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Quesada : "Des déclics, nous en avons eu quelques-uns"

Quesada : "Des déclics, nous en avons eu quelques-uns"

Le 26/01/2022 à 08:35Mis à jour

TOP 14 - Heureux de la qualification obtenue par ses joueurs, le manager parisien espère pouvoir capitaliser en Top 14 sur cette performance. Il revient également sur la sanction infligée par le Stade français à Sekou Macalou dimanche.

Que représente cette qualification en huitième de finale de Champions Cup pour le Stade français ?

Sans vouloir m’enflammer, j’accorde beaucoup d’importance à ce succès sur le Connacht. Tout ne dépendait pas de nous, mais les joueurs ont su aller chercher cette qualification. Et puis, quand je vois le match que nous avons réalisé à Bristol, il n’est pas ridicule de penser que nous aurions pu les battre à domicile (le match avait été annulé et un match nul avait été décrété par l’EPCR, N.D.L.R.). Notre qualification n’aurait pas été volée. Heureusement, entre la formule et le contexte, les chances de se qualifier étaient importantes. Nous sommes donc très heureux, c’était quand même un petit objectif.

Cette qualification peut-elle être un déclic pour la suite du Top 14 ?

Depuis quelques semaines, des déclics, nous en avons eu quelques-uns. Seulement, on ne les a pas vraiment matérialisés. Je pense au caractère affiché lors du match à Castres, même si ça n’a pas suffi pour gagner. Nous n’avons pas su faire le nécessaire pour ne pas dépendre de l’arbitre et gagner. À Bristol, l’équipe a aussi affiché des progrès, sans connaître de résultat positif. Gagner ce match avec une belle adversité, tant durant la préparation que pendant la rencontre, avec des joueurs qui n’avaient pas joué depuis longtemps, c’est une belle opportunité pour valider enfin notre travail.

Comment avez-vous vécu ce scénario de match ?

J’ai subi un beau cocktail d’émotions mais la dernière est la plus importante. C’est beaucoup de satisfactions. Celle d’avoir fait le job. Il fallait une victoire bonifiée, on l’a fait malgré le contexte. Avec un jaune et le rouge, on a joué plus de quarante minutes à quatorze. On aurait pu lâcher le match à plusieurs reprises. C’est énorme.

Qu’avez-vous ressenti quand Latu a été expulsé ?

C’est terrible. On me parle de notre discipline mais la semaine dernière, on n’a commis que 7 fautes. On est dans la bonne moyenne mais il y a des individualités qui nous coûtent cher. Par exemple l’essai refusé de Léo Barré, qui est l’un des plus beaux de notre saison, à cause d’un déblayage illicite. Et deux minutes plus tard, sur l’action suivante, le Connacht marque un essai car le talonneur ne peut pas défendre à côté du demi de mêlée. C’est problématique.

Pour quelle raison Macalou n’a-t-il pas joué alors qu’il devait être titulaire ?

C’est une gestion d’équipe qui reste dans l’intimité. Il n’y a pas de gros souci, c’est une situation qu’il a fallu gérer. Il n’y aura pas plus de sanction sportive. Ça s’arrêtera là.

Avez-vous le sentiment, à l’issue de cette phase qualificative rocambolesque, que la Champions Cup va enfin débuter ?

Quand on voit les décisions qui ont été prises, il n’y a aucune justice sportive. Ni pour les uns, ni pour les autres. Maintenant, si l’on n’a pas plus de problème de Covid, s’il n’y a plus de match gagné ou perdu sur décision de l’EPCR, la compétition va devenir bien plus intéressante.

Que vous inspire le Racing 92, que vous allez affronter en huitièmes de finale ?

S’il y a bien une équipe que j’aurais voulu éviter, c’est celle-là. D’abord, j’aurais préféré que ça ne soit pas une équipe française. Jouer le Leinster ou le Munster, même si c’est difficile, ça ressemble plus à la Champions Cup. Ensuite, quand on connaît l’ambition du Racing 92 en Champions Cup, quand on sait combien cette formation se prépare pour cette compétition, on comprend que le défi sera grand. D’autant plus que nous allons affronter nos voisins trois semaines de suite puisque nous les affronterons aussi en championnat durant cette période. Nous en avons rigolé avec le staff mais nous allons d’abord nous pencher sur la réception de Toulon dimanche prochain.

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