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Ernest-Wallon, fortunes diverses en barrage pour le Stade toulousain

Ernest-Wallon, fortunes diverses en barrage pour le Stade toulousain

Le 11/06/2022 à 08:51Mis à jour Le 11/06/2022 à 09:01

TOP 14 - Cette réception de La Rochelle sera la sixième du Stade toulousain à Ernest-Wallon dans le cadre des barrages du Top 14. Un stade de la compétition où les rouge et noir ont connu quelques déboires ces dernières saisons. De nature à donner des idées aux Maritimes...

Voilà douze ans, désormais, que les barrages ont été instaurés en Top 14. Douze années qui ont vu le Stade toulousain prendre petit à petit l’habitude de s’installer à ce stade de la compétition, puisqu’il disputera cette saison son sixième barrage à domicile. Une année sur deux, quoi…

Le hic ? Il est que si les Toulousains se sont habitués à disputer des barrages dans leur antre, ils ont aussi pris celle d’y connaître quelques difficultés. L’histoire avait pourtant bien commencé puisque, lors de leurs deux premiers rendez-vous, les Toulousains avaient conu deux succès plutôt tranquilles, face à Castres en 2010 (35-12) puis contre le Racing en 2013 (33-19). Un succès qui avait alors permis au Stade d’atteindre les demi-finales pour la vingtième fois en autant de saison de l’ère Novès, record absolu !

Sexton, premier bourreau

Et pourtant, c’est bien lors d’un nouveau barrage à Ernest-Wallon que cette série s’est brisée, dès la saison suivante. C’est en effet en 2014, encore face au Racing du duo Travers-Labit, que les Toulousains connurent pour la première fois depuis vingt ans la défaite (16-21) avant d’accéder au dernier carré, un essai du All Black Hosea Gear ne suffisant pas face aux 7 pénalités réussies ce jour-là par Jonny Sexton. Un coup d’arrêt, pour ne pas dire un coup de poignard, qui laissa tout un peuple toulousain médusé et fut probablement pour beaucoup dans la douloureuse fin de cycle de l’ère Novès.

Jonathan Sexton - Racing 92

Jonathan Sexton - Racing 92Icon Sport

Oyonnax, la peur bleue

Alors certes, depuis lors, tous les barrages au Wallon ne furent pas fatals au Stade. On en veut pour preuve que, dès 2015, les Toulousains réussirent à passer ce tour, pour la dernière sortie du gourou Novès en tant que manager à domicile. Mais dans quelles conditions ! Opposés au promu Oyonnax dirigé par Christophe Urios, les Stadistes connurent ce jour-là toutes les peines du monde pour se sortir du piège tendu par les hommes de l’Ain, sauvés par l’entrée en jeu d’une jeunesse triomphante incarnée par le trio Baille-Marchand-Aldegheri.

Le Stade ne s’en sortant qu’à la grâce d’un (magnifique) essai inscrit en fin de match par le futur pilier gauche international. Vainqueurs d’un tout petit point (20-19), les Toulousains avaient toutefois vu le spectre de l’élimination dans le blanc des yeux…

Luke McAlister face à Oyonnax en 2015.

Luke McAlister face à Oyonnax en 2015.Icon Sport

Castres, l’échec fondateur

Un spectre qu’ils ne réussirent d’ailleurs pas à exorciser en 2018, toujours face à leur Nemesis Christophe Urios, cette fois-ci à la tête du Castres Olympique. Régulièrement à la peine face à ce damné voisin tarnais devenu spécialiste dans l’art de les empêcher de jouer leur jeu, les Toulousains cédaient encore une fois, sans contestation possible. Bien qu’à 15 contre 14 pendant plus de vingt minutes après l’expulsion du talonneur castrais Jody Jenneker, le Stade ne parvint jamais ce jour-là à s’imposer dans le combat, perdant ses nerfs et cédant en toute logique (11-23) face aux futurs champions de France, portés par un doublé d’Armand Batlle.

Un échec qui eut toutefois le mérite de rappeler aux Toulousains le caractère indispensable de certaines vertus, qui furent le socle de leur titre en 2019 et de leur incroyable doublé la saison dernière. Lesquelles seront d’ailleurs bien nécessaires pour vaincre une troisième fois en autant de matchs-couperets le tout récent champion d’Europe rochelais…

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