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Avec un recrutement XXL, Toulouse construit une ligne arrière effrayante mais qui pose question

Avec un recrutement XXL, Toulouse construit une ligne arrière effrayante mais qui pose question

Le 30/03/2022 à 19:04Mis à jour Le 30/03/2022 à 19:05

TOP 14 - Chaque semaine a son lot de rumeurs au sujet de possibles transferts en vue de la saison prochaine. Au cœur de ces spéculations, on retrouve souvent le Stade toulousain. Le club haut-garonnais est en train de construire une ligne arrière comme rarement vu en Top 14. Un recrutement qui peut faire peur, mais aussi grincer des dents en coulisses. Explications.

Rien n’a encore été officialisé, mais ce n’est désormais plus qu’un secret de polichinelle, Toulouse va enregistrer un bon nombre de recrues XXL à l’intersaison. La ligne arrière haut-garonnaise, qui a vu partir il y a quelques mois Cheslin Kolbe vers Toulon et Yoann Huget à la retraite, va se refaire une beauté pour la saison 2022-2023. Et ça a vraiment de quoi faire peur.

Préparez-vous, la liste est (très) longue ! Paul Graou, Pierre-Louis Barassi, Arthur Retière, Melvyn Jaminet et Ange Capuozzo, devraient rejoindre les rangs des Rouge et Noir. Cinq arrivées qui vont, d’une part rajeunir l’effectif haut-garonnais, et d’une autre, créer un monstre à quatorze pattes qui mettra à mal n’importe quelle défense adverse.

Une attractivité retrouvée

Une des plus grandes forces de Toulouse sur le marché des transferts à l’heure actuelle est son attractivité. Par exemple, convoité par le Stade français, Pierre-Louis Barassi a préféré rejoindre le Stade toulousain pour une offre, a priori moins intéressante financièrement que celle faite par le club de la capitale.

Même situation pour Arthur Retière. L’ailier rochelais était attendu du côté de Clermont pour les prochaines saisons mais c’est finalement Toulouse qui a raflé la mise pour s’attacher ses services. Ces deux joueurs, qui ont déjà goûté au XV de France, espèrent être de retour au premier plan sous la tunique rouge et noire. Un bouleversement de la hiérarchie plus facilement réalisable avec Toulouse qu’à Paris ou Clermont. Sans bien évidemment manquer de respect aux Parisiens et aux Auvergnats.

Top 14 - Arthur Retière (La Rochelle).

Top 14 - Arthur Retière (La Rochelle).Icon Sport

Une (trop ?) forte concurrence à prévoir

Ce n’est pas très difficile d’imaginer à quel point le numéro quinze sera difficile à porter la saison prochaine du côté des champions d’Europe en titre. Thomas Ramos, l’indiscutable au poste depuis plusieurs saisons, va voir débarquer Ange Capuozzo et Melvyn Jaminet. L’ancien Columérin, en contrat jusqu’en 2023, devra faire face à la concurrence du prodige italien et surtout de son concurrent (déjà) en équipe de France. Le Perpignanais est le numéro un en bleu, le sera-t-il également en noir ?

Ce poste d’arrière risque de donner quelques maux de tête au staff haut-garonnais. On peut imaginer Capuozzo décaler sur une aile ou Thomas Ramos prendre l’ouverture à quelques reprises durant la saison mais il y a encore du beau monde à ces postes.

Pour les autres arrivants, le rôle de Paul Graou semble facile à déterminer. L’actuel Agenais devra se contenter de miettes quand Antoine Dupont sera sur la pelouse et prendre les rênes du jeu toulousain durant les doublons. Pierre-Louis Barassi devra se faire une place au milieu de Pita Ahki, Santiago Chocobares, Lucas Tauzin ou encore Sofiane Guitoune. Quant à Arthur Retière, il devra gagner en crédit face à Matthis Lebel, Juan Cruz Mallia ou Dimitri Delibes.

Ange Capuozzo (Italie).

Ange Capuozzo (Italie).Icon Sport

Les doublons, un « problème » qui ne s’effacera pas

C’est le mot qui revient souvent au moment où le printemps s’approche. Le Stade toulousain est habitué à devoir faire sans ses internationaux durant le Tournoi des 6 Nations. Une situation qui coûte souvent des points en championnat à un Toulouse rajeuni et diminué. Cette saison, Toulouse a par exemple enchaîné six défaites consécutives. Une mauvaise dynamique qui a débuté avec les internationaux français mais qui a eu du mal à se stopper en leur absence.

Problème, ce recrutement XXL ne devrait pas effacer tous les problèmes. En plus des dix joueurs qui ont réalisé le grand chelem avec le XV de France il y a quelques semaines, il n’est pas non plus fou de penser que pour les futurs doublons, Melvyn Jaminet, Ange Capuozzo voire même Pierre-Louis Barassi seront retenus en sélection. Le centre lyonnais était d’ailleurs réserviste pour la rencontre face à l’Angleterre.

Pour résumer, les doublons ne devraient pas quitter Ernest-Wallon de sitôt…

XV de France - Pierre-Louis Barassi

XV de France - Pierre-Louis BarassiIcon Sport

Quel avenir pour les purs produits toulousains ?

Du talent, il n’en manquera pas dans la ligne arrière haut-garonnaise en 2023. Mais quelques interrogations peuvent se poser quant à l’avenir des purs produits toulousains. On pense ici aux Matthis Lebel, Lucas Tauzin ou Dimitri Delibes. Ces trois joueurs sont aujourd’hui des joueurs importants de l’effectif rouge et noir mais l’arrivée de nombreux internationaux pourraient considérablement réduire leur temps de jeu.

Cette saison, Lucas Tauzin a par exemple pris part à dix-sept rencontres de championnat, il devra lutter dans quelques mois pour garder une place au centre avec le retour en forme de Pita Ahki et l’arrivée de Pierre-Louis Barassi.

XV de France - Matthis Lebel

XV de France - Matthis LebelIcon Sport

On peut également évoquer le sujet Nelson Épée. Champion de France espoirs la saison dernière, l’ailier est vu comme le potentiel remplaçant de Cheslin Kolbe, de par sa vitesse et son style de jeu. Prolongé il y a peu par les dirigeants toulousains, le joueur de 21 ans n’aura pas la tâche facile pour se faire une place dans le quinze de départ. Souvent ventée, la formation toulousaine devra encore un peu plus faire ses preuves la saison prochaine.

Nelson Epee.

Nelson Epee.Icon Sport

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