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Urdapilleta : "Babillot, il croit qu'il est fort..."

Urdapilleta : "Babillot, il croit qu'il est fort..."
Par Arnaud Beurdeley via Midi Olympique

Le 18/06/2022 à 08:30Mis à jour

TOP 14 - Déjà en temps normal, Benjamin Urdapilleta trimballe une bonhomie contagieuse. Le goût de la victoire sur le Stade toulousain en bouche et la perspective de monter à Paris pour sa deuxième finale de Top 14, le demi d’ouverture a débarqué en conférence de presse un sourire XXL accroché aux lèvres. Et comme d’habitude, il s’est montré affable et taquin.

Quel est votre sentiment après avoir éliminé le champion de France en titre ?

De la fierté ! La fierté de jouer avec cette équipe, cette bande de copains. Nous nous étions promis de tout donner. Nous avons tous fait des sacrifices pour gagner ce match, pour gagner aussi pour tous ceux qui n’étaient pas sur le terrain. Et ça, c’est incroyable.

Avez-vous douté après le début de match où vous avez été mené dix à zéro ?

Jamais !

Vraiment ?

Oui, vraiment. On se doutait que les Toulousains allaient attaquer très fort cette rencontre, mettre beaucoup de rythme, beaucoup de vitesse. On savait que ça allait être dur, surtout que nous avons eu du mal à entrer dans le match. Surtout, on n’a pris que dix points. Ce n’était pas très grave. On savait qu’on allait se réveiller et les mettre en difficultés. Et après les vingt premières minutes, nous avons repris le dessus. Ils ont commencé à faire plus de fautes. On les a senti fatigués. Ça nous a donné de la confiance.

Votre coach Pierre-Henry Broncan a dit qu’il avait repensé au match aller où vous aviez subi une lourde défaite…

Visiblement, il ne nous connaît. Bon je sais qu’il n’est pas avec nous depuis longtemps mais quand même (rires).

La fraîcheur a-t-elle été déterminante ?

Avant la rencontre, on y a pensé. On savait que ce serait un facteur important. Et ça a été le cas. Nous avons mieux fini la rencontre que les Toulousains.

Avez-vous senti que les Toulousains perdaient en lucidité au fil des minutes ?

Ah oui, quand on a vu les fautes commises, on a bien senti le doute s’installer chez eux. On l’a vu sur leurs visages. En fin de première mi-temps, on a essayé d’appuyer, malheureusement on n’a pas marqué, même si pour moi l’essai est valable (celui refusé à Palis). Heureusement, on a marqué très vite en début de seconde période.

Justement, est-ce l’instant charnière ?

A la mi-temps, ça a été le discours. On savait que si on marquait vite, ça passerait.

Qu’avez-vous pensé lorsque vous avez raté la transformation de l’essai de Julien Dumora ?

J’ai surtout dit merde au kiné qui m’a ramené le tee. Il croit que j’ai 20 ans, le type, ou quoi ? Quand il est arrivé, il a commencé à me parler pour me dire de gagner du temps, pour me dire qu’elle était importante et blablabla… (rires). Mais merde, ta gueule, quoi (rires).

Vous ratez cette transformation mais on vous a vu réaliser un joli "contest"…

Ah oui… Je m’entraîne beaucoup pour ça. D’ailleurs, je vais commencer à chambrer Babillot. Lui, il croit qu’il est fort dans ce secteur. Je vais lui montrer cette semaine comment il faut faire (rires).

Castres ne peut plus se cacher. Vous êtes favoris pour le Brennus, non ?

Mais on ne se cache pas. Nous avons fini premier du championnat, c’est impossible de se cacher. Peut-être que les journalistes ou nos supporters n’y croyaient pas, mais en interne on est sûr de nos forces.

Montpellier ou Bordeaux, avez-vous une préférence pour la finale ?

Non, je m’en fous. On veut juste la gagner, cette finale.

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