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Miquel : "Je n'aurais pas pu redistribuer les cartes au Stade toulousain"

Miquel : "Je n'aurais pas pu redistribuer les cartes au Stade toulousain"
Par Rugbyrama

Le 02/08/2022 à 08:32Mis à jour Le 02/08/2022 à 11:29

TOP 14 - Arrivé du Stade toulousain à l'intersaison, le troisième ligne centre formé à Agen est venu chercher un nouveau défi en Gironde. Barré par une concurrence féroce chez les Rouge et Noir, à 27 ans, Antoine Miquel espère avoir un rôle important à jouer au sein du collectif de l’UBB.

Comment se passe votre intégration au sein de l’effectif bordelais ?

Très bien. J’avais déjà eu des retours de mecs qui me disaient que Bordeaux avait un super groupe. Je ne suis pas déçu, les mecs s’envoient fort sur le travail. Ça fait deux semaines que je suis là mais j’ai l’impression d’être là depuis plus longtemps. Tout est positif pour l’instant.

Par rapport à votre intégration à Toulouse, quand vous étiez arrivé d’Agen, y a-t-il une différence ?

Oui, ça a été plus facile. L’année où j’arrive à Toulouse, ils sortent d’un titre de champion. J’avais été bien intégré, mais ça ne parlait que du titre auquel je n’avais pas participé dans les vestiaires, alors ça avait été un peu compliqué pour moi. En plus, on était que deux recrues à Toulouse cette année-là. Mon intégration à Bordeaux est plus facile que quand je suis arrivé à Toulouse.

Sur le plan personnel, quels sont vos objectifs à l’UBB ?

J’ai envie de rejouer un maximum au rugby. Mes trois saisons à Toulouse n’ont pas été franchement une réussite à un niveau purement sportif. Après ça m’a apporté d’autres choses importantes. Mais quand on regarde purement les statistiques, je n'ai pas fait énormément de matchs. J’ai vraiment envie de reprendre du plaisir sur les matchs que je dispute et en jouer le plus possible.

Justement, quand on regarde les statistiques, chaque saison, vous avez grappillé du temps de jeu à Toulouse. On vous a proposé une prolongation. Pourquoi être parti ?

Je pense que c’était le moment pour moi de partir, j’arrivais à un moment charnière de ma carrière, j’ai 28 ans. Je me suis demandé si ça allait vraiment fonctionner pour moi à Toulouse si je signais deux ans de plus ou si il ne valait mieux pas aller tenter quelque chose ailleurs. On m’a proposé ce challenge à Bordeaux et je me suis dit "feu". Je pense que les cartes étaient déjà jouées à Toulouse.

Que voulez-vous dire par là ?

Je n'aurais pas pu redistribuer les cartes au Stade toulousain, vu la qualité des mecs et le nombre de troisième ligne, j’aurais butté. Ça serait resté comme ça, pour au final ne pas être forcément heureux.

Donc vous avez clairement envie d’avoir un rôle plus important à l’UBB ?

On verra ce que ça va donner, mais j’avais surtout envie de voir autre chose. Mais bien sûr, je pars dans l’optique de me dire que je vais jouer un maximum de matchs, prendre du plaisir et qu’on va s’envoyer à chaque fois sur le terrain.

Pour finir, Louis Picamoles prend sa retraite et quitte Bordeaux, vous jouez au même poste. Est-ce vous la relève ?

J’avais entendu qu’Alexandre Roumat (Toulouse) allait sûrement quitter le club, que Louis Picamoles allait aussi arrêter sa carrière et ça a pesé dans la balance lors des négociations. Ça ne me dérange absolument pas qu’on me compare à Louis (rires). Je prends, quand je vois la carrière qu’il a faite. On a tous des qualités différentes, mais si je peux avoir la même carrière ça serait avec grand plaisir.

Propos recueillis par Pierre Magne

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