arrière ou dépanner ailleurs, c’est du boulot (rire) ! Jono, tout comme Xavier Sadourny aussi d’ailleurs, est quelqu’un de très précis, tout en nous laissant aussi pas mal de liberté finalement. C’est un discours positif afin de nous mettre en confiance ensuite sur le terrain pour tenter des choses, de créer une bonne dynamique. C’est une méthode que j’apprécie particulièrement.

« Chacun dans cette équipe a du caractère et doit l’affirmer toujours plus, moi le premier ! »

Une position de centre qui offre aussi un jeu au pied supplémentaire pour votre équipe, comme une sorte de 5/8e à l’anglo-saxonne qui doit plaire à votre coach ?

C’est quelque chose que les coachs me demandent. Camille Lopez également. C’est important de pouvoir soulager notre demi d’ouverture par moment et le jeu au pied, c’est aussi une partie du jeu que j’aime utiliser. Avec mon passé de numéro 10, j’aime organiser le jeu quand notre ouvreur est pris dans un ruck par exemple. Kotaro Matsushima peut aussi prendre ce type de responsabilités et apporter son jeu au pied, même s’il est encore peut-être un peu timide parfois. On a la chance d’avoir une ligne de trois-quarts très complémentaire, avec des mecs costauds, des mecs rapides et surtout des joueurs qui aime jouer au ballon ! J’aime cette manière de jouer et les responsabilités qui vont avec.

Top 14 - Kotaro Matsushima (Clermont)

Top 14 - Kotaro Matsushima (Clermont)Icon Sport

On dit parfois que cette équipe manque un peu de caractère et de leader. Vous qui aimez les responsabilités, comme vous venez de le dire, pouvez-vous en devenir un ?

C’est quelque chose que j’aime en effet. J’en avais fait part lorsque j’ai joué à VII, ce qui m’a amené à devenir capitaine à l’époque, un rôle que j’ai aimé. J’apprécie d’aller vers les autres et de discuter avec eux et je pense avoir une bonne analyse sur les situations de jeu et une bonne vision des choses. Cela me permet de pouvoir analyser et échanger avec mes partenaires sur les évolutions ou les changements à apporter sur le terrain, en cours de match. Pas besoin d’être un capitaine pour avoir ce rôle-là et puis nos habituels leaders ont été absents et reviennent petit à petit dans le groupe maintenant. Chacun dans cette équipe a du caractère et doit l’affirmer toujours plus, moi le premier !

Avec la volonté de vous réinstaller durablement dans le XV des titulaires et enchaîner les matchs maintenant ?

On est nombreux à avoir cette ambition-là (rires). Bien sûr qu’on a toujours envie de jouer, d’être titulaire, mais notre staff sait ménager ses hommes et organiser un roulement. Je reviens de blessure, je me sens bien physiquement aussi, donc toutes les minutes qu’on me donnera je les accepterai volontiers ! Plus je joue et mieux je suis, je me sens toujours jeune et j’arrive à bien récupérer et absorber les enchainements de rencontre, alors je me tiens à disposition des coachs autant qu’ils le souhaiteront.

Dès la réception de Pau ce week-end, avec l’espoir d’enchaîner enfin deux victoires de suite pour votre équipe ?

Je n’ai pas encore eu la chance de vraiment connaitre la véritable ambiance du stade Michelin depuis mon arrivée à cause de la pandémie de Covid et c’est une atmosphère qu’il me tarde de découvrir sur le terrain. Je me tiens à disposition du staff et de l’équipe avec l’envie collective de confirmer contre Pau, mais j’ai envie de faire partie de l’équipe ce week-end pour tenter d’entretenir ce bonne dynamique naissante et l’état d’esprit qu’on a sur le terrain et en dehors.

Et confirmer ainsi les progrès entrevus dans la méthode Jono Gibbes ?

Notre jeu s’installe de plus en plus, on commence à prendre confiance en nous et le travail est intéressant. On vit de belles choses tous ensemble, collectivement. On ressent une certaine pression, mais une pression positive, qui nous aide à nous tirer les uns et les autres vers le haut.

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