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Barraque : "Face à Toulouse, il faudra jouer au large plutôt qu’aller taper dans un mur"

Barraque : "Face à Toulouse, il faudra jouer au large plutôt qu’aller taper dans un mur"
Par Rugbyrama

Le 30/12/2021 à 09:15Mis à jour Le 30/12/2021 à 09:20

TOP 14 - L’arrière polyvalent de l’ASM est impatient de retrouver la compétition après deux semaines sans jouer. Au programme, le Stade toulousain et son armada. Jean-Pascal Barraque veut apporter davantage à son équipe avant une rencontre qui pourrait déjà être décisive pour la saison des Auvergnats.

Comment allez-vous à titre personnel ?

Très bien, très bien. J’ai un peu coupé avec les fêtes par manque de chance avec ces matchs annulés, mais je me sens en forme. On a eu droit à un peu de physique pour la reprise, mais j’aurais aimé qu’on soit un peu plus haut dans le classement à cette période. À titre personnel j’ai envie d’apporter un peu plus à cette équipe.

Comment s’est déroulée la semaine ? Voire les deux dernières semaines, après les reports de Sale et Brive ?

La semaine dernière, on a eu 3 jours de repos et après on devait arriver à Brive avec tous les entraînements comme il fallait. Finalement on a passé une semaine normale. Mais cette semaine, du coup, on a repris aujourd'hui (mercredi N.D.L.R.) avec un test PCR hier (mardi) et ce matin.

Une journée plus classique ?

Oui, exactement. On a eu droit aux réunions traditionnelles pour préparer la rencontre du week-end, avant d’enchaîner sur de la musculation un peu légère pour ne pas avoir de courbatures trop vite. Et cet après-midi, on a eu deux entraînements séparés et collectifs puis à nouveau du physique en mode cross-fit pour bien préparer la venue de Toulouse.

Quels ont été les mots de Jono Gibbes et du staff pour maintenir tout le monde "éveillé" ?

Le message est resté le même. Toulouse est une belle équipe mais on se concentre sur nous afin de travailler sur la continuité en se basant sur le match de Biarritz, et ce qui a bien fonctionné face à l’Ulster malgré la défaite. Comme depuis le début de la coupe d’Europe, on est dans la suite de l’année passée et on est toujours dans l’adaptation. On se prépare au mieux et on voit comment cela se passe après les tests. Ce n’est pas simple non plus à gérer pour le staff. Ils annoncent une équipe et sont obligés de la changer le lendemain… alors, on verra bien.

" Si on fait un bon match contre Toulouse, on va gagner pas mal de confiance et travailler plus sereinement"

Après plus de deux semaines sans jouer, vous affrontez Toulouse, cela aurait pu être plus simple pour reprendre, non ?

Oui c’est sûr, ce n’est pas forcément le mieux ! Mais après, c’est une équipe joueuse, ça nous correspond peut-être mieux. On va tout faire pour que ça tourne dans notre sens. Peut-être qu’ils sont moins gênés avec le Covid, mais ce n’est pas une excuse. On doit tout donner, on sera tous prêts, et quelque soit l’équipe, on donnera le maximum. On sait que c’est toujours plaisant de jouer la meilleure équipe du championnat. C’est un bon moyen de se jauger et reprendre de la confiance. Si on fait un bon match contre Toulouse, on va gagner pas mal de confiance et travailler plus sereinement !

Justement le Stade toulousain marche sur l’eau depuis un an, quelles failles avez-vous décelé cette semaine ?

C’est un équipe en confiance, ils sont sûrs de leur force et ils ne sont pas inquiets. Souvent, en début de match, ils subissent. Et en deuxième, ils accélèrent et font souvent la différence. Donc il faudra rester soudés jusqu’au bout et ne pas hésiter à les jouer. Devant, ils sont très costauds ils ont des profils plaqueurs/gratteurs très performants, avec Anthony Jelonch et Julien Marchand. L’idée sera sûrement de jouer au large, en allant chercher les espaces vides plutôt que d’aller taper dans un mur. Il ne faudra pas hésiter à les bouger !

Cela va faire plus d’un an que vous êtes à Clermont. Comment vous sentez-vous pour cette deuxième saison en jaune et bleu ?

Plutôt bien ! En plus, je joue un peu partout et c’est ce que j’aime, jouer avec cette polyvalence. Je ressens pas mal de confiance par le staff envers moi. Je veux beaucoup apporter à cette équipe car j’aime jouer avec les joueurs avec lesquels je joue, je prends du plaisir, j’essaie d’apporter pas mal sur le terrain et en dehors. Je suis quelqu’un de jovial, qui aime bien blaguer pour mettre une bonne ambiance dans le groupe, pour avoir la tête haute plutôt que basse.

" Depuis jeune on m’a toujours changé de poste donc je ne suis pas dépaysé et je pense que ça plaît au staff !"

Vous avez alterné entre les postes de centre et d’arrière depuis le début de saison, lequel préférez-vous ?

Avant, j’aurais dis demi d’ouverture. Mais là, il y a des joueurs plus expérimentés et il aurait fallu que je fasse la pré-saison en 10 pour jouer continuellement à ce poste. Là où j’ai le plus de temps de jeu, c’est au centre, donc c’est là où j’ai le plus de facilités évidemment. Mais sinon, j’ai toujours aimé changer ! Cela permet aussi de moins me lasser en alternant entre les postes. Ça ne me dérange pas de jouer 10, 12, arrière, peut-être un peu moins à l’aile... J’aime bien toucher du ballon et c’est vrai qu’à l’aile, on en touche un peu moins en général. Mais depuis jeune, on m’a toujours changé de poste, donc je ne suis pas dépaysé et je pense que ça plaît au staff !

Le président Jean-Michel Guillon a tenu à prendre la parole la semaine dernière pour évoquer le futur. Comment avez-vous réagi à sa prise de parole ?

Plutôt bien, au moins, ça a mis les choses au clair. On voit que le club veut se structurer pour l’avenir. Il y a des postes qui se sont créés, avec des personnes qui ont pu être déchargées de certaines responsabilités, donc je pense que c’est une bonne chose. Le président a son expérience en entreprise, il voit plus de choses de l’extérieur. Jono a également la sienne sur le plan sportif, donc tout le staff amène sa pierre à l’édifice pour aller de l’avant et toujours rester dans le progrès.

Vous êtes sous contrat jusqu’en 2024 à Clermont, beaucoup de jeunes poussent, allez-vous jouer le rôle de papa dans les lignes arrières ?

Moi, dans ma tête, je suis toujours jeune ! Tant qu’au niveau du cardio, je suis toujours devant, je me dis que je suis toujours jeune ! Mais c’est vrai qu’avec certains, comme Sébastien Bézy ou Marvin O’Connor, on commence à avoir des paroles de vieux. Il nous arrive de conseiller les jeunes de venir plus tôt au stade, prendre des repères, etc. C’est un peu embêtant quand on est jeune, mais c’est pour notre bien. C’est des paroles qu’on entendait avant et qu’on ne voulait pas trop croire, et finalement, aujourd’hui, avec la maturité, c’est vrai que les vieux d’avant avaient un peu raison.

Propos recueillis par Clément LABONNE

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