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Guirado : "Rien de mieux que de jouer le maintien pour forger le caractère d'un groupe"

Guirado : "Rien de mieux que de jouer le maintien pour forger le caractère d'un groupe"

Le 23/06/2022 à 18:17Mis à jour Le 23/06/2022 à 18:26

TOP 14 - A la veille du dernier match de sa carrière en finale de Top 14 face à Castres, le talonneur montpelliérain Guilhem Guirado s'est exprimé en conférence de presse. L'ancien international français (74 sélections) a expliqué ce qui a permis au MHR de revenir en force cette saison. "Il n'y a rien de mieux que de jouer le maintien pour forger un état d'esprit", a t-il déclaré.

C'est votre dernière au stade de France, il n'y a sûrement rien de plus magique. Avez-vous déjà réfléchi à votre discours d'avant-match ?

C'est sûr que c'est la dernière. On reste concentrés sur l'objectif commun. Les personnalités restent de côté, malheureusement, dans ces moments-là. Mais je sais sur quoi on va pouvoir s'appuyer pour construire cette finale, et bien évidemment, comme la semaine dernière, j'espère que Yacouba (Camara) donnera les derniers mots, les dernières consignes. Même si on n'a pas pu s'entraîner beaucoup cette semaine, on a essayé de voir beaucoup de détails. On va s'appuyer sur le match de la demi-finale pour arriver bien concentrés sur cette finale.

Est-ce que vos belles histoires avec Fulgence Ouedraogo, Benoît Paillaugue etc. peuvent vous donner un supplément d'âme ?

Bien sûr ! Ca va rentrer en compte dans notre histoire. On n'est pas dupes, on est émotifs comme tout le monde, mais on ne peut pas s'appuyer que sur ça. Il y a plein d'autres joueurs qui ne pourront pas jouer la finale non plus, il y a des joueurs qui vont commencer le match, et d'autres qui vont devoir surtout finir le boulot. Donc il y a beaucoup de paramètres qui sont pris en compte pour faire une belle fête. On va avoir un adversaire coriace. On doit finir les derniers réglages pour arriver prêts demain. Il y a tout un club, tout un peuple, et toute une ville si jamais il y a un titre derrière. Le principal, c'est l'équipe et les 23 qui seront présents demain.

Il y a un an, vous étiez tout en bas, et on parlait de Pro D2 pour Montpellier. Vous serez en finale de Top 14 demain. Qu'est-ce qui a changé dans l'état d'esprit des joueurs ?

Rien de mieux que de jouer le maintien pour forger le caractère d'un groupe, même si ce n'était pas prévu. L'épopée européenne nous a aussi fait le plus grand bien. Dès le début de la saison, on a eu des réunions avec Philippe (Saint-André) et les entraîneurs où l'ambition était au rendez-vous. On ne voulait pas se louper sur ce début de saison parce qu'on savait que ça aurait de l'impact sur nos performances à l'issue de la saison. On voulait se placer rapidement dans le Top 4 et c'est quelque chose qu'on a tenu, malgré quelques déconvenues avec des défaites à domicile. On avait l'objectif de rester invaincus à domicile, chose que Castres a réussi à faire. On s'est servis de ces déconvenues pour forger le groupe. Il y a eu d'autres péripéties pendant l'année mais on a su cravacher dur pour maintenir ce niveau d'exigence. On est prêts à tirer une dernière cartouche pour cette finale.

Vous avez déjà connu un titre avec l'USAP en 2009. Quels conseils allez-vous donner demain à ceux qui n'ont jamais vécu ça ?

En 2009, j'étais un jeune garçon donc je ne vais pas forcément parler de moi en tant que joueur. Je veux surtout m'appuyer sur ce qu'on a construit depuis plus d'un an et demi, plutôt que de parler de ce que l'on peut faire si jamais on a la victoire. L'important, c'est le chemin à parcourir pour y arriver. 80 minutes, ça paraît court, mais c'est très long à la fois. C'est le travail de toute une saison. Je préfère m'appuyer sur les moments forts de notre histoire où tous les joueurs ont joué un rôle important. Jouer une finale, c'est représenter une équipe, un club, mais aussi une ville et un peuple.

Comment gérez-vous votre statut de favori pour cette finale ?

On ne s'est pas trop emballés après la demi-finale samedi dernier. On était heureux de partager avec le public mais on a basculé très rapidement, parce qu'on ne s'est entraînés que mardi, et on est montés hier (mercredi). La semaine est passée très vite, mais on a hâte d'être à demain soir.

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