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Entretien croisé Lonca-Ducuing : "À la muscu, on levait à peine plus d’un cure-dent et ça a matché"

Entretien croisé Lonca-Ducuing : "À la muscu, on levait à peine plus d’un cure-dent et ça a matché"

Le 02/09/2021 à 10:09Mis à jour Le 02/09/2021 à 21:56

TOP 14 - Romain Lonca et Nans Ducuing ont, ensemble, défendu les couleurs de l’UBB entre 2015 et 2019. À quelques jours du match entre Biarritz et Bordeaux, nous avons réuni les arrières des deux équipes. Pendant 45 minutes, ils sont revenus sur la genèse de leur amitié, les souvenirs des années bordelaises et ont évoqué leur côté jovial qui fait du bien au rugby d’aujourd’hui.

Avant ça, sur la discussion WhatsApp créée pour l’occasion, Romain Lonca avait allumé la première mèche, en demandant : “C’est qui l’autre dans le groupe” ? Nans Ducuing avait répondu dans la foulée : “Continue à me chauffer, ok le match est déjà lancé.

Pour commencer, pouvez-vous nous raconter à quand remonte le début de votre amitié ?

Romain Lonca : On s’était connu sans se connaître à l’école d'ostéopathie. On se croisait dans les couloirs.

Nans Ducuing : Romain était dans la promotion juste après moi. On se disait bonjour comme deux bons collègues qui se respectent, mais ça n’allait pas plus loin. Je me souviens qu’on se croisait au restaurant universitaire et je trouvais qu’il faisait un peu le “loulou”. Il avait tout le temps son petit journal, il était un petit peu hautain (rires).

Et le rugby dans tout ça ?

ND : Nous avions ce lien du rugby, parce que moi je jouais à Bayonne chez les jeunes. “Lounquette” (le surnom de Lonca), tu étais à Hendaye, toi…

RL : Nous parlions un peu de rugby, mais comme nous n’étions pas ensemble en promo, on ne pouvait pas parler d’amitié.

ND : On s’était apprivoisé, on se reniflait un peu à l’époque. Romain a signé à Bordeaux deux ans avant moi. Quand je suis arrivé, les premiers jours, j’ai été naturellement vers lui car on se connaissait un tout petit peu. Il m’a pris sous son aile tel un bon papa et de suite, ça a matché. Nous ne nous sommes plus jamais quittés.

RL : Généralement, on va vers les personnes qui nous ressemblent aussi. Ça s'est fait très naturellement. Il y a une certaine connexion intellectuelle qui s’est faite. Pas sur le terrain (rires).

ND : On n’arrivait pas à se faire quatre passes, c’était incroyable. Par contre, on rigolait beaucoup. Je me souviens que le premier jour où je suis arrivé à l’UBB, le centre d’entraînement était en travaux. Nous étions donc au vélodrome de Bordeaux Lac, un truc un peu aménagé. J’étais tombé pour la première séance de musculation avec Romain et Yann Lesgourgues. Nous avions fait un développé couché et on s’était dit : “je pense qu’on s’est bien trouvé les trois”. On levait à peine plus d’un cure-dent. Ça avait matché comme ça et c’était un peu parti de là.

RL : Depuis, Nans a pris son envol à la muscu, alors qu'avec Yann, nous avons stagné.

Top 14 - Nans Ducuing

Top 14 - Nans DucuingIcon Sport

Vous avez joué quatre saisons ensemble à l’UBB. Pouvez-vous nous raconter vos années bordelaises ?

RL : Il y avait un groupe aussi avec Yann (Lesgourgues), Boulou (Dubié), JM (Buttin), Tao (Sébastien Taofifenua), Charly Brousse. Nous étions très soudés. On s’écrit souvent. Je pense que c’était vraiment une osmose collective.

ND : Il y a toujours eu une bonne ambiance à Bordeaux et ça s’est perpétué. Il y avait un très bon mélange entre les jeunes comme nous et les plus anciens comme Hugh Chalmers, Matthew Clarkin, Sofiane Guitoune, Blair Connor. J’en garde de très bons souvenirs. On vit les premiers matchs, pas mal de fortes émotions. On partage notre quotidien. Notre petit groupe s’appelait “les charlots” et c’est vrai qu’on a créé des liens d’amitié très forts. On prend souvent des nouvelles les uns des autres. C’est ça, aussi, le rugby.

Cette amitié a perduré malgré le départ de Romain à Biarritz, en 2019…

ND : Oui, complet. Tu tisses des liens avec certains mecs. Il y a des coups de foudre amicaux qui vont au-delà du rugby. Romain en fait partie. On s’est toujours donné des nouvelles quand il est parti, pendant les moments heureux ou compliqués qu’on a eus tous les deux sur les blessures. Nos femmes, aussi, se connaissent très bien. Quand on peut, c’est toujours un plaisir de revoir sa bougie. Regardez-le, sans rien faire, il est drôle. C’est ce qui est génial.

RL : C’est vrai que Nans a été là dans les moments difficiles. C’était réconfortant de se sentir soutenu. Quand tout va bien, il y a toujours du monde. C’est quand ça va un peu moins bien que les personnes s’écrèment aussi. Au final, ce sont celles qui restent qui le restent jusqu’au bout.

D’ailleurs Nans, vous aviez prévu une surprise lorsque Romain a effectué son retour sur les terrains, en mars 2021, après deux ans et demi d’absence…

ND : Ça faisait un moment qu’on en parlait. On sait tous qu’il a traversé une période très compliquée avec sa blessure. Il s’est beaucoup battu, il a toujours été positif. Nous, ses potes, on rêvait de lui faire la surprise d’être dans les tribunes pour le premier match où il rejoue. Nous avions prévu un minibus de Bordeaux avec des banderoles. On n’a pas eu l’occasion de le faire, car c’était compliqué. On jouait souvent en même temps et les calendriers se concordaient assez mal. Il a vécu cette première sans nous. Elle était quand même forte en émotions. C’est un petit regret, mais malheureusement, on ne peut pas faire tout ce qu’on veut.

RL : Ma reprise était à Béziers, donc ça arrangeait tout le monde quand même, car de Bordeaux ça faisait loin.

ND : Oui, je ne te cache pas que quand j’ai tapé sur Waze, ça m’a mis un pet…

Dans le monde du rugby, vous êtes connus pour avoir ce côté joyeux, déconneur. Comment fait-on pour rester sérieux à vos côtés, surtout lorsque vous jouez ensemble ?

RL : Nans a travaillé sur ça. Il arrive à être déconneur et mettre l’ambiance, mais il arrive aussi à “switcher” de plus en plus souvent afin d’être sérieux quand il le faut. C’est peut-être le côté qu’on lui connaît un peu moins. On voit le côté rigolo et blagueur, mais c’est aussi un travailleur, un mec sérieux. C’est pour ça qu’il est à ce niveau et qu’il a vécu tout ça. Nans, je te filerai mon RIB, parce que je n’en pense pas un mot (rires).

ND : C’est dans notre nature et dans notre personnalité de tous les jours. On a envie de vivre chaque instant, de toujours trouver le mot ou la blague pour rire. Je pense qu’on s’est trouvé là-dessus aussi avec Romain. C’est un de mes potes les plus drôles, j’adore sa finesse, il est créatif. Quand on est ensemble, c’est là où on se régale. [...] Il faut savoir trouver la balance entre la connerie et le sérieux. Je pense, qu’avec la maturité et la trentaine qui approche, on réussit à trouver un peu le bon équilibre. Mais tu ne peux faire le con et te régaler que si sur le terrain ça se passe bien. Nous sommes conscients que c’est notre objectif premier. On se voit tous les jours avec des mecs de l’équipe et si tu ne prends pas plaisir à te voir, si tu ne déconnes pas, si tu ne rigoles pas au quotidien, je trouve que c’est difficile. Je parle pour le rugby, mais je pense que c’est dans tous les métiers pareil. On essaye de mettre de la bonne humeur et je pense qu’avec ça, tu es d’autant plus efficace et tu as plus envie de travailler. C’est notre philosophie.

Justement, le rugby se professionnalise toujours un peu plus et c’est donc essentiel d’avoir cette bonne humeur au quotidien dans les groupes…

RL : Oui, c’est sûr. Les saisons sont tellement longues, riches en émotion en haut et en bas, donc c’est bien d’avoir des fils conducteurs de bonne humeur et l’envie de se retrouver. On passe beaucoup de temps ensemble, plus qu’avec nos femmes respectives. Savoir qu’on va passer une bonne journée avec des mecs qu’on aime bien, c’est vachement important. Je l’ai vécu à Bordeaux et je pense que c’est encore le cas en ce moment. Du moins, ça se ressent. Nous retrouvons ça aussi à Biarritz. Il y a une superbe ambiance avec un groupe assez jeune et expérimenté. Tout le monde se met au pli, on bosse bien aussi. On est sérieux, mais on a des bons moments et on rigole bien.

ND : Je rajouterai que Romain nous manque à Bordeaux que ce soit rugbystiquement ou humoristiquement, mais tous les jours il y a quand même pas mal de déchets. Nous sommes donc quand même contents qu’il soit allé à Biarritz. Se forcer à rire, ce n’est pas bon non plus, donc c’est bien qu’on ait un peu pris nos distances.

RL : Je le ressens à Biarritz aussi, ne t'inquiète pas. Les mecs me disent, “c’est bien quand tu es malade et que tu ne viens pas aussi”.

Romain Lonca - Biarritz

Romain Lonca - BiarritzIcon Sport

Vous a-t-on déjà reproché votre personnalité ou vous a-t-elle déjà desservie ?

ND : Oui, forcément, depuis que je suis gamin. Que ce soit à l’école ou dans les catégories jeunes, partout où je suis passé, on m’a toujours dit “attention, ce côté-là peut desservir, car tu rejettes une image de branleur que tu n’as peut-être pas.” Je me suis toujours nourri de ça. C’est ma personnalité et je suis comme ça. C’était difficile de me changer. J’ai écouté, j’ai réglé la balance, mais j’adore avoir ce côté naturel, authentique et, à côté de ça, répondre présent quand on fait appel à toi. J’adorais faire le branleur en classe, faire rire la galerie, mais aussi arriver à avoir des bonnes notes. C’est le même principe au rugby. La semaine, tu travailles, mais tu peux faire des conneries, t’amuser et faire plein de choses en dehors. Mais il faut d’abord répondre présent sur le terrain. Quand les deux concordent, c’est là où je jubile et que je suis heureux. J’espère que ça va durer, mais c’est vrai que ce n'est pas évident, car des matchs de merde, j’en ai fait aussi ! Il faut savoir trouver l’équilibre.

RL : Le problème, avec Nans, c’est que les mecs vont le voir pour passer un bon moment et rigoler avec lui. Pour Nans, c’est difficile de dire non et il rentre souvent dans le jeu. On garde donc cette image de lui, mais à côté de ça, il est très à l’écoute et il a des discussions sérieuses et approfondies.

ND : Romain sait déconner, mais aussi de suite s’arrêter et être très sérieux pour faire la part des choses. Moi, j’ai appris un peu plus tard que lui à le faire. Sur ça, “Lounquette”, il est vrai que tu m’as aussi inspiré.

Quel est le plus beau moment que vous avez vécu sur un terrain ?

ND : C’est difficile d’en sortir un en particulier. Nous avons joué pas mal de fois ensemble, des matchs à Chaban où c’était plein et incroyable. Quand tu joues avec tes potes, que tu t’y files et que tu gagnes, c’est génial. Nous n’avons pas vécu de matchs de phases finales ou des titres. Mais je peux vous assurer que de bonnes victoires à Chaban, où tu fais un petit peu la troisième mi-temps, ce sont des souvenirs impérissables.

Quel est le moment le plus drôle que vous avez vécu sur un terrain ?

RL : Nous étions en stage à Santander. C’était sérieux, à l’étranger, pour la préparation. Nans avait perdu un pari la veille. Le lendemain matin à l’entraînement au premier ballon, il fallait qu’il envoie un grand coup de pied dans la tribune quoi qu'il se passe, que ce soit sur un lancement de jeu ou peu importe. Émile Ntamack était alors entraîneur des trois-quarts. Nous faisions du séparé, des petites passes à un mètre, un mètre cinquante. Nans était en bout de ligne et il a envoyé une ogive en tribune. Tout le monde s’est regardé et s’est dit “mais qu’est-ce qu’il fait ?” Et Nans s’est replacé naturellement. C’est passé comme une lettre à la poste.

ND : C’était terrible. Je venais d’arriver en plus. Avec du recul, je me dis que j’étais complètement con, fou. Je me souviens du regard d’Emile Ntamack et de Bruce Reihana, qui s’occupait des skills, quand j’ai envoyé la chandelle en tribune. Ils ont dû se dire “mais qu’est-ce que tu fais mon garçon, quoi ?” Moi j’étais là, “pépiot”, comme si j’avais eu un TOC. “Pardon, je ne sais pas ce qui m’est arrivé.” On avait rigolé. J’étais en formation avec toi.

RL : Être sérieux sans se prendre au sérieux, c’est ta devise.

Et en dehors du terrain ?

RL : À chaque moment qu’on passait, il y avait un fou rire, une histoire à raconter.

ND : Sans en faire des caisses, il y avait très souvent des sourires, des conneries qui se faisaient au quotidien. En sortir une... (Une heure plus tard, il nous rappelle). Je viens d’y penser. Avec Romain dans le vestiaire, nous avions pris deux bouteilles de gel douche vides. Dans une, nous avions mis de la mayonnaise et dans l’autre du Ketchup. Il y a toujours des mecs qui n’ont jamais rien et qui te demandent ton shampoing. Nous avions laissé les bouteilles par terre, on faisait genre de se doucher et les gonzes arrivaient les uns après les autres en nous demandant s’ils pouvaient nous emprunter le gel douche. Ils se servaient et ils se shampouinaient avec de la mayonnaise ou du ketchup. Le mieux, c’est quand ils se le mettaient dans les cheveux. Ils ne comprenaient pas, ils se regardaient, et avec Romain, on pleurait de rire… Ce jour-là, nous étions restés au moins une demi-heure à la douche.

Romain, quels sont les points forts et faibles de Nans rugbystiquement parlant ?

RL : Il est très complet, adroit et possède un bon jeu au pied. Comme il aime le dire, il est véloce. C’est un mélange de vivacité et de puissance. Il a eu des expériences en Équipe de France qui l’ont fait grandir et être de plus en plus propre sur ses matchs.

Nans, on vous retourne la question ?

ND : Romain est un joueur très polyvalent. Avant de jouer quinze, il a évolué aux postes de dix, centre, ailier. Tout entraîneur rêve d’avoir ce genre de joueur dans son équipe, car il est très complet. Romain parlait de mon pied qui est quand même moyennasse. Lui l’a beaucoup plus aiguisé que le mien. Il a une vision du jeu au-dessus de la moyenne. Techniquement, il est pointu. Je ne sais pas ce que ça donne après son opération de l’épaule, mais avant, malgré son physique de serrurier, c’était un sacré client en défense. Il pue le rugby, il pige et je ne dis pas ça parce que c’est mon pote. Je le pense et je ne suis pas le seul. Partout où il est passé, ça faisait l’unanimité.

RL : Vous pourrez m’envoyer le clip de ce qu’il a dit pour que je me le mette en boucle ?

Samedi, est-ce la première fois que vous allez vous croiser sur un terrain ?

ND : La première fois, c’était en amical il y a deux semaines.

RL : Non, la toute première fois, c’était quand je jouais à Biarritz, plus jeune. Nans était à Lannemezan. On jouait les deux à l’ouverture, face à face.

ND : C’est marrant parce qu’il ne m’a pas du tout marqué.

Si vous vous croisez sur un duel, qui va l’emporter ?

ND : Honnêtement, nous ne sommes pas les deux plus féroces du championnat. On peut s’endormir mutuellement. Il peut m’avoir, mais je peux l’avoir aussi. Je le connais par cœur, je l’ai étudié.

RL : Tant qu’il n’y a pas de “zoom” ou de vidéo dans les rucks, nous sommes tranquilles. Les fourchettes, ça va y aller. Ça nous ressemble…

Top 14 - Nans Ducuing (UBB)

Top 14 - Nans Ducuing (UBB)Midi Olympique

Romain, si vous vous trouvez intercalé dans la ligne, que vous percez et que vous vous retrouvez face à Nans, quelle option privilégiez-vous ?

RL : Je mets le ballon sous le bras et j’accélère. Non, je pense que je joue intérieur, car avec Nans, ça plante (il montre son épaule). Il y en a qui s’y sont frottés et qui ne se sont pas relevés. S’il y a un ballon rasant, il peut y avoir une belle lutte de trentenaires. Les deux à la course, ça peut être sympa.

Que se passera-t-il si vous vous croisez dans un ruck ?

RL : J’espère que les docteurs ont du fil de pêche pour le recoudre.

ND : Tu imagines, “Lounquette”, si on sort tous les deux sur un jaune ? Le truc improbable… Non, franchement, il y aura peut-être plus de chatouilles que de mauvais gestes sur les rucks. Après, pendant le match, qu’on rassure nos coachs, il n’y aura pas de cadeaux.

Plus sérieusement, comment abordez-vous, collectivement, ce premier rendez-vous de la saison ?

RL : C’est notre premier match en Top 14 depuis sept ans. Ce sera, avant tout, un grand moment pour la région et la ville. On a vraiment hâte d’y être et de s’étalonner face à ce qui se fait de mieux en France. Il y en a certains qui n’ont jamais vécu le Top 14, des jeunes qui ont un gros potentiel. On s’attend à un gros, gros match. Nous sommes prévenus.

ND : Nous avons hâte de reprendre, mais Biarritz, c’est tout sauf un cadeau. On se l’est dit. Même s’ils sont promus, ils ont une très, très belle équipe, avec de sacrés joueurs qui ont largement le niveau du Top 14. Ils l’ont prouvé l’an dernier. Sur le match amical qu’on a pu faire, ils nous ont donné beaucoup de fil à retordre. On n’y va pas du tout avec de la prétention ou quoi que ce soit. On sait que ce sera très dur.

Romain, vous étiez titulaire avec Bordeaux lors du dernier match entre les deux équipes en Top 14. Vous en souvenez-vous ?

RL : Mathieu Hirigoyen me l’a dit, ce matin. Yann Lesgourgues jouait en face et il était arrivé, le mois d’après, à Bordeaux. Darly Domvo était à l’aile. La boucle est bouclée. Le BO a terminé par Bordeaux à Chaban et il reçoit l’UBB à Aguiléra sur une remontée. Bordeaux avait gagné il y a sept ans et j’espère que je serai du bon côté, encore, samedi.

Pour finir, y a-t-il un point qu’on n’a pas abordé et dont vous vouliez parler ?

RL : Les plaquages offensifs, peut-être… Je ne sais pas.

ND : Ouais, les contre-rucks et tout ça, mais bon ce sont des passions. On prendrait tout l’après-midi, donc ce n’est peut-être pas utile...

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