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"L'objectif c’est le top 2", affirme Urios

"L'objectif c’est le top 2", affirme Urios
Par Jérôme Prevot via Midi Olympique

Le 21/05/2022 à 20:36Mis à jour Le 22/05/2022 à 15:56

TOP 14 - Les Bordelais ont souffert pendant une mi-temps face au LOU, puis se sont lâchés en deuxième période, jusqu’à empocher un bonus offensif(42-10) qui les met en position de force pour terminer dans les deux premiers du Top 14.

Content d’avoir fait chanter Chaban-Delmas avec cette belle victoire face à Lyon ?

Nous avons souvent fait chanter notre stade. Mais peut-être que nous l’avions fait siffler, nous nous serions bouger le c.. avant. Le problème ne venait pas du stade, nos supporters ont toujours été à la hauteur, c’est nous qui ne l’avions pas été, parfois. Je dis bien, parfois. Aujourd’hui, notre envol a été facilité par le contexte. En première mi-temps, nous avons manqué de rythme, comme je l’avais imaginé. Notre premier quart d’heure fut bon, mais ensuite nous avons laissé l'initiative du jeu aux Lyonnais. Dans ces conditions, mener 6-3 à la mi-temps, même contre le vent, c’était inespéré. Après, en deuxième période, quand on a marqué une fois, puis deux ensuite, j’ai eu l’impression que les Lyonnais avaient la tête à leur finale européenne.

Nous avons remarqué un gros travail de l’UBB sur les ballons portés en deuxième mi-temps. Qu’en pensez-vous ? L’avez-vous demandé à la mi-temps ?

Je le demande tout le temps. Mais on savait que les Lyonnais étaient fragiles sur cette base-là car ils ne pouvaient pas compter sur Romain Taofifenua qui est très important pour eux. Je savais que si on était sérieux, on avancerait dans ces zones-là. En première-mi-temps, nous n’avons pas su saisir quatre occasions alors que nous étions proches des lignes. Nous aurions dû en mettre une. En deuxième période, nous avons enfin réussi à être performants.

Vous êtes qualifiés dans le Top 6. Pensez-vous désormais au Top 2 ?

Oui, l’objectif c’est le Top 2. Depuis trois moins on visait ça, mais je ne pouvais pas le dire. En fait, on a revisité récemment les choses. Mais je sais comment on fonctionne, je sais comment peut se comporter ce groupe. Je sais ce qu’on a fait entre le match de Montpellier et celui de Toulon. Je sais quel comportement fut le nôtre contre Toulon.

Si vous ne terminez pas dans les deux premiers, est-ce que ce sera une déception ?

Oui, oui, ce sera une déception. Notre objectif ne sera pas atteint et notre déplacement à Perpignan peut-être périlleux. Ce sera une déception car nous avons eu pas mal d’avance durant la saison et ça représenterait en plus un progrès par rapport à la saison dernière. On a envie de le faire.

Le chemin le plus court est-il toujours le meilleur ?

Il n' y a pas de vérité. Il y a toujours quelqu’un qui va vous expliquer ceci ou cela que faire les barrages, après tout, ce n’est pas si mal. J’ai bien été champion avec Castres en terminant sixième (en 2018, NDLR). Demandez à tous les manageurs du Top 14, tout le monde préfère être dans le Top 2, même si, quand on se retrouve troisième ou quatrième on se dit toujours qu’on peut quand même devenir champion. Mais si on a le choix, on préfère toujours le Top 2.

Nous avons trouvé que votre équipe s'améliorait au fur et à mesure du match avec deux beaux essais offensifs...

Oui, même si je trouve encore qu'on ne joue pas bien notre rugby. On loupe des choses simples, nous avons manqué un quatre contre un avec une moitié de terrain libre, ça fait flipper. On a aussi loupé un deux contre un assez simple dans un couloir. Ça a le don de me gonfler, mais je ne vais pas faire la fine bouche. Je sais où on en est, je sais ce qu’on peut faire, je sais ce qui nous reste à faire.

Votre équipe a été mise en difficulté sur le jeu au sol...

Oui, c’était étonnant. Dès qu’on passait au sol, le ballon sortait du côté adverse. C’était un problème de rythme et de mise en place. On n’était pas dominateurs au contact, on se faisait stopper, ils arrivaient plus vite que nous. Ça m'a préoccupé et encore que les Lyonnais n’ont pas été très bons sur les ballons de contre-attaque. Ils nous les ont beaucoup rendus au pied.

Avez-vous tenté de redresser la barre dans ce secteur à la mi-temps ?

Oui, bien sûr, j’ai aussi sorti les joueurs qui n’étaient pas dans le rythme ou en difficulté. Je savais que ça pouvait nous arriver . Certains étaient en reprise, et nous avons vécu quinze jours de travail intense.

Top 14 - Matthieu Jalibert (Union Bordeaux-Bègles).

Top 14 - Matthieu Jalibert (Union Bordeaux-Bègles).Icon Sport

Quid de la performance de Mathieu Jalibert ?

Il revient bien, comme Guido Petti, Bastien Vergnes-Taillefer et d’autres. Nous avons eu jusqu’à vingt blessés pendant trois mois. Tout le monde disait : qu’est ce qui se passe ? Vous jouez mal. Oui, il nous manquait des titulaires, nous avons compté jusqu’à vingt blessés pendant cette période de trois mois. Là, des gens sont en train de rentrer. Le fait de s’entraîner à quarante avec des pros, ce n’est pas pareil que de s’entraîner à 32 avec les gars du centre de formation. Pendant trois mois nous avons vraiment souffert. Il n’y avait plus d’émulation, on s’entraînait, on jouait comme ça dans la foulée. Nous n'arrivons pas à créer de la dynamique. Alors, oui, Matthieu Jalibert a retrouvé un peu de confiance, il est en train de revenir à son meilleur niveau. Et j’ai lu qu’il était mort de faim.

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