Icon Sport

Au Stade français, Laumape demande "du temps" pour s'épanouir

Au Stade français, Laumape demande "du temps" pour s'épanouir
Par AFP

Le 19/09/2021 à 16:01Mis à jour Le 19/09/2021 à 16:02

TOP 14 - Recrue majeure du Stade français, le centre All Black Ngani Laumape n'a eu que peu l'occasion de s'illustrer jusqu'ici. L'ancien joueur des Hurricanes dit avoir "besoin d'un peu de temps encore" pour "trouver (sa) place", avant un déplacement déjà important à Toulon ce dimanche.

Quand on l'interroge sur sa nouvelle vie parisienne, ses yeux s'illuminent. "J'ai tous les jours l'impression de vivre un rêve", lâche le trois-quarts de 28 ans. Laumape est autant enchanté par ses promenades dans la capitale que par son séjour à Disneyland où il a emmené ses deux enfants. Mais s'il a apprécié son escapade dans le royaume de Mickey, la "boule de démolition" (1,77 m, 103 kg), son surnom en Nouvelle-Zélande, a eu un apport jusqu'ici minime sous ses nouvelles couleurs.

En deux matches (défaites face au Racing 92 36-21 puis Bordeaux-Bègles 37-10), Laumape s'est montré plutôt discret, n'inscrivant aucun essai lui qui en a marqué huit en quinze sélections avec les Blacks de 2017 à 2020. A sa décharge, il a eu peu d'opportunités en attaque. Pas simple de combler les départs de Gaël Fickou et Jonathan Danty "deux joueurs français internationaux, qui connaissaient très bien le club et le Top 14", souligne l'entraîneur des arrières parisiens Julien Arias.

Un cousin en Top 14

Le premier avait rejoint avec pertes et fracas le rival voisin, le Racing 92, en cours de saison dernière. Le second a rallié La Rochelle durant l'été. Le Stade français a dû rebâtir sa ligne de trois-quarts avec de nouveaux joueurs, comme Laumape mais aussi le septiste anglais Harry Glover. "Ils viennent d'une culture différente. Il faut aussi qu'ils s'approprient l'image, la culture du club, la culture du jeu qui sont très différentes de celles dont ils avaient l'habitude", a expliqué Arias. "Mais ce ne sont pas des excuses", a insisté le technicien, interrogé sur les débuts difficiles des "Soldats roses". Barragiste la saison dernière, après une sixième place arrachée in extremis, le Stade français est aujourd'hui dernier avec zéro unité.

Top 14 - Ngani Laumape (Stade français) à la lutte avec Matthieu Jelibert (Bordeaux-Bègles)

Top 14 - Ngani Laumape (Stade français) à la lutte avec Matthieu Jelibert (Bordeaux-Bègles)Icon Sport

La calendrier a placé Toulon, autre cador en quête de points, sur sa route. Le RCT, c'est aussi l'ancien club du trois-quarts néo-zélandais Ma'a Nonu, "une légende et mon joueur préféré", souligne Laumape, qui a "regardé des matches du championnat français" avant de s'installer à Paris. Son cousin Lifeimi Mafi, joueur de Perpignan de 2012 à 2018, en Top 14 puis en Pro D2, a aussi été de bon conseil.

"Barrage de la langue"

Si Laumape a signé à Paris, c'est pour viser le titre. "Je n'ai pas renoncé à mon rêve de jouer avec les All Blacks pour régresser", explique le centre. Les Néo-Zélandais évoluant en dehors de leur pays ne sont pas sélectionnables sauf rares exceptions. Songe-t-il à la Coupe du monde 2023 en France, lui qui n'avait pas été retenu pour le Mondial 2019 au Japon ? "Je suis entièrement concentré sur le Stade français", répond-il. Est-il inquiet par les débuts de son nouveau club? "Pas vraiment, les bonnes choses mettent du temps à se mettre en place." Enfin, est-il frustré par ses premiers matches? "Non, la saison est longue et il me faut encore un peu de temps pour trouver ma place", affirme-t-il, en évoquant aussi le "barrage de la langue". Il prend des cours de français - "c'est dur", dit-il - pour y remédier.

"Il essaie de s'intégrer rapidement. Il est arrivé sur la pointe des pieds mais au fil des semaines il prend de plus en plus de poids. Il donne son maximum", commente Arias. "C'est un joueur de classe mondiale, qui va nous apporter beaucoup de son expérience. Il rassure les plus jeunes comme moi sur les entames et la préparation des matches. C'est une aide précieuse", complète le deuxième ligne Pierre-Henri Azagoh, 23 ans. L'intégration en bonne voie, il ne lui reste plus qu'à marquer. Dès dimanche?

Contenus sponsorisés