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Azéma : "Notre cohésion et notre envie d'être ensemble, cela doit être notre ciment"

Azéma : "Notre cohésion et notre envie d'être ensemble, cela doit être notre ciment"
Par AFP

Le 02/12/2021 à 13:09Mis à jour

TOP 14 - Un mois après son arrivée à Toulon, Franck Azéma tente de redonner confiance à son nouveau club, 11e du Top 14, en travaillant sur les bases. Sa méthode ? "Je n'invente rien", explique le nouveau manager du RCT dans un entretien à l'AFP.

Vous avez beaucoup parlé de confiance depuis votre nomination, était-ce votre principal chantier ?

C'est lié au contexte de défaite. Ce n'est pas que Toulon. A force de perdre des matches, petit à petit, nous réduisons la voilure et nous avons peur. Il faut avoir confiance en ce que nous aurons travaillé. Petit à petit, il faut donc renverser la dynamique puis l'accélérer pour que ça fasse boule de neige en notre faveur. Je découvre les joueurs. Je trouve que la qualité d'investissement est bonne: les garçons tentent de s'approprier certaines choses. J'attends encore que nous montions nos standards dans certains secteurs, en termes de prise de responsabilité individuelle, par exemple.

Comment choisir son équipe alors que vous ne connaissez vos joueurs que depuis peu ?

J'entends beaucoup parler de concurrence au poste d'ouvreur mais il y en a à chaque poste. J'essaie donc de voir comment les joueurs donnent le meilleur à l'entraînement et comment ils répondent présent sur le terrain. Si c'est un quart d'heure de jeu, j'essaie d'analyser comment ils se comportent sur ce quart d'heure de jeu. S'ils montent chacun leurs standards, c'est un bon souci pour moi. Ça veut dire que nous faisons grandir l'équipe et c'est tout ce que je demande.

Sentez-vous une émulation particulière ?

Oui, je sens les garçons impliqués. J'ai trouvé bon le retour des internationaux, leur implication dès le lundi. Je trouve encore que ce début de semaine est bon mais ce n'est pas gage de garantie, samedi, à Pau. Il y a de très bonnes attitudes mais elles ne sont pas satisfaisantes, il faut aller chercher encore plus haut.

Gabin Villière est de retour à Toulon après son passage en équipe de France

Gabin Villière est de retour à Toulon après son passage en équipe de FranceIcon Sport

Quel levier avez-vous utilisé pour retrouver cette confiance ?

Il n'y a pas de raccourci à prendre. Il faut faire des choses fondamentales et basiques et bien les maîtriser. Il y a des choses qui ne changent pas au rugby, comme la conquête, la défense, le territoire, bien maîtriser les formes de jeu et leurs alternances... Je n'invente rien. Il faut savoir comment nous les travaillons au quotidien, pour être à l'aise au moment du match, en ayant une bonne caisse à outils avec plein de choses disponibles. C'est aussi avoir le physique pour pouvoir l'effectuer. Les choses que nous n'avons pas aujourd'hui, nous pouvons les compenser par notre cohésion et notre envie d'être ensemble. Ce doit être notre ciment.

L'entraîneur précédent avait sa philosophie de jeu. Vous en avez une différente...

Je veux tirer le meilleur des joueurs et du staff, il faut donc les aider pour les mettre dans de bonnes conditions pour pouvoir progresser. Sur notre jeu, je ne vais certainement pas dire que ce qu'il y avait avant n'est pas bon. Au contraire, il y a de très bonnes bases et des choses sur lesquelles nous nous appuyons. La question est de savoir comment nous allons l'étoffer avec différentes choses pour avoir un registre qui nous permette d'avoir de l'alternance.

Et le Challenge européen dans tout ça ?

C'est important. J'espère qu'il y aura de bonnes conditions pour y participer. La campagne de Toulon l'année dernière avait été compliquée donc j'espère que nous ne vivrons pas les mêmes péripéties. Ça nous permettra de nous exprimer et de continuer de progresser.

Travaillez-vous déjà sur le recrutement avec Bernard Lemaître pour la saison prochaine ?

Oui. Nous avons des exigences liées au JIFF (Joueur issu des filières de formation, NDLR) et au salary cap. Il faut tenir compte de ces paramètres avant de se demander ce qui serait le plus profitable pour avoir des forces vives dans chaque ligne. Évidemment, on ne va rien m'imposer. C'est aussi le deal mais il vaut mieux avoir plusieurs cerveaux pour y réfléchir.

Propos recueillis par TRISTAN ARNAUD

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