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"Ce mec ne voulait pas de moi à Castres !"... Le top des déclas du week-end

"Ce mec ne voulait pas de moi à Castres !"... Le top des déclas du week-end
Par Rugbyrama

Le 28/06/2022 à 18:01Mis à jour Le 29/06/2022 à 14:01

TOP 14 - L'émotion de Mohed Altrad, la pique de Zach Mercer envoyée à Pierre-Henry Broncan, la mesquinerie de Paolo Garbisi, les regrets de Rodrigo Capo Ortega, ou encore l'hommage de Broncan aux supporters castrais... Voici le top des déclas du week-end !

" C’est à cause de lui que je suis à Montpellier, ce mec ne voulait pas de moi à Castres !"

À chaque finale, ces souvenirs et ces moments légers. Une fois la tension retombée, Zach Mercer et Pierre-Henry Broncan ont échangé de larges sourires en après-match. L’Anglais avoue alors qu’il aurait pu rejoindre le CO à l’intersaison mais que le manager castrais n’en a pas voulu. "Too lazy, man !” ("Trop feignant, mec !" en français) a rétorqué le coach déçu. En regardant la performance XXL du numéro 8 montpelliérain, Pierre-Henry Broncan a certainement regretté de ne pas avoir signé Mercer…

" C’est le premier grand titre dans notre vie de jeune club. On n’a que 36 ans alors que les autres ont un siècle."

Mohed Altrad n’a pu s’empêcher de jouer la comparaison entre “son” MHR et les clubs historiques du championnat. À l’approche de la quarantaine, Montpellier a coché une case qui devait encore lui échapper avant la finale. Castres favori, le MHR sans ses cadres Reinach ou Willemse, le contexte et les tendances menaient vers un léger avantage castrais. Pourtant, les Cistes ont joué la finale parfaite et ont vengé les deux groupes de 2011 et 2018, vaincus aux portes du sacre.

Mohed Altrad - Montpellier

Mohed Altrad - MontpellierIcon Sport

" Bon, après, je suis désolé pour lui car c’est la dernière finale qu’il va jouer, vu qu’il part à Toulon."

Un brin taquin, Paolo Garbisi n’a pas perdu son verbe latin. L’Italien s’excuse pour Benoît Paillaugue, futur toulonnais, dont il pronostique qu’il ne verra plus de finale de Top 14. Révélation de cette saison à l’ouverture, Paolo Garbisi s’est sans doute précipité et nul doute que les supporters varois retiendront cette déclaration lors du prochain déplacement des Cistes à Mayol.

" C’est quoi la pression ? La pression c’est une chance. On l’a peut-être oublié."

La légende castraise Rodrigo Capo Ortega rappelle les fondamentaux. Montpellier et Castres avaient une pression maximale, celle de marquer l’histoire du championnat par un titre. Le CO avançait avec une certaine sérénité vers Saint-Denis. Pourtant, les Castrais étaient favoris pour la première fois sur leurs quatre dernières finales. Les coéquipiers de Mathieu Babillot ont-ils oublié cette pression positive ?

" Ils se saignent pour nous, on leur doit une belle communion."

Une fois encore, le CO a pu compter sur son indéfectible public, venu en nombre au Stade de France. Malgré la déception d’une finale perdue, le club a tenu à organiser une journée de célébrations au lendemain du revers montpelliérain. Une manière de récompenser ces supporters “qui se saignent” pour le CO depuis tant d’années, expliquait Pierre-Henry-Broncan.

“Il faut vite digérer cette défaite. On le doit à notre public qui est digne d’un club de foot argentin. Nous, on avait une escorte de motards pour faire 30 kilomètres. Eux, ils sont partis de Castres à l’aube pour arriver et entrer dans le stade après quatre heures de bouchons, et ils vont repartir dans la nuit pour nous accueillir demain à Castres.” prolongeait le manager castrais.

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