Midi Olympique

Marty : "J’ai le coeur qui a failli lâcher"

Marty : "J’ai le coeur qui a failli lâcher"

Le 12/09/2021 à 19:11Mis à jour Le 12/09/2021 à 23:00

TOP 14 - Le nouvel entraîneur des trois-quarts de l’Usap revient sur la victoire si importante des Sang et Or face à Biarritz, ce samedi (33-20), sur ses premières émotions sur le banc et sur les motifs d'espoir suscités par cette rencontre.

Quel sentiment domine après cette première victoire de la saison ?

Je suis content mais surtout soulagé. Le contexte était difficile à gérer. Lors de la première période, on a senti la pression chez les joueurs. Puis ils ont réussi à prendre le score et à se détacher. Ca leur a permis de se relâcher. Au fil du match, on a emmagasiné de la confiance. Il y avait deux ou trois coups à jouer, on les a tentés. Il y a des choses positives à en retirer. J’ai envie que tous les week-ends, on ait la sensation d’avancer et d’apprendre. Après, on ne fait pas le match parfait. Pour gagner contre les grosses équipes, il faudra aller plus loin. C’est vers ça qu’il faut tendre.

L’équipe a su tenir mentalement alors que Biarritz avait réalisé un meilleur début de match. Comment l’analysez-vous ?

On s’était préparé à une grosse entame comme les Biarrots le font souvent. C'est ce qui s’est passé mais le groupe a répondu présent. Il a maintenant une histoire commune qui lui permet de gérer les quelques moments compliqués.

Le public a aidé pour résister...

On l’avait subi contre nous à Brive. Ca nous a fait beaucoup de bien cette fois. La dernière action est symbolique avec le stade qui nous a poussés. Même si comptablement, ça n’avait pas d’incidence car il n’y avait pas de bonus en jeu, ça a fait du bien dans les têtes de tenir.

Avez-vous perçu un manque de puissance en première période ?

Après avoir vu la seconde mi-temps, je dirais que c’était plus un déficit de confiance que de puissance. Au début, le groupe a gambergé un peu, c’est normal. Il recevait Biarritz qui venait de mettre trente points à Bordeaux et qui, on l’a vu de suite, avait des intentions.

Un petit mot sur les premiers pas de Melvyn Jaminet dans l’élite. Il a eu droit à un sacré comité d’accueil de la part des Biarrots avec des charges sur chacune de ses prises de balle ou presque...

Un baptême comme ça, ça me va. Il a été sur les tirs au but comme on le connaît, c’est-à-dire sans pression et avec un 100 % de réussite. On s’y habitue, à force. A côté de ça, il a amené un peu de folie.

Sa complémentarité avec Tristan Tedder a été une des belles promesses du jour... Que pouvez-vous en dire ?

On en parlait tout à l’heure. Ils ont tous deux un bon jeu au pied et de la vitesse. C’est intéressant de les avoir tous deux sur la pelouse. Tactiquement et stratégiquement, il y a encore du travail. Mais, comme pour le reste, ils vont essayer d’apprendre vite.

D’un point de vue personnel, comment avez-vous vécu cette première à Aimé-Giral en tant qu’entraîneur ?

C’est compliqué. J’ai le coeur qui a failli lâcher. Il y avait beaucoup de pression mais aussi du plaisir. C’est ce qu’il faut retenir pour aborder les prochains matchs. Quand on se lâche, on arrive à bien jouer.

Il était crucial de débuter par un succès à domicile. Est-ce là que se jouera le maintien ?

Il faudra essayer de prendre des points partout mais oui, c’est principalement à Aimé-Giral qu’il se jouera.

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