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Brive s’impose dans la douleur contre le Stade français

Brive s’impose dans la douleur contre le Stade français

Le 02/10/2021 à 16:57Mis à jour Le 02/10/2021 à 17:45

TOP 14 - Pour le jour du centenaire de son stade Amédée-Domenech, le CA Brive a conservé son invincibilité face à des Parisiens branchés sur courant alternatif (19-12). Après avoir rapidement pris le score grâce à un essai de Jurand, Brive a assuré l’essentiel mais a joué à se faire peur en rendant trop de ballons.

Le Stadium de Brive a serré les dents jusqu’à la dernière seconde et un énième en-avant parisien. Malgré n’avoir jamais perdu le contrôle du match, les Corréziens ont tremblé jusqu’à la fin pour s’octroyer un troisième succès en trois matchs devant son public. Tout était réuni pour une belle fête du rugby afin de célébrer les 100 ans de l’antre mythique Amédée-Domenech. Dans un Stadium chauffé à blanc, Brive puni le Stade français d’entrée de jeu. Sur la première mêlée du match à hauteur des 40m corréziens, Enzo Hervé ajuste un coup de pied millimétré pour un 50/22 trouvé à quelques mètres de l’en-but parisien. Le CAB assure son lancer en milieu d’alignement et Abadie sert Joris Jurand lancé à toute vitesse pour déchirer la défense adverse (7-0, 3e).

L’entame de match est à sens unique, Paris n’est pas dans le coup. Loin, très loin du visage affiché la semaine dernière contre Castres. Chaque lancement de jeu briviste met le danger dans la défense du club de la Capitale. D’ailleurs, il faut attendre la 10e minute de jeu pour voir les Parisiens toucher leur premier ballon d’attaque. Après quinze belles premières minutes, le jeu perd de son intensité. Si Brive n’est jamais réellement mis en danger par le Stade français, il ne parvient pas non plus à se montrer dangereux, usant beaucoup de jeu au pied. Alors petit à petit, les joueurs de Gonzalo Quesada vont entrer dans leur match grâce à une bonne pression défensive. Mais ballon en main, c’est un peu sauve qui peut. Incapables de franchir le premier rideau, les Parisiens commettent bien trop d’imprécisions, malgré un excellent Léo Barré à l’ouverture.

Brive ne va d’ailleurs pas être loin de tuer le match après un premier temps fort parisien. Sur une mêlée jouée à 30m de l’en-but adverse, l’ailier fidjien Bitunioyata transperce le premier rideau défensif, bien servi par Enzo Hervé dans le bon timing. Alors qu’un deux contre un semblait promettre d’envoyer Abadie en dame, Arthur Coville tire la maillot du demi-de-mêlée briviste pour sauver les siens. Pénalité et carton jaune : Paris décroche (13-0, 31e). Avec treize longueurs d’avance et en supériorité numérique, Brive ne parvient pourtant pas à totalement maîtriser son rugby, à l’image des deux pénalités concédées avant de rentrer aux vestiaires (13-6).

Le Stade français y a cru jusqu’au bout

En souffrance dans le secteur de la mêlée fermée, le staff parisien change sa première ligne à la pause. Et ça porte ses fruits. Les Brivistes souffrent en conquête, notamment en touche, avant de perdre la main sur le secteur qu’ils dominaient en première période : la mêlée. Les deux équipes se livrent alors à un duel de coups de pied pour occuper le terrain. Laranjera voit jaune sur un plaquage en l’air sur Lapegue à la réception d’une chandelle (47e). Le jeune Léo Barré, 19 ans, permet au Stade français de rester dans le coup et de croire au hold-up (13-9, 49e).

Sauf que les Parisiens tombent à nouveau dans leurs travers, pratiquent un rugby brouillon et ne parviennent pas à tirer profit de leur supériorité numérique. Au contraire ce sont les hommes de Davidson qui basculent à 16-9 au moment de joeur à nouveau à 15 contre 15. A l’image de son début de saison, Paris alterne le bon et le moins bon. Waisea fait le gros du travail sur les 40 brivistes avant de réussir à passer les bras. Francoz feinte la passe et redresse sa course avant de vouloir donner à Latu au soutien. Une occasion d’essai avortée par un nouvel en-avant (65e). Brive réagit dans la foulée et passe à un centimètre de mettre fin aux espoirs parisiens sur un surnombre mal négocié par Laranjera (68e) mais surtout grâce au retour salvateur de Champ pour le Stade français.

Brive met la pression, fait le break grâce à la botte de Enzo Hervé (19-9, 70e) avant de voir Léo Barré lui répondre presque du tac au tac (19-12, 73e). Brive s’impose dans la douleur. Amédée-Domenech a pu pousser un grand ouf de soulagement et se contente pour ses 100 ans d’un seul essai inscrit. Pas rassasié mais satisfait.

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