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Bézy, le vrai retour de l’enfant prodigue à Toulouse

Bézy, le vrai retour de l’enfant prodigue à Toulouse
Par Nicolas Zanardi via Midi Olympique

Le 26/09/2021 à 16:05Mis à jour Le 26/09/2021 à 16:46

TOP 14 - S’il est déjà revenu à Ernest-Wallon la saison dernière dans le contexte pesant du huis clos, l’ancien demi de mêlée du Stade se réjouit de retrouver ses anciens supporters, en vue d’un choc et d’un duel avec Antoine Dupont hauts en couleurs.

Ce Toulouse-Clermont disputé dans la peau d’un Jaunard ne sera évidemment pas une première pour Sébastien Bézy, qui a déjà disputé la saison dernière un quart de finale de Champions Cup sous les couleurs clermontoises, et avait également effectué son retour sur la pelouse d’Ernest-Wallon quelques jours après le sacre européen de ses anciens partenaires. La différence ? Elle est que dimanche, Sébastien Bézy retrouvera d’abord son ancienne pelouse sous les yeux de ses anciens supporters. Ce qui, émotionnellement, changera beaucoup la donne… "L’an dernier, c’est vrai que ça avait été une frustration de ne pas disputer ce match devant du public, souriait le demi de mêlée clermontois. Les huis clos, ça donnait vraiment l’impression de jouer des matchs d’entraînement. Cette fois, avec du public, ça s’annonce très différent, et ce sera pour moi l’occasion de voir beaucoup de visages connus. Ça s’annonce un chouette moment."

Enfin, enchaîner à la mêlée

Cela d’autant plus qu’historiquement, les affrontements entre les deux plus grands clubs hexagonaux de ces vingt dernières années ont donné lieu à des morceaux de bravoure hautement spectaculaires, un contexte qui sied parfaitement à Sébastien Bézy à l’heure de se mesurer dans une position plus "confortable" à son ancien concurrent devenu référence, Antoine Dupont. "J’avais enchaîné les matchs en fin de saison dernière au poste d’ouvreur, mais c’est vrai que la dernière fois que j’avais pu enchaîner des matchs au poste de demi de mêlée, ça remonte au début de saison dernière. C’est bien, ça donne de la confiance et ça permet surtout de retrouver du rythme, ce qui est toujours important à ce poste." Qui plus est en vue d’un match qui s’annonce, comme toujours, hautement énergivore et spectaculaire… "Les Toulouse-Clermont sont souvent des grands matchs, car les deux équipes ont la volonté d’assumer leur part de jeu. J’ai le souvenir de ce match au Stadium en 2019 (47-44), que j’avais disputé dans le camp toulousain, qui avait été fabuleux à jouer. L’an dernier aussi, nous avions été très proches jusqu’à ce qu’un essai en fin de première mi-temps nous fasse beaucoup de mal (36-27). J’espère que cette saison, nous tiendrons un peu plus longtemps."

Le défi de la constance

Pour cela ? L’ASM pourra au moins se reposer sur les bons comportements aperçus contre La Rochelle, où les Jaunards ont en effet réussi à afficher une certaine constance pendant 80 minutes, à l’exception de la dernière action dans les arrêts de jeu. "La saison dernière, on avait souvent ce problème de manquer de constance pendant des périodes d’un match, qu’on payait parfois très cher. On a certes réussi à le corriger contre La Rochelle, mais il faut bien dire que c’était un peu plus facile compte tenu des conditions météorologiques. Il s’agissait surtout de bien assurer les sorties de camp, de bien défendre. À Toulouse, ce sera un challenge beaucoup plus difficile. On sait que face à eux, le moindre ballon qui tombe, ça peut donner un essai." Une constante dont Bézy se méfie comme de la peste, bien conscient que cette capacité des Stadistes à punir la moindre erreur constituera le premier danger pour les siens, cette fois encore… "C’est ça qui est impressionnant avec eux. Même s’ils ne sont pas encore au point dans la construction de leur jeu, ils restent une équipe à qui il est très difficile de marquer des points, et surtout une équipe qui n’a besoin que d’une demi-occasion pour franchir votre ligne." À Bézy et ses copains d’en laisser traîner le moins possible…

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